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Table ronde sur la neutralité du net: vidéo

http://www.gilbert-garcin.com/img/chrono/2004/265_L_equilibre_parfait.jpgle 1 décembre 2009 , s’est tenue à la Cantine, Paris 2eme, une table ronde autour du sujet de la Neutralité du Net.

Il s’agit de la première d’une série visant à couvrir le plus largement possible les différents aspects de la Net Neutrality, ses définitions, sa nécessité pour tous, les réalités économiques, l’impact déjà perceptible des atteintes qui lui sont faites et des conséquences difficultés à plus long terme.

Acte 1: Comprendre les enjeux du contrôle de l’Internet

Que vous soyez Net Entrepreneur, producteur de contenu (journaliste, blogger, artiste …), hacktiviste, fournisseur d’accès, politique, ou tout simplement internaute soucieux de la préservation de ses libertés individuelles, ce sujet vous concerne d’une manière ou d’une autre.

Après une introduction sur les définitions multiples que chacun souhaite porter au principe de Neutralité du Net, nous aborderons les problématiques qu’elle soulève :

* les libertés fondamentales et le droit des réseaux
* les fournisseurs d’accès, leur concentration, leur réalité économique ;
* l’accès au marché des nouveaux acteurs et des freins possibles à l’innovation ;
* les contraintes de l’interventionnisme politique et législatif et les risques d’une oligarchie, de concentration économique et intellectuelle, informationnelle, culturelle du réseau.

Intervenant :
Benjamin Bayart (FDN), Charles Simon (ISOC France), Fabrice Epelboin (Read Write Web France), Jérémie Zimmermann (La Quadrature du Net)

Lien 1

Lien 2

12 décembre 2009 | Actualité | Permalien

Lettre ouverte aux députés qui ont voté HADOPI et qui tuent des PME

NetNeutralityCantWaitMessieurs, Mesdames, Mesdemoiselles les députés,

Comme prévu, les premiers effets néfastes de la loi Création et Internet sur le tissu économique de certaines PME est déjà en train de se faire ressentir, ce alors qu’aucun décret d’application n’a encore été communiqué. La loi HADOPI est venue mettre fin aux usages que de millions de personnes ont de l’Internet mobile ouvert et gratuit. Le Ministère de la Culture a semble t-il un peu de mal à répondre aux questions pourtant cruciales posées par les députés Loos et Carayon (deux députés qui ont voté par 2 fois en faveur d’HADOPI et qui s’interrogent après …), l’urgence est pourtant là. Malgré les nombreuses mises en garde des professionnels, nous déplorons aujourd’hui un manque de pro-activité parlementaire qui a engendré un déni des réalités techniques et socio-économiques.

Là où le ministère de la culture se targuait d’avoir consulté des professionnels et être arrivé à un large consensus, les professionnels ont surtout le souvenir d’un néant abyssal de communication et d’une intolérable opacité. Les opérateurs câble et ADSL, dont certains ont avoué avoir signé des feuilles blanches, ne peuvent être cités comme exemple sur ces questions car ils sont juges et partie (comment ne pas voir un mécanisme de compensation dans la poursuite du versement de l’abonnement en cas de coupure ?).

Aujourd’hui les acteurs du wifi s’inquiètent et le silence du législateur impacte chaque jour un secteur à la fois innovant et porteur de solutions de complément pour la couverture en haut débit mobile de la France entière. HADOPI vient de poser un frein important à cette technologie, à l’apparition de nouveaux opérateurs locaux, et vient concentrer un peu plus un marché déjà oligarchique. Plus qu’une entrave à l’innovation, HADOPI est est une atteinte manifeste à la liberté d’entreprendre, elle restreint un marché autrefois ouvert à tous, le wifi, aux quelques gros acteurs qui pourront financer le renouvellement de tous leurs équipements et mettre en place des adresses ip publiques pour leurs utilisateurs.

