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Le Droit et son D ne sont donc pas si importants ?!!!!

hadopi.png

Alors que la HADOPI se met en place avec ses décrets, locaux et nominations, il est une remarque à faire, qui ne nécessite pas un niveau élevé de connaissances juridiques ni techniques avec ce court dialogue :

- HADOPI, ça veut dire quoi ?

- … (silence)

- Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des Droits sur Internet.

- Ah… (silence) Mais ça devrait être Œ au lieu de O. Et il manque le D de Droit. C’est parce que ce n’est pas si important ?


Source : formats-ouverts.org

25 mars 2010 | Actualité | Permalien

les USA plaident pour une HADOPI mondiale

La Quadrature du Net a publié une version de travail du traité international anti contrefaçon négocié secrètement depuis 2007 entre les USA et différents états. Il y est question de repression des téléchargement illégaux et les USA plaident pour une HADOPI mondiale se passant de juge alors que de nombreux pays s’inquiètent de la mise en place d’une riposte graduée à la française. Un article y est d’ailleurs consacré sur Le Monde.

Le document fait une cinquantaine de pages et ne reflète peut être pas ce que sera l’accord final, il donne cependant les orientations des pays qui participent aux discussions. Le document est assez édifiant sur la position des USA qui en appelle même à la résurection des DRM que l’on pensait abandonnés pour toujours (c’est déjà le cas pour les industriels). Une répression accrue des auteurs de logiciels ou matériels permettant de contourner des mesures de sécurité est aussi au programme, et toujours ce spectre qui plane au dessus des fournisseurs d’accès Internet à qui les USA voudraient confier le rôle de police du monde en les responsabilisant sur les contenus qui transitent sur leur réseau.

ACTA va sensiblement impacter Internet, la neutralité du Net va en prendre un coup, c’est désormais une certitude, il faudra jouer de trésors de patience et de pédagogie pour expliquer à nos députés européens que ce qui se joue n’est ni plus ni moins l’établissement d’un cyber nouvel ordre mondial guidé par l’ultra protectionnisme américain.

Source : Bluetouff.com

25 mars 2010 | Actualité | Permalien

Un net libre pour des auteurs libres ?

Salaber, auteur indépendant, a exploré le web pendant plusieurs mois pour en appréhender ses conséquences sur le travail des auteurs au sens large du terme.

Il a choisi d’en proposer un texte plutôt qu’un article pour faire le point sur le droit d’auteur, la menace internet, l’auto édition, la grogne des auteurs, le statut d’auteur, l’auto-entreprise, la liberté d’expression.

Explorateur littéraire, comme il se définit, Salaber prend fait et cause pour « Un net libre pour des auteurs libres ». Il l’exprime avec conviction dans ce texte qui rejette toute ambiguïté sur la place que doivent occuper les auteurs dans cette société numérique diabolisée.

A l’appui, Salaber propose de découvrir tout le travail qu’il a réalisé à partir de ce web qui fait tant peur. Notamment en proposant le téléchargement libre d’un roman au format pdf, spécialement étudié pour la lecture à l’écran, Le Baron Caraïbes.
« Ce roman n’est pas un roman engagé mais le fruit d’une recherche de genre ; un film à lire. En ce sens, il cumule toutes les imperfections d’un film et toutes celles d’un livre. Pourtant… »
Ce texte et ce roman sont disponibles librement ici

Dans la première quinzaine d’avril va être lancée une plateforme d’auteurs (au sens large du terme) indépendants. Ce ne sera pas un salon littéraire, ni un collectif, ni une association, ni une entreprise mais un espace d’information, de ressources, de collaboration, de synergies, d’actions et de communication.

Tous les acteurs, auteurs et internet, pourront s’y unir pour développer des approches et des stratégies internet. Ils y seront accueillis et soutenus.
Cette plateforme sera hébergée par Toile Libre, hébergeur libre à prix libre (http://toile-libre.org).

Ce projet sera disponible à cette adresse : Web-Book-Edition.com

24 mars 2010 | Actualité | Permalien

ACTA : Coup de force mondial de Big Brother ?

négociations de l’ACTA (Anti-Counterfeiting Trade Agreement) ont été si discrètes que l’on peut sans exagération parler d’un « accord secret » élaboré entre l’Australie, le Canada, les Etats-Unis, l’Union européenne (UE), le Japon, la Corée, le Mexique, le Maroc, la Nouvelle-Zélande, Singapour et la Suisse.

