Quand le P2P s’effondre, Hadopi s’écroule.
[Un article du Figaro]

Des heures de débat, des successions de coups de théâtre et des empoignades en série pour une loi qui ne tient pas en compte des dernières évolutions d’internet. C’est le brillant bilan de la loi Hadopi, censée éradiquer le piratage en s’attaquant au peer-to-peer grâce à la riposte graduée.
Or, ce mode d’échange de fichiers est en chute libre, selon un rapport d’Arbor Networks dont Wired et InformationWeek publient les principales conclusions en avant-première. Ce spécialiste de la gestion des réseaux, qui compte plusieurs des plus grands fournisseurs d’accès à internet dans le monde parmi ses clients, a scruté 264 milliards de Go de données échangées auprès de 110 FAI.
Surprise : « globalement, le P2P décline et il décline rapidement », dit Craig Labovitz, chercheur chez Arbor Networks. Cette conclusion, qui s’observe en scrutant les ports dédiés aux protocoles d’échange en P2P, est corroborée par l’analyse des paquets échangés, précise Wired (les logiciels peuvent avoir tendance à se cacher). Ainsi, en deux ans, la proportion du P2P serait tombée de 40 à 18% du trafic des fournisseurs d’accès à internet.
Dans le même temps, Arbor Networks a observé que la proportion du trafic web, celle qui passe dans le navigateur internet, a progressé de dix points pour repasser au-dessus des 50%. Au début de l’année, une autre étude était parvenue aux mêmes conclusions. Si l’ampleur des chiffres peut toujours faire débat, une tendance se dessine clairement. Cela signifie-t-il pour autant que le piratage est en baisse ? Rien ne le dit.
Des ressources démultipliées pour promouvoir un livre majeur !
[Un article de ActuaLitté]
Dans sa volonté de diffuser le livre La Bataille d’Hadopi, livre co-signé par un collectif d’auteurs éclectiques, dont nous dévoilerons prochainement les auteurs, l’éditeur In Libro Veritas vient de nous annoncer que plusieurs déclinaisons de l’ouvrage seraient disponibles. Passons illico sur le format numérique, lisible en ligne ou téléchargeable en PDF ou ePub, qui sera mis sur le site à compter du 29 octobre à 21 h.

Ensuite, ce sont trois versions collectors que l’éditeur va mettre en vente. « Bien entendu le contenu sera le même, l’œuvre sera identique, mais les supports physiques seront différents. Offrons aux livres ce que la musique a déjà commencé à offrir à la musique depuis longtemps, y compris avec succès dans le monde de l’art libre. »
source : ActuaLitté
Mitterrand, la « bite de Rachid » et l’effet boomerang de la Loppsi
(Un article Numérama) En ayant sans relâche diabolisé la liberté offerte aux pédophiles par un Internet non filtré, pour justifier un contrôle du réseau, le gouvernement devrait inviter Frédéric Mitterrand à démissionner s’il veut garder sa cohérence. Comment, en effet, présenter un projet de loi Loppsi qui prévoit un filtrage des contenus réputés pédophiles sans contrôle judiciaire, au détriment de la présomption d’innocence, et soutenir dans le même temps au nom de cette présomption d’innocence un ministre dont la dernière casserole en date est la participation à un court-métrage pour le moins tendancieux ?
Après l’affaire Polanski, puis la redécouverte du chapitre 11 de sa « Mauvaise Vie », la révélation vendredi d’un témoignage de moralité envoyé par le ministre de la Culture à deux violeurs qu’il connaissait à peine, avec en-tête de la Villa Médicis qu’il dirigeait alors, n’est pas la dernière casserole dont aura à s’expliquer le ministre de la Culture.
Déjà circule sur Internet le court-métrage Mon copain Rachid auquel a participé Frédéric Mitterrand. Pour les besoins de la version diffusée au cinéma vers 1998 (le film a été tourné en 1995), le ministre avait lu en prologue un texte de Camus ; ce qu’il n’a à notre connaissance jamais regretté.
(…)
Seul un juge peut décider que Frédéric Mitterrand fait l’apologie de la pédophilie. Mais si le gouvernement applique au ministre de la Culture le principe constitutionnel de la présomption d’innocence pour justifier son maintien aux affaires, il doit l’appliquer à tous les citoyens. Ce qui implique de ne pas censurer de sites sans jugement contradictoire, ni de condamner les internautes par des jugements expéditifs sur la base de preuves douteuses.