HADOPI vient donc planter un clou supplémentaire dans le cercueil technologique que nous promet une politique clientèliste en faveur exclusive des industries culturelles :

* Meteor Networks, acteur historique est en difficulté (même dans les Mac Donalds, le wifi, c’est bientôt finit).
* Vous allez entendre FON gronder dans peu de temps, le temps que le siège à Madrid comprenne qu’ HADOPI n’est pas une blague, mais bien une loi …
* En l’absence de cadre légal, des clients ne reconduisent pas les contrats de maintenance et mettent fin à l’existence de leur réseaux wifi : la fin de l’année approche c’est maintenant que se reconduisent ou pas les contrats, pas après les élections régionales.
* Le wifi va t-il devenir une technologie opérateur pour remercier ces derniers de ne pas avoir fait « trop de bruit » pour HADOPI ? Cette technologie autrefois ouverte sera t-elle désormais disponible au public uniquement de manière payante ?
* Les cafés, hôtels et restaurants qui proposent du wifi à leurs clients sont également dans l’expectative, nous nous devons de vous mettre en garde, en l’absence de réponses claires et réalistes, du risque important de vous mettre à dos une profession elle aussi complètement oubliée de la soit disant consultation lancée pour les accords Olivennes.

Aujourd’hui, certaines PME, dont la mienne, commencent à faire les frais de ce floue, ce silence en plus d’être pesant commence donc à avoir un coût. Qui va financer ce coût ? Allez vous attendre que la psychose s’installe chez nos clients ou comptez vous rapidement apporter des réponses claires à des questions pourtant simples ?

* Combien de PME innovantes HADOPI va t-elle sacrifier pour les beaux yeux d’une profession qui en 10 ans n’a pas été capable de remettre en question son business model et que vous encouragez dans leur médiocrité ?
* Quel mécanisme de compensation le gouvernement compte t-il mettre en place pour les nombreuses PME qui en sont déjà victimes ?
* A quand une étude d’impact parlementaire sur les dégâts induits par HADOPI ?

Source: Bluetouff

12 décembre 2009 | Actualité | Permalien

Pétition pour défendre le bouc émissaire Français de l’industrie du disque….

L’industrie du disque a décidé de prendre un citoyen au hasard et de détruire sa vie pour faire un exemple sur le piratage alors qu’ils sont les vrais délinquants de la culture.

LIRE L’ARTICLE SUR JAMES CLIMENT

Aujourd’hui James CLIMENT a besoin de nous !

Il vient de lancer une pétition que va signer l’AIMSA et nous comptons sur vous pour en faire de même

Cliquez sur ce lien pour signer et faites circulez !

http://jesigne.fr/appel

Source: AIMSA

12 décembre 2009 | Actualité | Permalien

Google Livres : Nicolas Sarkozy s’invite dans le débat

livre-sarkozy1Stratégie – Confier la numérisation de notre patrimoine littéraire à un prestataire étranger serait comme « nous déposséder de notre patrimoine », estime le président de la République.

Nicolas Sarkozy aime répéter qu’il souhaite que chacun reste à sa place. Mais le président de la République a un avis sur tout et il n’en faut pas beaucoup pour qu’il s’exprime.

Cette fois le locataire de l’Elysée s’est invité dans l’épineux débat autour de la numérisation de notre patrimoine littéraire et sur la question de confier ce travail à un prestataire étranger comme Google. Rappelons que ce dernier s’est lancé dans un projet pharaonique : créer la plus grande bibliothèque virtuelle au monde.

Sans citer une seule fois le nom du géant de la recherche, Nicolas Sarkozy a directement attaqué les ambitions de Google dans ce domaine. « Il n’est pas question de nous laisser déposséder de notre patrimoine au bénéfice d’un grand opérateur aussi sympathique soit-il, aussi important soit-il, aussi américain soit-il », a-t-il déclaré lors d’une table ronde, près de Strasbourg.

La France n’a pas les moyens de ses ambitions

« La France, c’est une histoire, c’est une culture, oserais-je le mot, c’est une identité. Il n’est pas question que ce que des générations et des générations ont produit en langue française nous nous en laissions déposséder simplement parce qu’on ne serait pas capable de mobiliser l’argent nécessaire pour faire nous-mêmes un travail de numérisation », a-t-il ajouté.

Le président réussit une nouvelle fois à occuper le terrain médiatique avec néanmoins une certaine démagogie. Car, selon tous les spécialistes, la France n’a pas les moyens de ses ambitions.

La preuve, la Bibliothèque nationale de France (BNF) serait sur le point de confier la numérisation d’une partie de son fonds à Google. Car la numérisation a un coût très important, y compris pour la BNF. Et à Lyon, la bibliothèque municipale travaille déjà avec le groupe de Mountain View.