Les éléments de ce traité, sensé lutter contre la contrefaçon et pour la défense de la propriété intellectuelle, n’ont fait l’objet d’aucune communication officielle et ne sont que partiellement connus par l’intermédiaire de diverses « fuites » qui commencent à être reprises par la presse internationale. Des informations parcellaires donc, mais qui soulèvent de vives inquiétudes chez de nombreux observateurs.

En effet, ce nouveau texte coercitif s’inscrit dans un mouvement général de renforcement des marques et brevets et semble se révéler à plusieurs occasions hostile aux libertés individuelles ou aux besoins sanitaires du Sud (notamment sur la question des brevets des médicaments).

Après trois ans de négociations quasi secrètes, le projet de traité anti-contrefaçon, semble consacrer mondialement une forme de régime commercial tyrannique faisant passer avant toute autre considération les intérêts des multinationales de la pharmacie et des industries culturelles. Il touche à la liberté d’expression, à la santé, à la surveillance d’Internet, et à l’organisation du commerce mondial.

Le texte vise ainsi notamment à annuler de nombreux acquis, juridiques et politiques, que les grands comptes de l’économie dite « immatérielle » (musique, cinéma, logiciels, industrie pharmaceutique, luxe…) perçoivent comme des obstacles à la bonne marche de leurs affaires.

Sur la question de l’internet, par exemple, l’ACTA exigerait de chacun de ses signataires l’adoption de mesures de type « Hadopi », où un foyer dont l’adresse IP est détectée comme « pirate » verrait son accès restreint après trois avertissements. Il demande aussi à ses signataires de prévoir des charges pénales pour l’« incitation, l’assistance et la complicité » de contrefaçon », une notion extrêmement vague et extensible qui peut permettre de très nombreuses poursuites.

Source : Novopress

24 mars 2010 | Actualité | Permalien

Big Brother Awards: c’est reparti !

Il m’arrive rarement de porter la cravate, encore plus rarement de me travestir en paramilitaire, ce que je fais néanmoins, une fois par an, depuis dix ans maintenant, à l’occasion des Big Brother Awards (BBA, dont je suis), la seule cérémonie de remise de prix qu’évitent soigneusement de venir retirer ceux qui, pourtant, les ont gagné…

Les Big Brother AwardsLa “tradition” veut en effet que les Big Brother Awards décernent leurs prix lors d’une cérémonie où l’esprit bon enfant (tendance treillis et casque à pointe) côtoie le côté militant que taraude, sournoisement, toute personne capable de se sacrifier pour la cause en enfilant une tenue NBC (pour “Nucléaire-Bactériologique-Chimique“) ou un gilet par-coups de l’armée (histoire de se faire taper dessus par ceux qui, pour une fois, peuvent tester la résistance de tels corsets sécuritaires sans risquer de finir au poste, ou la tête en sang), le tout couvert par un casque bleu (très lourd à porter, mais dont la symbolique guerrière ne vous aura probablement pas échappé).

Créés par l’ONG britannique Privacy International en 1998 afin de “récompenser” ceux qui s’illustrent en matière d’atteintes aux libertés et à la vie privée, repris en France en l’an 2000, nous “fêterons” donc tristement nos 10 ans cette année… alors même que notre vocation serait pourtant de disparaître définitivement.

Et puisqu’il est question de surveiller les surveillants, vous êtes donc invités à nous faire part des candidats potentiels que vous auriez repérés (plus d’infos dans le communiqué qui suit).

En attendant, vous pouvez également vous référer à l’anthologie qu’avaient publiée les éditions de la Découverte en 2008 (disponible en livre et sur l’internet), aux archives de tous les candidats, disponibles sur notre site web, et en apprendre un petit peu plus via cette petite interview vidéo de Jérôme Thorel, l’initiateur des BBA en France :

Communiqués de Big Brother Awards France

Source : bugbrother.blog.lemonde.fr

24 mars 2010 | Actualité | Permalien

Hadopi: nos pauvres députés ont été influencé dans leur choix…

Hier au micro de RMC (entre 2″30 et 3″00), le député UMP Bernard Debré est revenu sur la réunion du groupe à l’Assemblée nationale destinée à « crever les abcès » selon les termes de Jean-François Copé. Debré, également médecin, a qualifié cette réunion de début d’une «psychothérapie de groupe », qui « a révélé beaucoup de choses » :

Evoquant les pressions subies par les parlementaires, le député raconte : « J’ai pris comme exemple la loi Hadopi, qui était ce qu’elle était, mais elle nous a mis à dos un certain nombre de jeunes. Elle a hésité, tergiversé, puis finalement elle a été votée parce qu’on nous l’a demandé avec beaucoup d’insistance… euh voilà, c’était pas une bonne chose [...] La position des députés était très inconfortable. »

Finalement la teneur du texte, ça compte

En plein débat HADOPI, on se souvient que Jean-François Copé avait demandé par écrit aux parlementaires de voter aveuglément la loi, car ce n’était « pas la teneur du texte qui était en cause ». Hadopi avait été rejetée une première fois par l’Assemblée nationale suite à l’absence d’un grand nombre de députés UMP (dont Copé et Lefebvre) qui avaient déserté ce jour-là l’hémicycle. Rares étaient les députés UMP à s’y opposer ouvertement, exception faite par exemple de Lionel Tardy.

