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La Quadrature du Net accusée par le cabinet d’Albanel de fabriquer des IP

Après avoir prétendu que La Quadrature du Net se résumait à 5 gus dans un garage, le cabinet du ministère de la culture monte en puissance. Alors que les députés se disent « inondés » de mails de citoyens qui s’opposent à la loi Hadopi, un conseiller a assuré au site de Marianne que « la Quadrature du Net prétend porter la voix de centaines de milliers d’internautes mais nous savons qu’ils ne sont pas représentatifs (…) Il s’agit juste d’un groupe de pression qui s’est emparé de cette cause de manière illégitime et qui fabrique des adresses IP pour envoyer des mails ! ».

Au moins, le conseiller avoue que l’on peut falsifier des adresses IP, ce qui en dit long sur la qualité des preuves qu’ils espèrent collecter avec l’Hadopi, qui fondera ses sanctions sur des relevés d’adresses IP…

Contactée par Numerama, la Quadrature du Net dénonce un ministère qui « étale son inculture en matière de technologies numériques en parlant d’adresses IP « fabriquées » ! ».

« Après avoir bien ri, nous avons été aterrés du peu de considération qu’ils font de ces milliers de mails de citoyens inquiets de cette loi imbécile et dangereuse. Hormis les lobbies des industries vieillissantes du divertissement, nul ne devrait pouvoir s’exprimer selon Christine Albanel ? », s’interroge le porte-parole du collectif, Jérémie Zimmermann.

« Il est tout de même invraisemblable que ce soit le ministère de la Culture qui légifère au sujet d’Internet, alors que ses membres semblentne pas savoir ce que sont des adresses IP et si elles se « fabriquent » , poursuit-il. « Et à supposer que ces adresses IP se « fabriquent », comme les experts du ministère semblent l’avancer gaillardement, que dire alors des procédures de l’HADOPI qui condamneront des citoyens, dont de nombreux
innocents, sur la seule foi de relevés d’adresses IP ? ».

Pour la Quadrature du Net, « il est décidémment plus que jamais nécessaire de contacter ses députés, par téléphone de préférence, pour leur indiquer les absurdités et les dangers de ce texte d’un autre âge, qui sera obsolète dès le jour de sa promulgation ».

Jérémie Zimmermann livre un dernier conseil aux internautes : « si vous envoyez des courriers électroniques, faites qu’ils soient personnalisés, n’envoyez pas de mails copiés/collés qui sont contreproductifs, et n’oubliez pas de préciser votre adresse physique et votre numero de téléphone, pour que vos interlocuteurs puissent vérifier que vous n’êtes pas « fabriqués », mais bien réels ! « 

Source : Numerama

24 novembre 2009 | Actualité | Permalien

Un député s’interroge sur HADOPI, après l’avoir votée deux fois

François Loos (UMP) est expérimenté. Il est ancien ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, ministre délégué au Commerce extérieur et ministre délégué à l’Industrie dans le gouvernement de Dominique de Villepin. Le personnage vient d’interroger ce 17 novembre le ministre de la Culture. Il est à nouveau question d’Hadopi, et une nouvelle fois, un membre de la majorité présidentielle s’inquiète de ce texte de loi. (Numérama en faisait déjà état avant sa publication au J.O.)

loosQue se demande en substance le parlementaire élu du Bas-Rhin ? Il s’interroge spécifiquement sur le nouveau délit de « négligence caractérisée de sécurisation de l’accès Internet », instauré par la loi du 28 octobre 2009 relative à la protection pénale de la propriété littéraire et artistique sur Internet, dite « Hadopi 2 ». En fait de délit, il s’agit surtout d’une contravention, mais passons.