La numérisation des ouvrages de la IIIe République coûterait à elle seule entre 50 et 80 millions d’euros explique La Tribune. Or les moyens de la BNF sont bien moins importants (budget de 5 millions d’euros par an).

Google « mal compris »

Nicolas Sarkozy veut-il lancer un organisme 100% français (ou européen) afin de prendre en charge ces problématiques qui sont critiques pour les générations futures ? On a vu ce que donnaient les tentatives de moteur de recherche européen…

Face à cette attaque, Google se pose en victime. Interrogée par TF1 lors du Web09, Marissa Mayer, la numéro 3 du groupe s’étonne : « Je pense que ce service est très mal compris. Le but de Google Books, c’est de mettre en ligne de l’information imprimée. Contrairement aux pages Web qui apparaissent presque instantanément, les livres mettent des années à être indexés mais ils représentent une richesse importante qui manque aujourd’hui à Internet.

C’est pour cette raison que nous avons pris l’initiative de les scanner car cela peut améliorer la recherche. L’avantage de ce travail, c’est justement la conservation du patrimoine ».

Et d’ajouter : « Nous sommes simplement la société qui a le plus avancé sur le sujet. Ceci étant dit, il n’y a rien qui empêche d’autres acteurs de faire ce travail de conservation ! Je les encourage à le faire ». Qui est partant ?

Source : ZDNet

10 décembre 2009 | Actualité | Permalien

ACTA: Menace globale pour les Libertés (Lettre ouverte)

Paris, le 10 décembre 2009 – Une coalition mondiale d’organisations non-gouvernementales, d’associations de consommateurs et de fournisseurs de services en ligne publie une lettre ouverte adressée aux institutions européennes concernant l’accord commercial relatif à la contrefaçon (ACTA), actuellement en négociation. Ces organisations appellent le Parlement européen et les négociateurs de l’UE à s’opposer à toute mesure dans l’accord multilatéral qui porterait atteinte aux droits et libertés fondamentaux des citoyens en Europe et à travers le monde.

D’ici au 17 décembre prochain, les négociateurs européens devront soumettre leur réponse à la proposition du représentant américain au commerce concernant chapitre Internet de l’ACTA. Il est désormais temps pour l’Union européenne de s’opposer fermement aux mesures secrètement négociées. En plus de mesures de « riposte graduée » de style HADOPI, elles concernent également la responsabilité des intermédiaires techniques qui entrainerait le filtrage du Net, ainsi que des atteintes à l’interopérabilité des œuvres numériques légalement acquises.

Parmi les premiers signataires de la lettre ouverte se trouvent: Consumers International (fédération mondiale regroupant 220 associations de consommateurs dans 115 pays), EDRi (27 ONG européennes œuvrant à la défense des droits civiques et du droit à la vie privée), la Free Software Foundation (FSF), l’Electronic Frontier Foundation (EFF), l’ASIC (association des services Internet communautaires) ansi que des associations de défense des libertés de toute l’Europe (déja 9 États Membres représentés). Votre organisation peut elle aussi signer la lettre ouverte!

Lien : lettre ouverte

Source:  Quadrature du net

10 décembre 2009 | Actualité | Permalien

Hadopi – Brazil

Source : La quadrature du net sur dailymotion

9 décembre 2009 | Actualité, Multimedia | Permalien

Le projet de loi Loppsi examiné courant février

Le projet de loi Loppsi, qui prévoit notamment l’obligation pour les FAI de bloquer l’accès « sans délai » à une liste de sites à caractère présumé pédophile établie par l’administration, devrait être examiné dans le courant du mois de février.

Le ministre de l’intérieur Brice Hortefeux avait annoncé le mois dernier que le projet de loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi) serait examiné fin janvier, ou début février 2010. Finalement, le filtrage du net qu’impose le texte devrait être examiné « courant février » par les députés.

Selon le quotidien d’information destiné aux élus locaux, Maire-Info, le ministre chargé des relations avec le Parlement Henri de Raincourt aurait en effet annoncé que l’examen du projet de loi Loppsi sera examiné « en première lecture courant février à l’Assemblée Nationale ». S’il est précisé « en première lecture », c’est a priori que le texte ne sera pas présenté en procédure accélérée, ce qui serait étrange tant c’est devenu l’usage dans la cinquième République.