Peut-être cette affaire Mitterrand aura-t-elle au moins le mérite de remettre en lumière le principe de la présomption d’innocence, trop souvent négligé sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Mais pour le moment, elle sert une fois de plus à mettre en cause Internet.
Lire l’intrégralité de l’article sur Numérama.fr
Pour sauver Hadopi, la France tente d’influencer une député Suédoise
(Un article de Fabrice Epelboin pour readwriteweb.com le 28/09/2009) C’est une première, et en Suède, l’un des pays avec le niveau de corruption le plus faible du monde, cela pourrait bien donner lieu à un véritable incident diplomatique. Ce matin, le Svenska Dagbladet, le premier quotidien Suédois, une vénérable institution publiée depuis 1884, révélait que l’ambassade de France avait tenté d’influencer le vote de Camilla Lindberg, député Suédoise du Parti Libéral (centre droit).
Cette élue Suédoise s’était déjà fait remarquer en France pour s’être opposé à la deconnexion du serveur de ThePirateBay, estimant qu’il était nécessaire de « réviser la loi et d’obtenir une investigation claire ». Elle est proche d’Alexander Bard, philosophe, musicien, politique, fondateur du réseau Liberati, et grand théoricien de l’internet et de ses impacts sur la société.
Lire la suite sur le site readwriteweb.com
Frédéric Mitterrand : Jamais deux sans trois !
(Un article tiré de ☠ Bluetouff’s blog ☠ du 10/10/2009) : La troisième affaire Frédéric Mitterrand
Le Quotidien de la Réunion et Marianne 2 révèlent aujourd’hui une nouvelle affaire dont Frédéric Mitterrand se serait très bien passé. Les faits remonte à une époque pas si lointaine où il était en poste à la Villa Médicis. Il se serait porté témoin de moralité de deux violeurs d’une jeune femme de 16 ans. Les jeunes ont été condamnés à 8 ans de prisons pour ce viol collectif. Le quotidien de la réunion publie une lettre attestant de l’engagement du Ministre de la Culture pour soutenir des deux jeunes dont l’un d’entre eux serait son filleul, fils d’un couple d’amis.
L’avocat des deux frères auteurs d’un viol collectif sur mineur, aurait l’intention de citer Frédéric Mitterrand au procès en appel il y a donc des chances qu’on entende encore parler de cette affaire.
Le cabinet de Frédéric Mitterrand aurait démenti en expliquant qu’il s’était porté témoin de moralité des familles et non des 2 jeunes violeurs, une explication assez fumeuse mais passons, c’est vrai que des attaques sur la vie personnelles ne sont jamais les bienvenues. En revanche, s’il s’agit d’attaques relatives à des fautes liées à une fonction au service de la République comme cela semble ici être le cas … il ne faut pas venir pleurer.
Pour Frédéric Mitterrand, aucun doute, il explique à la presse qu’on veut lui faire payer son engagement politique (lol) et particulièrement la loi HADOPI.
Qui sème le vent récolte la tempête : n’est ce pas HADOPI et LOPPSI qui en visant à filtrer le Net assimile les internautes anti HADOPI à des pro pédophiles ? Personnellement, je n’y vois là que l’effet boomerang des amalgames délibérés d’un gouvernement qui poursuit son œuvre de contrôle du Net.
En attendant je vous invite, Monsieur le ministre à lire ceci pour vous rendre compte de la scandaleuse différence de traitement entre les « vrais gens » et vous, ainsi que la caste que vous défendez.
Source : bluetouff.com/2009/10/10/la-troisieme-affaire-frederic-mitterrand/
Le tourisme textuel du président de la Sacem
(Un article Numérama) Pour justifier le projet de taxation des moteurs de recherche, en plus de la taxation sans contrepartie des abonnements à Internet, le Président de la Sacem Bernard Miyet s’est livré à un tour de passe-passe « vas-y que je t’embrouille » à l’égard des lecteurs du Monde.
« Pourquoi demander une redevance aux moteurs de recherches ? N’est-ce pas le signe d’une industrie qui peine à (re)trouver ses marques dans un monde numérique qu’elle ne comprend pas ?« , demandait à juste titre un prénommé Baptiste.