Le député poursuit : « à ce jour, les installateurs de réseaux informatiques sont bien en peine de conseiller leurs clients, ne sachant pas quels sont les éléments constitutifs de cette infraction. Pour l’instant, et tant que les décrets d’application ne seront pas publiés, les pratiques antérieures peuvent encore avoir cours. Mais dès la publication de ces décrets, un certain nombre d’installations ne seront plus conformes à la loi, alors que très récentes. Dans ces conditions, non seulement l’installateur ne peut pas remplir son obligation légale de conseil dans la vente mais, en plus, le client va payer de grosses sommes pour une installation obsolète d’un moment à l’autre. Il lui demande s’il ne pense pas qu’il serait souhaitable de clarifier au plus vite cette situation, qui embarrasse tout le monde. »

Des questions posées mille fois, sans réponse

Question excellente, pleine de réalisme. Des professionnels perdus, des conseils obsolètes, voire faux, des clients qui vont payer « de grosses sommes » pour un système à peine acheté, et ce du fait du miracle législatif d’Hadopi… Voilà qui effectivement « embarrasse tout le monde ». Et pour cause, en bon politicien chevronné qu’il est, François Loos devait le savoir : toutes ces critiques sont émises depuis les premières discussions, voilà plusieurs mois. Et jamais Christine Albanel ou son fidèle Franck Riester n’ont jamais pris le soin de détailler la fameuse obligation de sécurisation (un exemple, inoubliable)

La « négligence caractérisée » dans la sécurisation de son accès est pourtant au cœur du dispositif Hadopi. C’est parce que les actions en contrefaçon sont lourdes à gérer, coûteuses et longues, que le ministère de la Culture soutenu par les majors a mis au point ce régime. En cas de contrefaçon, on relèvera ainsi l’adresse IP et on condamnera le contrefacteur (délit), pour piratage et/ou le titulaire de l’abonnement (contravention) pour ne pas avoir su sécuriser son accès. Clic clac.

Hadopi, ou l’art de renverser les problèmes procéduraux

C’est là toute la finesse d’Hadopi qui parvient à renverser la charge des ennuis : ce n’est plus à l’ayant droit de s’engluer dans une procédure fastidieuse, c’est à l’abonné de démontrer qu’il a sécurisé son accès. À défaut, contravention, amende, suspension. Belle affaire. Pour démontrer son innocence, l’abonné devra sans doute acheter un coûteux logiciel de sécurisation, ce fameux mouchard d’Hadopi dont le gouvernement a refusé l’interopérabilité ou la gratuité…

Sécurisation des votes ?

Le meilleur arrive : si François Loos s’interroge utilement aujourd’hui sur le défaut de sécurisation et ces « grosses sommes », ce dispositif qui « embarasse tout le monde », ce même député ne s’est, lui, pas embarassé : il l’a voté sans sourcilier et plutôt deux fois qu’une lors du scrutin du 12 mai pour Hadopi 1 et le 15 septembre pour d’Hadopi 2. Un véritable plébiscite.

Source : PC inpact

24 novembre 2009 | Actualité | Permalien

Hadopi, la grogne monte chez les journalistes professionnels

Initialement la loi Hadopi était prévue pour le monde de la vidéo et de la musique mais depuis un certain temps les journalistes professionnels manifestent leur colère, en effet jusqu’à présent la diffusion des articles se faisait pas l’intermédiaire du support papier, Web etc., mais certains groupes de presses n’hésitent pas à dupliquer les articles sur tous les supports liés aux nouvelles technologies.
Les journalistes professionnels estiment que leurs salaires doivent être augmenté en fonction de la duplication sur les différents supports et pour montrer leur inquiétude, à partir du 1er décembre 2009 certain journalistes cesseront d’alimenter en articles exclusifs le journal Le Monde en mettant en avant leurs revendications.

Source : Frawee

24 novembre 2009 | Actualité | Permalien

Opera Unite en version finale 10.10, sa présentation

Opera a lancé récemment la version 10 de son navigateur du même nom. Cette nouvelle mouture ajoutait bon nombre de nouvelles fonctionnalités et mettait en place des améliorations importantes sous le capot, comme le nouveau moteur de rendu Presto et le mode Turbo, qui permet d’accélérer le chargement des pages en passant par les serveurs d’Opera. Mais l’éditeur travaillait en parallèle sur Unite, une collection d’applications en ligne, dont la version finale est désormais disponible.

Opera Unite est estampillé 10.10. Pour ceux qui s’en rappellent, nous avions fait quelques essais des différentes possibilités, notamment l’échange de fichiers. Il faut posséder un compte Opera mais une fois en place, le service fonctionne de manière très simple. On déclare simplement un répertoire qui sert de base d’échange. En donnant un lien particulier à un contact, il peut venir chez « nous » et piocher dans les fichiers disponibles.