Très large, puisqu’il fixe les grandes orientations stratégiques en matière de sécurité intérieure pour les années 2009-2013, le texte présenté en conseil des ministres en mai dernier prévoit notamment dans son article 4 l’obligation pour les FAI d’ « empêcher l’accès sans délai » aux sites Internet dont la liste sera établie par l’administration, sans contrôle judiciaire. En théorie, il s’agira uniquement de sites hébergeant « des images ou des représentations de mineurs relevant des dispositions de l’article 227-23 du code pénal », c’est-à-dire des images à caractère pédophile. Cependant, du fait d’une interprétation sujette à caution, combinée au sentiment d’un devoir de résultat qui impose d’avoir la main lourde, la liste de sites risque fortement d’être remplie de faux-positifs, comme ça a été le cas en Australie ou en Allemagne.

« D’après les études menées en Allemagne (et encore en cours), sur 8000 URLs contenues dans les listes noires présumées de la police, seuls 110 sites web contenaient des images d’abus sexuels sur mineurs et des images érotiques de mineurs, et après notification à l’hébergeur, seulement 7% de ces contenus illégaux, hébergés dans des pays non-membres d’Inhope, étaient encore en ligne après 14 jours (alors que la plupart des contenus notifiés ont été supprimés dans les 48h après notification) », notait ainsi récemment l’Association des fournisseurs d’accès (AFA).

Peut-être le gouvernement français saura-t-il cependant suivre la voie de la sagesse allemande, en imitant le gouvernement d’Angela Merkel qui a renoncé au mécanisme de filtrage que les parlementaires avaient pourtant bien voulu adopter. Mais y croire serait fait preuve de naïveté sur les desseins de Nicolas Sarkozy.

L’Allemagne a renoncé aussi à la riposte graduée, quand la France l’a adoptée.

Source: Numerama

9 décembre 2009 | Actualité | Permalien

Seulement 28% des Français prêts à payer pour de la musique en ligne

Avis d’expert – Une étude de Forrester fait le point sur les usages de contenus payants sur la Toile. Conclusion : l’industrie du divertissement devra encore faire des efforts pour convaincre d’abandonner le gratuit.

Malgré sa croissance régulière, le marché de la musique dématérialisée est encore loin de compenser la chute inexorable des ventes physiques de disques. Les offres légales se développent mais la gratuité liée au téléchargement illégal conserve encore une grosse avance.

Divers leviers ont été mise en place comme les lois répressives (Hadopi en France) mais les plates-formes légales de musique en ligne restent encore pour beaucoup d’internautes incomplètes (catalogue pas assez attractif) ou peu interopérables.

On observe ainsi les conséquences de ces problématiques dans la dernière étude de Forrester sur les usages de contenus payants sur la Toile. Si 14% des internautes européens (11% des Français) ont déclaré avoir payé pour accéder à de la musique en ligne, seulement 25% d’entre eux (28% des Français) ont affirmé être prêts à payer pour ce contenu dans le futur.

27% des internautes ont acheté au moins une fois un contenu en ligne

L’Industrie du disque a donc encore de très gros efforts à fournir en matière de musique en ligne, seul moyen pour combattre le piratage qui encore aujourd’hui, donne accès à beaucoup plus de contenus que les sites officiels. Non seulement, ces offres peinent à rassembler mais en plus les perspectives demeurent faibles.

Mais Forrester reste optimiste. A partir de 2014, les consommateurs européens dépenseront, chaque année, un peu plus de 34 euros chacun pour de la musique sur Internet, estime l’institut d’études.

La situation est un assez similaire pour le cinéma qui, malgré les dires des producteurs, souffre moins du piratage que la musique (la fréquentation des salles n’est-elle pas en hausse ?).

« Alors que seulement 8% des européens (mais aussi 8% des Français) ont déjà payé pour télécharger des films, 23% d’entre eux, (30% des Français) se déclarent prêts à mettre la main à la poche à l’avenir, ce qui peut traduire la forte attente des consommateurs en terme de variété de l’offre », avance l’auteur de l’étude.

Reste que plus globalement, la gratuité a de beaux jours devant elle puisque 27% des internautes européens (26% des internautes Français), ont affirmé avoir déjà payé pour au moins un type de contenu sur le web mais 58% des consommateurs européens (55% des consommateurs Français) ont déclaré qu’ils n’envisageaient pas de payer pour accéder à des contenus sur la toile, dans le futur.

« Bien qu’encore majoritaire, la part des internautes réticents à payer pour accéder à des contenus online, tend à se réduire », souligne Forrester. L’espoir fait vivre.