Réponse de M. Miyet : « La Sacem est confrontée à toutes les formes d’exploitation et de diffusion de la musique, et depuis dix ans, négocie contrat après contrat de manière à tenir compte des évolutions des business models. En ce qui concerne les moteurs de recherche, leurs revenus publicitaires sont liés à l’utilisation de mots-clés et les références faites aux œuvres musicales ou audiovisuelles, aux artistes, aux auteurs-compositeurs, sont des points d’entrée importants vers des sites de musique qui leur permettent d’engranger des recettes publicitaires sur cette base. Il y a donc de leur part un enrichissement réel qui est lié aux produits d’appel que sont ces noms ou ces titres. Nous sommes d’ailleurs en négociation avec YouTube et Google pour faire valoir nos droits. »
Ne nous attardons pas sur la volonté de faire croire que les moteurs de recherche gagnent des fortunes en grande partie grâce aux mots clés liés à la musique, tout le monde voit bien le ridicule d’une telle proposition. En revanche, le président de la Sacem mélange volontairement deux choses, comme pour faire croire par l’existence de « négociations » que Google est d’accord avec le principe d’une taxation de son moteur de recherche.
Lorsque Bernard Miyet parle de « négociation » en utilisant le connecteur « d’ailleurs » pour lier les négociations à ce qui précède, M. Miyet trompe les lecteurs. Google, maison-mère de YouTube, ne négocie absolument pas avec la Sacem le droit d’exploiter via son moteur de recherche des termes liés aux artistes et à leurs oeuvres. La Sacem négocie uniquement avec Google le montant des droits à payer pour la diffusion de clips et de bandes sonores musicales sur les vidéos diffusées sur YouTube.
Les anti-Hadopi se donnent rendez-vous au Fouquet’s
(Un article PC inpact) On se souvient des coups de semonce envoyés durant les débats Hadopi par l’inévitable Jean-Pierre Brard.
« Les artistes sont les grands oubliés de ces débats » disait-il en séance le 22 juillet dernier. « Le financement de la création et les nouvelles modalités de diffusion n’ont pas droit de cité ici, surtout à droite. Je pense en particulier aux artistes interprètes les plus fragiles, les plus modestes, ceux qui n’ont pas les moyens de vivre de leur travail. Vous vous en doutez, je ne parle pas des amis du Président, des invités du Fouquet’s (Exclamations sur les bancs du groupe UMP) et autres superstars soumis à l’ISF, qui n’ont aucune légitimité à vouloir punir des jeunes et des moins jeunes qui ont peu de moyens et pour qui le téléchargement représente l’une des seules façons d’accéder à la culture. »
A maintes reprises le député aura fait référence à ce lieu devenu tout un symbole depuis l’élection présidentielle.
Et ?
Ce 29 octobre à 18h, une conférence de presse aura lieu justement au Fouquet’s à Paris. Elle sera organisée par les opposants à la loi Hadopi qui ont tous participé à un ouvrage collectif, « La Bataille Hadopi ». Un lieu symbolique, mais une date importante puisqu’au même moment, le Conseil constitutionnel aura rendu sa décision sur Hadopi 2.

Cet ouvrage édité par InlibroVeritas retrace « l’épopée d’une loi qui aura mobilisé tous les citoyens autour de la problématique et l’avenir de la diffusion des œuvres et des libertés sur Internet ». Nous y reparlerons bien entendu, d’autres informations seront données d’ici là, notamment sur le contenu et les auteurs qui y ont participé…
Dernier détail : « l’ensemble des royalties issues de la vente des livres sera entièrement reversé à la Quadrature du Net », collectif citoyen qui ne profite ni des mannes de la copie privée, ni des taxes sur les FAI ou la pub et encore moins des revenus de vente de titres. InLibroVeritas édite déjà l’ouvrage du cofondateur de la Quadrature, Philippe Aigrain et intitulé «Internet et Création » lequel présente plusieurs pistes inexploitées pour soutenir la création. On peut se le procurer ici, même en téléchargement gratuit.
Rendez-vous est donc donné le vendredi 29 octobre de 18h à 20h au Fouquet’s 99, Avenue des Champs-Élysées 75008 Paris.
Source : PC inpact
L’affaire Mitterrand ou la place de l’artiste dans la hiérarchie des hommes
(Un article Numérama.fr) L’artiste n’est pas un homme comme les autres. C’est, au détour de son intervention au journal de 20 heures, le message qu’a envoyé Frédéric Mitterrand jeudi soir. Un message qui nous ramène dans un certain écho au débat sur la loi Hadopi, et plus généralement sur la défense du droit d’auteur par le gouvernement.