Évidemment, une telle fonctionnalité a de quoi faire parler d’elle en pleine arrivée de l’Hadopi en France. Mais Opera Unite ne se limite pas à ça, puisque d’autres applications sont disponibles :

* Fridge : une manière originale de laisser des messages à ses contacts via des notes comme des post-it sur une porte de frigo
* Media Player : partage de musique, les contacts lisent les titres depuis la machine de l’utilisateur
* Messenger : messagerie instantanée avec les contacts Opera
* Photo Sharing : partage de photos et images
* Web Server : permet l’hébergement de sites Web directement depuis son ordinateur

Bien sûr, par rapport à la version finale d’Opera 10, cette mouture 10.10 vient corriger des problèmes rencontrés précédemment. On notera par exemple la suppression d’un problème qui affectait le navigateur sous Snow Leopard, lorsque l’on utilisait une connexion compatible IPv6 comme chez Free, avec certains sites utilisant ce protocole comme Google.

Au travers toute la phase de tests, et comparée à la première version bêta qui avait été distribuée au grand public, les services sont décrits comme plus rapides, notamment celui de partage de photos. On notera d’ailleurs que la liste des services accessibles grandira probablement dans le futur puisque Opera compte en ajouter, et qu’un concours est ouvert pour que les développeurs créent les leurs.

Ceux qui souhaitent s’essayer à Opera Unite ou simplement récupérer la version finale pourront le faire depuis le site officiel. Comme d’habitude, le navigateur est compatible avec Windows, Linux et Mac OS X.

Source : PC inpact

24 novembre 2009 | Actualité | Permalien

Les noms des membres de la Hadopi bientôt connus

Dans une longue interview publiée par La Tribune, Frédéric Mitterrand donne quelques informations sur la mise en place de la Hadopi, Haute autorité instituée pour assurer la police du Net quant au respect des droits de propriété intellectuelle.

« Les autorités chargées de désigner les membres du collège de l’Hadopi ont déjà presque toutes répondu, a répondu Frédéric Mitterrand, nous devrions disposer de la totalité des noms d’ici quelques jours. Ensuite, ces personnalités éliront leur président, comme le prévoit la loi, en toute indépendance. L’Hadopi pourra donc tenir sa première séance avant la fin de cette année. »

henrard mitterrand MAM

Si l’on scrute l’état d’application de la loi, on constate que les mesures réglementaires (décrets) concernant la nomination des membres du collège de l’Hadopi, tout comme ceux de la Commission de protection des droits ne sont toujours pas diffusés (art. 5 al.15 et al.29).

Selon le texte définitif, le collège de la Haute Autorité est composé de neuf membres, dont le président, nommés pour une durée de six ans par décret. Ses membres sont nommés par le vice-président du Conseil d’État, le premier président de la Cour de cassation, le premier président de la Cour des comptes, le président du Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique. Trois personnalités « qualifiées », sont en outre désignées sur proposition conjointe des ministres chargés des communications électroniques, de la consommation et de la culture, enfin deux personnalités qualifiées sont nommées respectivement par le Président de l’Assemblée nationale et par le Président du Sénat.

Quant à la commission, elle est composée de trois membres, dont le président, nommés pour une durée de six ans par décret. Ils sont membres en activité du Conseil d’État, de la Cour de cassaction et dela cour des comptes.

Pour assurer l’indépendance de la Hadopi, le mandat des membres n’est ni révocable, ni renouvelable.

Collège et commission, soit 12 membres, profiteront de plus de 1100 m² de locaux près de la tour Montparnasse pour mener à bien leur mission : contraindre ou inciter les internautes à acheter des œuvres sur le Web et à ne plus pirater.

Source : PC impact

22 novembre 2009 | Actualité | Permalien

L’Hadopi vient de louer 1107 m2 pour 487 080 euros

[Article de PC Impact]

Une annonce officielle vient de donner une nouvelle information sur le poids financier qu’aura Hadopi sur le budget du ministère. Une certaine « Hadopi » a loué en effet à la Cefri Sime pas loin de 1107 mètres carrés de bureaux pour les besoins de son activité.