Source : ZDNet France

9 décembre 2009 | Actualité | Permalien

Pas de coupure d’accès, sans défense !

Les députés européens décident qu’un pays ne pourra pas couper l´accès à internet pour téléchargement illégal sans que l´internaute ne puisse se défendre.

Voilà qui s’annonce particuliérement interessant à suivre. Les eurodéputés viennent de décider qu’un pays ne pourra pas couper l´accès à internet pour téléchargement illégal sans que l´internaute accusé ne puisse se défendre. La liberté d’accès à internet comme liberté fondamentale des citoyens, voilà un message fort. Catherine Trautmann, euro-député socialiste française, a indiqué mercredi que « Les droits des citoyens vont être affirmés au travers d’une procédure loyale, impartiale, respectant la présomption d’innocence et qui permet d’agir préalablement. Cette défense du citoyen est première par rapport à toute application d’une restriction décidée par un Etat membre et appliquée par des opérateurs. » La nouvelle directive doit être votée avant la fin de l’année par le Parlement européen. La loi HADOPI se prend une nouvelle claque !

Source : Zataz

8 décembre 2009 | Actualité | Permalien

Bruxelles veut interdire le blocage de la VoIP sur les mobiles (MAJ)

Dans un discours prononcé la semaine dernière, la commissaire européen Viviane Reding a adopté une position très volontariste dans la protection de la neutralité du net, s’en prenant ouvertement aux opérateurs qui interdisent notamment les applications de voix sur IP sur leur réseau. Volonté sincère ou feu de paille ?
Neutralité du net, Skype, 3G, Paquet Télécom

Mise à jour : « Je peux d’ailleurs vous annoncer que nous ouvrirons dès l’an prochain la VoIP sur le mobile ». C’est par ces mots que le directeur général de Bouygues Telecom, Olivier Roussat, a annoncé l’intention du groupe d’obéir aux recommandations de Bruxelles. S’il s’agit d’un pas en avant que ses concurrents devraient suivre, la formulation laisse encore à désirer. La neutralité du réseau qu’exige la Commission Européenne ne demande pas à l’opérateur d’ouvrir simplement la VoIP, mais bien d’ouvrir l’ensemble des envois et réception de données. Or M. Roussat ne parle pas par exemple du P2P, qui est aussi bloqué. Une politique du cas par cas ?

Article du 12 novembre 2009 – La commissaire européen en charge de la société de l’information Viviane Reding a prononcé la semaine dernière à Bruxelles un discours déterminé sur la protection de la neutralité du net en Europe. Elle ne veut pas laisser aux Américains la paternité d’une protection du principe selon lequel tous les opérateurs doivent distribuer les données sans discrimination de contenu ou de destination. « J’ai l’intention d’être en première ligne de défense dès qu’il y aura des menaces réelles sur la neutralité du net », a ainsi lancé Mme Reding.

« La Commission Européenne attache une grande importance à la préservation du caractère neutre et ouvert du net en Europe, dans l’intérêt d’une concurrence loyale et de bénéfices concrets pour les consommateurs », a-t-elle fait savoir. Pour elle, même si le vieux continent est moins soumis que les Etats-Unis aux violations de la neutralité du net grâce à une concurrence très forte entre les opérateurs, « il y a beaucoup de raisons d’être très vigileant à l’égard de nouvelles menaces sur la neutralité du net, en ce qu’elles peuvent s’élever au cours des développements du marché et de la technologie ».

Viviane Reding s’en est pris à plusieurs reprises aux opérateurs qui, comme tous les opérateurs mobiles français, bloquent les applications de voix sur IP (comme Skype) sur leur réseau pour protéger leur facturation. Elle a rappelé que le droit communautaire impose qu’il n’y ait « pas d’obstacle à l’émergence d’applications ou de technologies qui peuvent être un substitut ou une alternative aux services de roaming, comme le WiFi, la VoIP et les services de messagerie instantanée ».

Selon la commissaire européen, le nouveau Paquet Télécom qui doit être finalisé par le Parlement et le Conseil « renforce la transparence pour les consommateurs », et « fournit des protections supplémentaires contre les comportements anti-concurrentiels ». Il autorise en fait les discriminations lorsqu’elles sont signalées au consommateur.