Nous nous sommes interdits de commenter jusqu’à ce soir ce qu’il convient désormais d’appeler « l’affaire Mitterrand ». Aussi vigoureuse que soit notre opposition au projet de loi Hadopi 2 défendu par le ministre de la Culture, il nous a semblé qu’il n’était pas dans le rôle de Numerama de commenter une affaire sans lien avec le numérique et le droit d’auteur. Mais au fond il nous semblait, sans mettre vraiment le doigt sur le lien précis, que « l’affaire » n’était pas totalement déconnectée de la loi Hadopi et plus généralement de la manière dont le gouvernement entend lutter contre le partage de fichiers en France.
Aussi ce soir, alors que Frédéric Mitterrand était l’invité de Laurence Ferrari sur le journal de 20H, nous avons finalement compris où se situait le lien. Il était là, perché droit comme une évidence. Il est dans la place que donne le gouvernement à « l’artiste » dans la hiérarchie des hommes.
Pour justifier son soutien très fort à Roman Polanski, pourtant accusé d’avoir abusé d’une jeune fille de 13 ans, Frédéric Mitterrand a eu des mots très simples : « je suis ministre de la Culture et de la Communication ».
« Le ministre de la Culture et de la Communication s’occupe des artistes et ne les abandonne pas », a expliqué le successeur de Christine Albanel. « Lorsqu’il y a eu son arrestation l’émotion était très forte parmi toutes sortes d’artistes, il y a eu immédiatement une centaine de créateurs et d’artistes au Festival de Zurich qui ont signé une pétition ».
Voilà donc la clé.
Entendrait-on un ministre de l’agriculture dire, après qu’un fermier ait violé une fillette, que le ministre de l’agriculture n’abandonne pas les agriculteurs ? Ou un ministre de l’industrie assurer, devant un patron accusé de malversations, qu’il s’occupe des industriels et n’abandonne pas le patronnat ?
Pour une raison qui nous échappe, « l’artiste » bénéficie en France comme souvent ailleurs dans le monde d’un statut privilégié. Il n’est pas tout à fait homme, il est d’abord « artiste ». Il est différent. Et au nom de cette différence dont la raison profonde nous échappe, le gouvernement permet tout.
C’est au nom de la défense des artistes qu’il a fait voter par le Parlement une première loi Hadopi qui se voulait au dessus des droits fondamentaux des citoyens. Une loi qui violait la liberté d’expression, la liberté de communication, et les droits de la défense. C’est encore au nom des artistes qu’il a défendu avec le projet de loi Hadopi 2 une loi qui prévoit une condamnation sans audience, basée pourtant sur des preuves qui n’en sont pas, en créant une entorse au droit commun spécialement pour les artistes et les créateurs. C’est aussi au nom de la protection des artistes que le droit d’auteur est sans cesse allongé dans sa durée, contre toute logique économique et sociale, et qu’il est sans cesse étendu dans son périmètre. C’est au nom des artistes que l’on s’apprête à taxer les fournisseurs d’accès et les moteurs de recherche, donc les consommateurs, sans accorder aux citoyens de droits supplémentaires. Nous pourrions, longtemps, continuer la liste.
Or il faudra qu’un jour s’ouvre le débat fondamental de la place de l’artiste dans la hiérarchie des hommes. Car on semble avoir oublié que l’artiste n’est ni en dessous, ni au dessus des autres hommes, mais qu’il doit composer avec eux. Qu’il doit s’inscrire dans un nouveau contrat social le plus équilibré possible pour tous.
Les artistes gagneront en effet la respectabilité qu’ils méritent de retrouver le jour où ils exigeront de ceux qui prétendent les défendre qu’ils cessent de les placer au dessus du commun des hommes.
Source : Numerama
Internet, bientôt un Minitel 2.0 ?
(Loppsi.org) En ce moment même se joue à l’Assemblée Nationale l’avenir de l’Internet et c’est plutôt mal engagé : sous prétexte de légalisation des jeux d’argent en ligne (SIC), ce projet de loi débouchera inéluctablement sur le filtrage du Net que promettait la Loppsi. Loppsi.org se joint tout naturellement à l’initiative de la Quadrature du Net, contactez votre député, demain il sera trop tard !