Le loyer, calculé hors charges et hors taxes svp, est de 440 euros… par m². C’est un loyer qui représente donc chaque année 487 080 euros. .

lire la suite

Source : PC Impact

20 novembre 2009 | Actualité | Permalien

Odebi dans la presse tv

Message de la ligue Odebi

Le jeudi 19 novembre l’ émission « Envoyé spécial » de France 2, diffusera un reportage (de Jérémie Drieu et Emmanuel Beke), intitulé « Hadopi contre les pirates ».

« Envoyé spécial » a enquêté pendant plusieurs mois, rencontré internautes (de la Ligue Odebi), artistes, producteurs et suivi en exclusivité les premiers pas d’Hadopi.

Nous vous proposons de suivre cette émission tout en venant partager votre avis général sur notre chat : http://www.odebi.org/content/chat-de-la-ligue-odebi

Branchez vos tv aussi sur le 19/20 de France 3 ce soir là car nous y serons aussi présent.

Bonsaï !!!

/////////////////////////////////

Addendum au 19/11/2009

Nous venons d’apprendre qu’envoyé spécial a decidé de censurer le passage où la Ligue ODEBI montre que les connexions WIFI sont piratables facilement…en tout cas nous sommes censurés !

Plus d’informations bientôt sur le groupe et le site de la Ligue

18 novembre 2009 | Actualité | Permalien

Les propositions de NKM pour la musique en ligne

Nathalie Kosciusko-Morizet, Secrétaire d’Etat à l’économie numérique (en photo), est revenue il y a quelques jours sur la santé de la musique en ligne dans le cadre d’une synthèse intitulée « Internet POUR la création musicale ».

Le rapport s’articule autour de trois axes de propositions majeurs :

Le rapprochement des industries musicale et numérique, avec notamment la création possible d’un « fonds de soutien aux services de musique en ligne innovants ».

C’est ce point, tout spécialement, qui crée la polémique : chez Numerama notamment, on voit cette suggestion de « connivence » entre les majors et les acteurs du numérique d’un mauvais œil, craignant que cette proposition ne se révèle être à l’encontre du respect de la neutralité du net. En particulier, la proposition de « forfaits d’utilisation de la bande passante plus adaptés aux modèles économiques des sites de streaming légaux et des webradios », que les fournisseurs d’accès pourraient vendre aux prestataires de services musicaux, semble totalement à l’encontre d’un traitement neutre de toutes les requêtes sur le réseau.

Second axe, le développement de l’offre légale, où il est prôné l’abandon total des mesures techniques de protection (DRM), pénalisantes pour les acheteurs, et où la recherche de nouvelles formules d’achat est recommandée (la consommation de musique illimitée par abonnement est jugée « plus à même de satisfaire les jeunes publics »).

Et enfin, le développement à l’international, avec la mise en place possible d’un « guichet d’aide à l’export numérique pour les producteurs et les artistes français ».

Si certaines de ces propositions sont contestées, elles ont néanmoins le mérite de remettre sur le tapis le sujet de l’attractivité des offres légales. Rappelons que ce volet Création devait occuper à l’origine un large pan de la loi Création et Internet, autrement dit, la loi Hadopi. Cette dernière s’est malheureusement surtout concentrée sur l’aspect répressif…

Vous pouvez consulter la synthèse complète hébergée sur le site du gouvernement.

Source : Freenews

17 novembre 2009 | Actualité | Permalien

ACTA: restrictions mondiales du Net sans débat public

Paris, 12 novembre 2009 – Depuis le printemps 2008, l’Union européenne, les États-Unis, le Japon, le Canada, la Corée du Sud, l’Australie ainsi que quelques autres pays négocient un traité commercial visant à lutter contre la contrefaçon (Anti-Counterfeinting Trade Agreement en anglais, ou ACTA). Le dernier « round » de négociation a eu lieu en toute discrétion la semaine dernière en Corée du Sud, et fut consacré à la « protection des droits de propriété intellectuelle dans l’environnement numérique ». La Quadrature lance un web-dossier au sujet d’ACTA et envoie une lettre1 à Christine Lagarde, ministre de l’Économie, pour lui demander de s’opposer publiquement aux propositions formulées en matière de régulation d’Internet.