Cependant, comme les Etats-Unis, l’Europe veut faire s’arrêter la neutralité du net aux frontières d’un internet « légal » au regard des ayants droit. Si Viviane Reding reconnaît que « les technologies numériques ont apporté de nouveaux acteurs et de nouveaux rôles dans la chaîne de valeur » de la création, en faisant des consommateurs eux-mêmes des producteurs de contenu, elle n’en oublie pas pour autant la protection des droits d’auteur.

« Nous nous emploierons à réévaluer l’équilibre entre les besoins des consommateurs de contenus numériques et ceux des titulaires de droits (…) nous allons faire en sorte que les droits des créateurs soient respectés tout en répondant aux attentes fortes des consommateurs. La meilleure manière de parvenir à cette approche équilibrée sera de travailler ensemble avec les fournisseurs d’accès, les consommateurs et les ayants droit ».

Source : Numerama

8 décembre 2009 | Actualité | Permalien

WPA Cracker : 20 minutes et 17$ pour télécharger sur le WiFi du voisin…

WPA Cracker est un service payant qui se propose de casser, pour vous, une clé WPA…

WPA CrackerNos confrères de ComputerWorld attirent notre attention sur un service qui risque fort de ne pas enthousiasmer les utilisateurs de réseaux WiFi domestiques à l’aube d’Hadopi. En effet, WPA Cracker est un service qui se propose, pour 17$, de mettre à votre disposition un super-calculateur disposant de 400 processeurs pour casser en moins de 20 minutes la clé WPA qui protège un réseau WiFi. Une opération qui, sur un ordinateur classique équipé d’un processeur dual-core, peut prendre jusqu’à 5 jours.

Les concepteurs de WPA Cracker expliquent qu’ils ont créé ce service à destination des spécialistes de la sécurité qui voudraient tester les solutions qu’ils mettent en place pour sécuriser les réseaux. Si ces services se démocratisent, on se demande bien comment fera la justice pour condamner des pirates récidivistes dans le cadre de la loi Hadopi qui précise, faut-il le rappeler, qu’il est à la charge de l’internaute de sécuriser sa connexion…

Source : PC word & Matbe

8 décembre 2009 | Actualité | Permalien

L’industrie du disque pirate ouvertement !

Au Canada, des artistes se sont joints à une class action pour réclamer 6 milliards de dollars aux majors de l’industire du disque, accusées de pirater leurs morceaux depuis la fin des années 1980 et de ne pas régler leurs dettes.

Faites ce que je dis, surtout pas ce que je fais. Au Canada, l’industrie du disque affronte une class action lancée à l’initiative de la veuve du musicien de jazz Chet Baker, mort en 1988, qui réclame le paiement de ses droits d’auteur par les maison de disques. Warner, Sony BMG, EMI, et Universal Music, les quatre principales maisons de disques, ne nient par leur faute, mais simplement le montant du préjudice.

A la fin des années 1980, le gouvernement canadien a décidé de supprimer une licence obligatoire qui permettait aux maisons de disques de reproduire n’importe quel morceau de musique sur des compilations ou dans des albums live sans avoir besoin de négocier au préalable l’autorisation avec les auteurs, compositeurs et interprètes. Depuis, les labels doivent recueillir les autorisations morceau par morceau, artiste par artiste. C’est en tout cas la théorie. Car en pratique, les maisons de disques ont créé au Canada une « liste d’attente » où elles placent les chansons qu’elles utilisent, pour lesquelles elles comptent négocier les droits a posteriori.

Comme le résume parfaitement bien Michael Geist, il s’agit en fait d’une « liste de reconnaissance de violation de droits d’auteur ». Les maisons de disques inscrivent dans cette liste les chansons qu’elles piratent, en promettant de se mettre un jour en conformité avec la loi.

Sauf que depuis les années 1980, la liste a gonflé et contient aujourd’hui selon les plaignants plus de 300.000 titres, avec notamment des artistes très connus comme Beyonce, Bruce Springsteen, ou Sarah McLachlan.

Les artistes qui se sont joints à la class action réclament 20.000 dollars de dommages et intérêts (environ 13.000 euros) par chanson « piratée » par les majors. Soit un total de 6 milliards de dollars.

De leur côté, les quatre majors reconnaissent une dette de seulement 50 millions de dollars canadiens (environ 32 millions d’euros), dont 30 millions de dollars uniquement pour Universal. Les labels justifient en leur faute en parlant de manque de temps, ou de ressources insuffisantes pour identifier les ayants droit à contacter.