Avec le report de la Loppsi pour l’année 2010, nous pensions avoir la paix pour un petit moment. Puis la semaine dernière, nous appris que le filtrage du Net refaisait son apparition, mais cette fois dans un projet visant à légaliser les jeux d’argent en ligne. Le problème n’est pas réellement d’être pour ou contre ces jeux d’argent, ils existent, c’est un fait et ils sont illégaux en France. Les serveurs sont hébergés dans des paradis fiscaux, et les capitaux échappent ainsi à tout contrôle, à toute taxe. Oh surprise, parmi es principaux acteurs on trouve de grands groupes français (Lagardère ou Bolloré pour ne citer qu’eux).
Pour remédier à ce problème (manque à gagner, et gros gâteau à se partager en amis), le gouvernement a donc prévu de réglementer cette industrie très lucrative (3,5 milliards d’euros à horizon 2015).
Sur les 25000 sites qui constituent l’offre, le gouvernement souhaite en « légaliser » une cinquantaine, les 24950 autres seront dans l’illégalité, comme ils le sont tous aujourd’hui. Et pour que la cinquantaine de privilégiés puissent exercer leur business de la manière la plus lucrative possible, le gouvernement nous ressort ses « solutions », à savoir :
* le filtrage des sites « illégaux » ;
* le sur-référencement de l’offre légale qui avait tant fait rire Google France.
Ne nous y trompons pas, il s’agit bien là d’une manœuvre destinée à introduire le filtrage du Net en France. Nous savons qu’à terme, tôt ou tard, ces mesures s’étendront à d’autres secteurs que les jeux d’argent ou la pédopornographie.
Souvenez vous de cette citation de Nicolas Sarkozy qui en dit long sur ses intentions :
« Comment pourrait-il y avoir dans notre société des zones de non-droit ? Comment peut-on réclamer en même temps que l’économie soit régulée et qu’Internet ne le soit pas ? «
Nul doute que dans l’esprit du Président, la régulation d’internet, c’est le muselage de toute pensée divergente, pire, de tout ce qui ne rentre pas dans le cadre des vieux modèles économiques. A ce sujet, Nicolas Sarkozy à d’ailleurs été très clair en prenant pour exemple la presse, je cite :
« Le problème d’Internet est considérable, parce que comment voulez-vous que les gens achètent leurs journaux en kiosque s’ils sont gratuits sur Internet ? «
Et puis l’ami godillot Jean-François Copé qui enchaîne inepties sur inepties à chaque fois qu’il parle de l’Internet y est également allé :
« internet est : un immense espace, dans lequel on peut finalement diffuser n’importe quelle image, la tronquer dans tous les sens. »
… à l’entendre, les propos inacceptables tenus par Brice Hortefeux devant des cameras seraient le fruit d’hallucinations visuelles et auditives collectives d’internautes… une machiavélique conspiration venue de l’Internet.
Pour toutes ces raisons et bien d’autres encore toutes aussi peu avouables, le gouvernement entreprend son œuvre de « minitelisation » d’Internet, si ces propos ne vous parlent pas, nous vous invitons à visionner cette vidéo ci dessous dans laquelle Benjamin Bayart fait la démonstration de la nécessité de conserver un Internet libre.
Le filtrage du Net est donc en train de se jouer à l’Assemblée nationale depuis hier, sous couvert de légalisation des jeux d’argent (alors que cette même Assemblée à voté la criminalisation des échanges P2P avec HADOPI), les débats s’achèveront demain, le vendredi 9 octobre 2009.
Source : http://www.loppsi.org
Hadopi : une loi rétroactive ?
(Les Echos) Téléchargement : amende avec sursis pour avoir piraté plus de 1.000 films
Un homme de 30 ans a été condamné jeudi par le tribunal correctionnel de Colmar à 2.000 euros d’amende avec sursis pour avoir téléchargé illégalement sur internet quelque 1.129 films, a-t-on appris de source judiciaire.
Le prévenu, qui s’est vu confisquer la totalité des 1.683 CD sur lesquels étaient gravés les films, devra aussi verser plus de 5.700 euros aux parties civiles, parmi lesquelles le syndicat de l’édition vidéo numérique, la société pour l’administration du droit de reproduction et plusieurs sociétés d’édition vidéo (Sony, Paramount, Disney…)
Des extraits du jugement devront également être publiés sur un site dédié à l’actualité informatique et mutimédia.