L’ACTA poursuit son lent chemin de contournement des processus de gouvernance démocratique, et constitue une tentative particulièrement grave dans l’histoire déjà longue du copyright et du droit des brevets. Alors que de vifs débats se déroulent au sujet du futur de l’information et de la connaissance au niveau national, européen mais aussi international2, dans des arènes telles que l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), les groupes d’intérêts défenseurs d’une vision fondamentaliste de la propriété sur l’information, la culture et la connaissance, avec l’aide de certains gouvernements « coopératifs », cherchent à imposer leur programme dans le plus grand secret par le biais de cet accord commercial multilatéral.

Contrairement aux propos tenus il y a quelques mois par la Commission européenne, l’ACTA est bel et bien destiné à réprimer les pratiques ordinaires des citoyens, comme le partage non-commercial d’œuvres sur les réseaux. Pressé par les industries du divertissement, le représentant américain au commerce, en charge de rédiger le projet relatif à Internet3, a formulé des propositions extrêmement inquiétantes qui vont bien au delà des dispositions les plus critiquées des traités de l’OMC ou de l’OMPI. En l’état, l’ACTA étendrait à tous les pays signataires les versions les plus extrémistes des lois consacrées à la lutte contre le partage d’œuvres sur Internet. En outre, le traité imposerait la responsabilité juridique des intermédiaires techniques que sont les fournisseurs d’accès Internet (FAI), ce qui aurait pour conséquence :
- La mise en place de mesures de filtrage, dans le but de détecter et d’empêcher la violation du droit d’auteur sur Internet;
- La généralisation du système de riposte graduée extra-judiciaire, aboutissant à la déconnexion des abonnés Internet suspectés d’échanges d’œuvres sans autorisation.

« Sous la pression d’intérêts commerciaux étriqués, nos dirigeants se livrent à une dangereuse tentative de généralisation des législations les plus extrémistes en matière de droit d’auteur et de remise en cause des principes fondateurs d’Internet. Cela va à l’encontre de tout ce contre quoi nous nous battons depuis des mois aux niveaux français et européen. Et cela se déroule au mépris de tout débat public. », explique Jérémie Zimmermann, porte-parole de la Quadrature du Net.

Au moment où les lois luttant contre les échanges d’œuvres sur Internet sont l’objet d’importantes critiques, au moment où l’accès Internet est de plus en plus largement reconnu comme essentiel à la liberté d’expression et de communication, l’ACTA semble en complet décalage.

« Il faut en finir avec le dogme imposé par les ayatollahs du copyright. Il est désormais temps de s’engager sur la voie d’une réforme du droit d’auteur, qui seule permettra à nos sociétés de tirer pleinement partie de la société de la connaissance. Les citoyens de par le monde doivent faire entendre leur voix pour dénoncer cette odieuse stratégie de blanchiment politique, dont le seul but est de satisfaire aux exigences des grandes entreprises du divertissement. », conclut Zimmermann.

Source : La quadrature du net

17 novembre 2009 | Actualité | Permalien

Le réseau Wi-Fi d’une ville coupé pour un téléchargement illicite

L’affaire donne un avant-goût de ce que sera la France après la mise en œuvre d’Hadopi et de son obligation de sécurisation.

À Coshocton, petite ville de 11 000 habitants dans l’Ohio, aux États-Unis, un point d’accès Wi-Fi municipal a été fermé à la demande de Sony Entertainment. La cause ? Un utilisateur a profité de cette porte pour télécharger un film issu du catalogue de la major. Celle-ci a alors notifié OneCommunity, le fournisseur d’accès du service en question, lequel a contacté le responsable du réseau qui a pris la décision de fermeture.

Elizabeth Kaltman, une des responsables communication de la Motion Picture Association of America estime qu’il y a ainsi une génération qui a grandi avec Internet avec une philosophie simple « si c’est là, je peux le prendre » et qu’il est ainsi nécessaire que cette génération puise ses ressources sur les sites légaux plutôt qu’ailleurs… Mais cette pratique licite sera un peu plus complexe avec cet accès Wi-Fi fermé.