Rappelons simplement qu’aux Etats-Unis, une internaute a été condamnée à payer 1,92 millions de dollars pour avoir mis 24 chansons en partage sur Kazaa, soit 80.000 dollars par chanson. De quoi relativiser.

Source : Numerama

8 décembre 2009 | Actualité | Permalien

La nature même d’Internet qui serait menacée …

Jean-Michel Planche, PDG de Witbe, intervient dans plusieurs organismes et commissions, dont la CCRSCE (Commission consultative des réseaux et services de communications électroniques), qui a été consultée sur le projet Loppsi (loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure).

(18/05/2009) – LeMondeInformatique.fr : Le projet de loi Loppsi est-il pire qu’Hadopi pour l’avenir du Web et les libertés des internautes ?

Jean-Michel Planche : Cela procède de la même logique. Une fois mis sous contrôle les postes des utilisateurs [avec les logiciels mouchards que prévoit Hadopi, NDLR], il faut contrôler les infrastructures. Sauf qu’Internet est un réseau d’échange et pas de diffusion. On va le transformer en réseau de diffusion au profit de quelques-uns, qui ne sera plus au bénéfice de tous. Concrètement, en théorie, le quotidien des internautes ne sera pas affecté par les dispositions de Loppsi. Mais plusieurs problèmes se profilent néanmoins. L’internaute moyen va penser qu’avec le filtrage imposé par Loppsi au niveau des FAI, la situation est sous contrôle et qu’il peut continuer à dormir tranquille. Seulement, ses enfants ne seront pas plus protégés en réalité. Une tendance de faux sentiment de sécurité va donc naître.

D’autre part, on va mettre en place au sein même de l’infrastructure des systèmes télépilotés par le ministère de l’Intérieur, qui confèrent la capacité de savoir qui a le droit de parler avec qui. Aujourd’hui, cela est fait pour lutter contre la pédopornographie. Mais qui peut dire que, demain, on n’étendra pas ce filtrage aux jeux en ligne, aux sites d’information qui déplaisent, etc. ? Loppsi insère l’obligation de filtrage dans la LCEN [Loi pour la confiance dans l'économie numérique, NDLR] mais sans préciser que cela ne doit concerner que la pédophilie.

Si on en croit votre dernier billet de blog, c’est la nature même d’Internet qui serait menacée ?
Avec Hadopi, les backdoors [portes dérobées, NDLR] sont placées dans les postes des Français. Avec Loppsi, ils intègrent les infrastructures des opérateurs. Au total, la capacité voit le jour de créer un trou noir de tout le trafic, c’est le modèle chinois, c’est encore mieux que le contrôle de Youtube par Pakistan Telecom. En réalité, il se prépare une modification profonde et durable du fonctionnement d’Internet pour répondre à des fins particulières. Le filtrage qui sera mis en place pourra être entrepris sur les adresses IP ou les DNS. Mais dans ces deux cas, cela sera inefficace. Il faudra donc remonter d’un cran, au niveau sémantique, c’est-à-dire qu’on ouvrira les paquets, on les dissèquera, on les analysera. Or, Internet n’est historiquement pas un réseau sur lequel tous les paquets IP passent par un ‘Checkpoint Charlie’. Par ailleurs, en organisant ce système de filtrage au profit de fins spécifiques, c’est la neutralité du Web qui est menacée. Et quand Internet n’est plus neutre ni ouvert, ce n’est plus de l’Internet. C’est Vinton Cerf lui-même qui le dit.

Quelles peuvent être les conséquences de ce filtrage pour les entreprises ?
Pour les entreprises, mais aussi plus généralement pour tous les internautes, Internet n’a de valeur que grâce aux interconnexions qu’il permet. Dans un cerveau, l’intelligence ne dépend pas du nombre de neurones mais de la quantité de synapses. C’est pareil sur le Web, où le nombre d’interconnexions en détermine la valeur et le degré de liberté. Les entreprises comme les internautes veulent un accès à la connaissance, donc Internet ne doit pas se transformer en réseau de diffusion au profit de quelques-uns. Cela signifierait le passage d’un modèle basé sur l’utilisateur à un autre, centralisé. Quand les utilisateurs d’Internet verront qu’en France toutes les plateformes seront filtrées, ils voudront se réfugier vers des structures réputées non filtrées, sécurisées, comme Google ou Amazon. Les entrepreneurs français feront partie du lot et désireront certainement aller mettre leur compétences à profit dans d’autres pays.