Lors de l’audience du 10 septembre dernier, le ministère public avait requis trois mois de prison avec sursis, la confiscation des scellés ainsi que la publication d’extraits du jugement dans la presse. L’affaire a démarré en mai 2003. Le prévenu, à l’époque étudiant, avait été repéré après avoir posté sur un forum une liste de 400 films téléchargés qu’il proposait d’échanger gratuitement. Lors d’une perquisition à son domicile, les gendarmes avaient découvert 1.683 CD sur lesquels avaient été gravés les films.
Le jeune homme, qui affirme par ailleurs posséder entre 600 et 700 DVD originaux, les avait collecté depuis 2000 en les téléchargeant sur le web ou en les échangeant gratuitement avec d’autres internautes.
A l’audience, il avait avancé qu’à l’époque, « les fournisseurs d’accès à internet essayaient de vendre leurs offres haut débit justement avec le téléchargement de films » et avait affirmé que si la loi Hadopi avait existé à l’époque, il aurait arrêté de télécharger des films « dès le premier mail d’avertissement ».
Adoptée en septembre, la loi Hadopi – du nom de la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet chargée de l’appliquer – a pour but de lutter contre le téléchargement illégal sur le net.
En cas de téléchargement illégal identifié et répété, le texte prévoit la suspension de l’abonnement internet des contrevenants par un juge après avertissements par courriels.
Source : Les Echos
« Le chiffre d’affaire des maisons de disque ne nous concerne pas »
(Ligue ODEBI) La Ligue ODEBI affirme qu’il n’est pas dans le rôle des internautes de travailler à corriger des business model incohérents. L’industrie culturelle doit accepter les règles du marché qu’elle revendique et de ne pas culpabiliser les internautes de ne pas vouloir y répondre à sa place.
Si l’industrie culturelle souhaite pouvoir bénéficier d’un impôt indirect il faut alors qu’elle en respecte les devoirs inhérents à savoir la définition avec l’État dans le cadre d’un plan pluriannuel de devoirs de service public qui seraient par exemple l’obligation d’organiser gratuitement un nombre déterminé de concerts populaires en France ouverts gratuitement au public ou encore de participer directement au soutien des artistes amateurs ou les moins connus par des subventions qu’elles s’engageraient à donner à des associations homologuées.
Sans des devoirs en miroir des revenus qu’elle reçoit de l’impôt républicain, toute construction ne serait qu’un racket de plus organisé par l’État au profit d’intérêts privés.
Toute taxe supplémentaire serait alors un scandale.
Source : http://www.odebi.org/content/le-chiffre-daffaire-des-maisons-de-disque-ne-nous-concerne-pas
POINT ROUGE #23 HADOPI 2
POINT ROUGE
sur la loi HADOPI 2
devant la FNAC des Ternes
(tourné le 9 septembre dernier)
Contrefaçon : L’Elysée a piraté un film sur Nicolas Sarkozy
(Nouvelobs.com) Le service audiovisuel de la présidence de la République a copié sans autorisation 400 DVD d’une émission de France 5 sur Nicolas Sarkozy , « A visage découvert », révèle Le Canard enchaîné mercredi 7 octobre. Les 400 exemplaires ont été ensuite distribués lors de la 17e Conférence des ambassadeurs.
Le nom du producteur n’est pas mentionné et la jaquette a même été modifiée par l’Elysée. Le logo de la présidence de la République y est apposé. A la place du copyright original, on trouve « Service audiovisuel de la présidence de la République –Unité photos- Tous droits réservés (photos et vidéos) »
Franck Louvrier, conseiller en communication de Nicolas Sarkozy, dit avoir demandé au préalable à la boîte de production du documentaire l’autorisation de faire des duplicatas.
Mais les dirigeants de Galaxie presse indiquent pour leur part au journal satirique ne pas avoir été averti de l’existence de ces copies. « C’est un peu cavalier. D’autant que l’Elysée nous avait demandé 50 de nos DV et qu’on leur avait envoyés, gratis », s’est étonné le directeur de la société, Michel Rager.
Source : NOUVELOBS.COM | 06.10.2009
Humour : « Culture Lobby Démocratie » célèbre la loi HADOPI
L’association « Culture, Lobby, Démocratie » vise à promouvoir une vision éthique et transparente du lobbying culturel en France. Ses missions comprennent notamment l’information sur le processus législatif, la rédaction d’amendements équitables et « l’influence propre ». Elle regroupe des représentants de fleurons de l’industrie culturelle française tels qu’Universal, la FNAC ou encore SFR…
Southpark – Le Piratage