Coshocton avait introduit un accès Wi-Fi gratuit voilà 5 ans. Le service est utilisé par tous, par les agents de police pour envoyer leurs rapports, par des touristes pendant certaines festivités, etc. rapporte Coshoctontribune.com, à l’origine de l’information. La ville étudie désormais des solutions de filtrage, qui ne sera pas neutre au budget municipal : près de 5000 dollars pour son implémentation, et 900 dollars chaque année pour les frais de fonctionnement.

On se souvient que durant les débats Hadopi, le ministère de la Culture avait un temps pensé à imposer l’usage de liste blanche pour les réseaux ouverts. L’idée, défendue par Olivier Henrard, juriste et l’un des pères de ce texte, a été abandonnée devant le tollé soulevé notamment du côté des professionnels. Désormais, la Haute autorité aura le pouvoir d’enjoindre un abonné (une collectivité locale, une entreprise comme un Mc Do, etc.) à sécuriser son accès pour empêcher le piratage. Rien cependant n’est dit sur les spécificités de ces solutions. Dès lors, selon le niveau demandé, il pourrait y avoir des milliers de cas similaires à celui de « Coshocton » en France. Avec des budgets locaux déjà menacés par la suppression attendue de la taxe professionnelle, autant dire que le dossier est épineux.

Source : PC Inpact

17 novembre 2009 | Actualité | Permalien

Le piratage est un problème mais pas une menace, disent les développeurs de jeux

Un sondage mené par l’association des développeurs de jeux indépendants indique que le piratage n’est pas considéré spécifiquement comme une menace, mais plutôt comme un problème. Selon les sondés, des solutions peuvent être apportées à ce phénomène, bien que sur plusieurs sujets, comme les DRM ou la coupure de l’accès Internet, les opinions divergent fortement.

Les mentalités seraient-elles en train d’évoluer plus rapidement qu’on ne le pense ? Après les déclarations particulièrement salutaires d’un haut responsable chez Warner Bros, qui a rappelé lors d’une table ronde que le P2P n’est qu’une technologie et rien d’autre, voilà que les développeurs britanniques de jeux vidéos affirment à travers un sondage que le piratage n’est pas une menace, mais un « simple » problème.

Mené par l’Association des développeurs de jeux indépendants (TIGA, pour Independent Games Developers Association), le sondage a mis en lumière les opinions parfois très partagées des développeurs de jeux au Royaume-Uni sur la réponse à apporter au phénomène du piratage. Cependant, dans son immense majorité (90 %), la profession a estimé que le piratage n’était pas une menace en soi, mais un problème, un défi à relever. En d’autres termes, seuls 10 % d’entre eux ont une vraie inquiétude concernant le P2P.

À la question de savoir s’ils estiment que leur secteur va évoluer à cause du piratage, 50 % ont répondu « oui », 30 % « non » et 20 % estiment qu’il est trop tôt ou bien trop difficile d’anticiper l’avenir du monde vidéoludique. Sur les 50 % qui ont dit « oui » à la question précédente, 75 % des sondés affirment que la distribution numérique et les jeux basés sur un abonnement ou sur la publicité devraient en partie remédier au phénomène du piratage.

Le sondage a également abordé la question des mesures techniques de protection (MTP, plus connues sous le nom de DRM – Digital Rights Management) dont l’objectif est de gérer les droits numériques. « Est-ce une mesure insignifiante, une solution ou un problème ? » Pour 50 % des développeurs, c’est sans importance, tandis que 20% estiment justement que c’est une partie du problème. Moins d’un tiers misent donc sur les DRM, à l’efficacité toute relative.

Enfin, sur l’intérêt et l’efficacité de couper la connexion aux internautes suspectés de télécharger du contenu illégalement, les avis sont en revanche très partagés : 50 % des développeurs y sont favorables, 50 % défavorables.

Si la méthodologie du sondage n’est pas clairement expliquée dans l’étude menée par la TIGA, les résultats n’en restent pas moins assez surprenants. À première vue, les programmeurs seraient plus enclins à évoluer pour s’adapter à l’ère numérique plutôt que de marcher dans les pas des studios de cinéma et des maisons de disque, qui ne misent visiblement que sur les poursuites judiciaires et la déconsidération permanente du peer-to-peer.