En outre, les mesures de filtrage affecteront le bon fonctionnement d’Internet car il sera impossible de router aussi rapidement qu’aujourd’hui. Il suffit de regarder l’exemple irlandais. Le filtrage mis en place dans ce pays est concomitant à la dégradation de la qualité de la téléphonie sur IP. Ce n’est pas qu’une coïncidence.

Si le filtrage au niveau des FAI n’est pas la bonne solution pour lutter contre la pédopornographie, quelle devrait être la voie à suivre ?
Il est évident qu’il faut faire quelque chose contre ce phénomène, il aurait même fallu prendre la mesure du problème il y a longtemps. Quant au filtrage, c’est un mal absolument nécessaire, qui doit être encadré et fait avec éthique. Il ne faut pas que le contrôle incombe à l’Administration mais à l’utilisateur, qu’il soit situé au plus près des utilisateurs, c’est-à-dire sur la box Internet. Le moyen de filtrage doit fonctionner avec des listes noires – secrètes, élaborées par les services de police – et être placé sous le contrôle du chef de famille, qui doit pouvoir le désactiver et le réactiver quand il le veut. Parallèlement, il faut éduquer nos enfants, c’est là que réside 50% de la solution, leur expliquer qu’ils ne doivent pas diffuser leur adresse, pas parler avec ceux qu’ils ne connaissent pas, etc. En réalité, le problème n’est pas Internet mais l’entrée dans la civilisation du numérique. Or, avec Loppsi, on essaie de régler les problèmes d’une société avec les moyens d’une autre.

Source : LeMondeInformatique.fr

8 décembre 2009 | Actualité | Permalien

Frédéric Mitterrand cherche un surveillant de l’info sur le web

MEDIA – L’opinion du web sur la politique du ministère de la Culture passée au peigne fin…
Le ministère de la Culture est à la recherche d’un scrutateur du web. L’annonce, publiée sur le site du BIEP.gouv.fr, vise à embaucher un «chargé d’étude, de veille d’opinion et d’actualité sur internet».

Les principales missions du nouveau geek de la rue de Valois seront essentiellement de surfer sur le web, trouver les informations relatives au ministère, au ministre et au cabinet, les analyser, les condenser et les rapporter aux intéressés.

L’annonce stipule qu’il sera chargé des activités «de veille d’opinion et d’actualité sur Internet (surveillance des publications web, détection des signaux faibles, analyse de la tendance de l’opinion au regard de l’activité du ministère et à l’image du ministre); Identification de réseaux d’influence sur Internet ; Veille permanente sur l’apparition de nouvelles sources ou nouveaux modes d’accès; Analyse, extraction et restitution commentée des informations pertinentes».

Communiquer efficacement

L’objectif premier est donc d’identifier les attaques lancées sur le web à l’encontre du ministre (actuellement Frédéric Mitterand), de son équipe et de ses actions, afin d’être en mesure d’y répondre. D’autre part, connaître l’opinion «du peuple» permet d’établir une stratégie de communication efficace.

Néanmoins, cette inspection permanente et ciblée d’internet par les pouvoirs publics est dangereuse. En effet, les frontières entre surveillance, contrôle et désinformation sont fragiles.

D’autant plus que ces initiatives s’accumulent. En mars 2008, c’est l’Élysée qui avait engagé Nicolas Princen, un jeune normalien de 24 ans, pour scruter toutes les infos traitant de Nicolas Sarkozy sur la toile. Sa mission était de «traquer les fausses rumeurs et déjouer toute désinformation à l’encontre du Président».

Marion Lippmann

Source : 20 minutes

8 décembre 2009 | Actualité | Permalien

Kassovitz veut rendre les films gratuits

L’acteur, réalisateur, scénariste et producteur Mathieu Kassovitz considère qu’Hadopi « ne peut fonctionner ». « Hadopi ne peut fonctionner, car le vrai piratage consiste à se refiler des disques durs remplis de vidéos ripées », déclare t-il dans une interview au magazine SVMMac. Il estime qu’à « partir du moment où un film est amorti, il devrait devenir gratuit », et explique avoir été « à deux doigts de le faire » pour son film Babylon A.D.

Source : Le  JDD

8 décembre 2009 | Actualité | Permalien