17 novembre 2009 | Actualité | Permalien

Obama assimile l’internet non censuré à un droit fondamental en Chine

En visite officielle à Pékin, le président américain Barack Obama s’est défini comme un « partisan farouche de l’absence de censure » sur Internet, et a rappelé que l’accès à l’information était un droit universel.

C’est peut-être une conception qui s’impose progressivement à l’ensemble du monde, et pour une fois la France pourra dire sans rougir qu’elle en a été précurseur. En affirmant que l’accès à Internet était une composante essentielle de la liberté d’expression et de communication dans nos sociétés modernes, le Conseil constitutionnel a pour la première fois affirmé à l’occasion de l’examen du projet de loi Hadopi 1 que l’accès à Internet était assimilable à un droit fondamental. Cette idée, qui transparaît dans la défense de la neutralité du net, a été reprise par Barack Obama lors de sa visite officielle en Chine, où il a répondu à des questions d’étudiants.

Le Président américain a ainsi d’abord déclaré que « les libertés d’expression et de culte et l’accès à l’information, sont, nous le pensons, des droits universels », qui « devraient être accessibles à tous, y compris aux minorités ethniques et religieuses, que ce soit aux Etats-Unis, en Chine, ou ailleurs ». Puis il s’est plus spécifiquement attardé sur la question de l’accès à Internet et du filtrage, en considérant que les sites comme Twitter devraient être disponibles partout, sans blocage.

« J’ai toujours été un partisan fervent de l’internet. Je suis un partisan farouche de l’absence de censure », a ainsi déclaré Barack Obama à Pékin. Il réagissait notamment à la décision du gouvernement chinois de bloquer en juillet dernier les réseaux sociaux Twitter et Facebook, lors des émeutes de Xinjiang.

Source : Numerama

17 novembre 2009 | Actualité | Permalien

Les conséquences attendues d’Hadopi, selon le site « Le Grand Foutoir »

Ces conséquences sont de plusieurs sortes.

Avant l’action :

Une mobilisation sans précédent : les mouvements internautes n’existent pas. Un parti pirate débute. Une quadrature du Net théorise sagement. Une ligue Odebi s’agite dans une semi-clandestinité depuis des années… Pourtant, des vecteurs internautes existent, par le biais de journaux en ligne spécialisés et de sites d’informations citoyennes. Des communautés se montent pour se poker en public et quand le web s’enflamme, un ministre se pointe au journal de 20 h, donne sa version, et basta.

Cette mobilisation va devoir enflammer le net, une fois encore, mais avec un esprit de revendication ferme, ou sinon …

Pendant l’action

- une grève du Net.

Une heure de grande consommation (achats, échanges donc lectures de publicités) perdue pour les acteurs économiques du Net.

Seront touchés

- les commerçants
- les sites pro-hadopi de vente de films et de musique
- les sites de piratage (et on ne s’en plaindra pas)
- les réseaux mobiles qui seront saturés car la VOIP de ceux qui ont coupé leur modem ne fonctionnera pas.

Ce sera déjà quelque chose de quantifiable. Et déjà, certains pourront craindre la suite.

Le « juste après »

Des milliers, des centaines de milliers, peut être un ou deux millions de modem vont vouloir se reconnecter en même temps. Ce sera équivalent à une attaque DDOS, à part que cette fois, ce ne sera pas du simulé dont on peut couper la source, mais bel et bien un raz de marée.

- Soit le Net va juste subir un ralentissement conséquent durant de longues minutes
- Soit les serveurs vont lâcher
- Soit les techniciens eux-mêmes vont éteindre les serveurs pour rallumer les serveurs progressivement

En tous les cas, ce petit geste d’éteindre son modem, puis de le rallumer peut nous donner beaucoup de pouvoir
- sur les FAI qui sont ceux qui doivent mettre en oeuvre les filtrages, contrôles et bannissements ordonnés par la loi Hadopi
- sur l’ensemble encore passif des utilisateurs du Net (Ils vont apprendre qu’une riposte est possible)
- sur les commerçants du Net
- sur les administrations et entreprises connectées 24h/24h souvent en pleines sauvegardes journalières…

Voilà pourquoi il faut prévenir à l’avance. Il ne s’agit pas de commettre un acte terroriste, mais bel et bien, comme pour une manifestation dans la rue, de ne prendre personne au dépourvu. En fonction de la mobilisation, on peut peut-être obtenir l’annulation de la loi avant la coupure internet, qu’elle soit le fait des FAI ou de notre micro-action chez nous : ce sera déjà une victoire.Si l’action doit avoir lieu, nous aurons été mis au pied du mur. Il s’agit alors d’en faire le maximum, afin d’éviter que nous soyons obligés de recommencer plusieurs fois.

Source : www.grandfoutoir.fredleborgne.fr

16 novembre 2009 | Actualité | Permalien

La Freebox V6 sera compatible HADOPI

par Astrid Girardeau (l’article, pas la citation)

Sur son blog, Bluetouff se met à imaginer/hoaxer les spécifications techniques et matérielles de la prochaine Freebox : « Exclusivité : la Freebox V6 sera compatible HADOPI ! ». Une version qui, au passage, aurait « dû faire quelques concessions » pour être compatible avec la loi Création et Internet votée en juin dernier. Notamment avec le fameux « outil de sécurisation de ligne » — seul moyen pour un abonné de ne pas être accusable de « négligence caractérisée » — et dont on sait seulement qu’il ne sera ni gratuit, ni interopérable (1).

Extrait des spécifications détaillées :

« – Finit le firmware sous GNU/Linux : on passe à Windows Seven®.

- Elle sera dotée d’un puissant firewall grâce auquel vous pourrez lire et éditer des document Word, Excell et Powerpoint, Openoffice.

- La procédure de mise à jour du firmware passe donc de 2 minutes à 2h30.

- Finit le Wifi, car ce protocole n’est plus compatible avec les exigences sécuritaire d’HADOPI.

- Elle bénéficie de 12 ports ethernet gigabit pour palier la suppression du wifi.

- Nouvelle communication dés janvier 2010 : « Il a Free/HADOPI, il a tout compris ! ». Edit : pitzsch me souffle dans l’oreillette que le nouveau slogan est en fait « Il a HADOPI free, il a tout compris » »

(1) On devrait bientôt en savoir plus avec la parution au J.O, en décembre, des décrets d’application, comme l’a récemment annoncé le ministre de la culture, Frédéric Mitterrand.


Source : Ecran

15 novembre 2009 | Actualité | Permalien

Hadopi : «Le droit ne doit pas contraindre l’innovation»

Entretien avec Guilhem Fabre, socio-économiste spécialiste des questions de propriété intellectuelle.

LMU : Quel est le fond de votre critique du système actuel de propriété intellectuelle?

Le problème de la propriété intellectuelle à l’ère de la révolution numérique se pose dans toute une série de domaines. Les multinationales, d’abord, savent comment manier la communication pour apparaître comme des victimes. Ces multinationales ont fondé leur modèle d’affaires sur un cumul de propriété intellectuelle. C’est valable notamment dans le domaine des logiciels informatiques, où des entreprises comme Microsoft cultivent le secret des brevets, des copyrights et des codes source jusqu’à être condamné par la commission européenne pour des manœuvres anti-concurrentielles.

Des modèles qui favorisent beaucoup plus l’innovation s’opposent à ces modèles propriétaires : ce sont les logiciels libres. Ce sont d’abord des logiciels beaucoup plus fiables : Linux, par exemple, a été adopté par le Département d’État américain ou IBM, c’est-à-dire par les meilleurs professionnels.

LMU : Vous dites donc que la diffusion « libre » de la culture est source d’innovation en soi ?

Absolument. Si vous déposez des brevets logiciels dans un domaine où toutes les innovations sont très cumulatives, vous ajournez la diffusion de votre invention et vous retardez la diffusion du savoir.

Avec les logiciels libres, l’appropriation est rejetée pour un modèle que j’appelle la « coo-pétition », c’est-à-dire une coopération très poussée au niveau de la recherche, puis une appropriation par le marché pour une utilisation spécifique. La valeur ajoutée est ici liée aux services informatiques découlant de l’utilisation logicielle, et non à l’édition du logiciel proprement dite.(Lire la suite)

Source : Le Mensuel de l’Université

12 novembre 2009 | Actualité | Permalien