Sur RMC, Debré – qui fait partie des bons soldats qui ont voté HADOPI – remarque aujourd’hui « un gouvernement qui était un peu évanescent, un président de la République tout puissant. C’est une nouveauté dans la Ve République ». Des « lois peu intéressantes, inutiles » où on oublie les fondamentaux comme « la sécurité, l’économie, le chômage »… avec un risque : celui de voir le PS en tête en 2012.

Source : PC inpact

24 mars 2010 | Actualité | Permalien

Xavier Niel redit tout son amour pour HADOPI

hadopi xavier niel petit doigt

En marge de la conférence de presse sur ses (excellents) résultats financiers, Xavier Niel a une nouvelle fois décrit dans le détail tout son amour pour la loi HADOPI et ses dégénérescences :

« Tant que l’État ne financera pas le coût de la loi pour les FAI, à savoir 70 millions d’euros par an, nous ne bougerons pas. Nous ne ferons rien tant au niveau du filtrage que de la surveillance, surveillance pour laquelle nous sommes totalement opposés ». Des propos rapportés par nos collègues de ZDNet.

Opposition technique, opposition financière, opposition philosophique, le personnage persiste et signe dans sa contestation de ce texte (voir cette actualitécelle-cicelle-la, ou encorecette dernière).

Et il n’est pas le seul à se démarquer.

Ce matin, lors d’une réunion à de l’UMP à l’Assemblée nationale, on analysait notamment l’échec des régionales. Malgré le huis clos, de nombreux députés de la majorité avaient les doigts rouges à force de live-tweeter. Comme le pointe le Monde, l’une des parlementaires, Catherine Vautrin, députée de la Marne, a expliqué que plusieurs lois, dont Hadopi ont été «incomprises » des Français, au point d’imposer « d’être plus humbles ».

Source : PC inpact

24 mars 2010 | Actualité | Permalien

Chine : les mesures de rétorsion contre Google ont commencé

- Les autorités chinoises n’ont pas tardé à restreindre l’accès au moteur de recherche hébergé à Hong-Kong et à bloquer les requêtes sur des sujets sensibles. Par ailleurs, les deux premiers opérateurs télécoms du pays seraient sur le point d’annuler des contrats.

La Chine n’aura pas toléré bien longtemps la parade de Google pour ne plus censurer son moteur de recherche.

Quelques heures après que la firme américaine eut annoncé l’ouverture de google.com.hk hébergé sur des serveurs à Hong-Kong, plusieurs rapports ont fait état du blocage de certains mots-clés sensibles (Falun Gong, place Tian’anmen…) qui renvoient un message d’erreur. Dans certains cas, les résultats de recherche s’affichent encore mais il est impossible d’ouvrir les liens.

Si l’on se fie à la page spéciale créée par Google pour suivre l’état de l’accès à ses services, la recherche web, d’images et de news n’est toutefois pas bloquée. Et lorsque l’on tape google.cn, la redirection automatique vers google.com.hk fonctionne toujours.

La commercialisation d’un smartphone Android annulée ?

Les autorités chinoises ont vivement réagi à la décision de Google en accusant le géant américain d’avoir « violé une promesse écrite qu’il avait faite en arrivant sur le marché chinois en arrêtant de filtrer son moteur de recherche ». Et selon le New-York Times, les mesures de rétorsion sont déjà en cours.

China Mobile, le plus gros opérateur du pays, aurait subi la pression du gouvernement pour annuler le contrat faisant de Google le moteur de recherche officiel de sa page d’accueil. Selon des analystes China Unicom, le deuxième opérateur national aurait reporté voire carrément annulé la commercialisation d’un smartphone Android. Enfin l’Associated Press rapporte que Tom.com, l’un des plus grands portail Internet qui propose aussi des services sur mobile, a déjà annoncé qu’il cessait d’utiliser les services de recherche de Google. (Eureka Presse)

Source : ZDNet

24 mars 2010 | Actualité | Permalien

La neutralité du net, un enjeu important pour l’ARCEP

L’ARCEP a publié une première vidéo sur la neutralité du net. Dans celle-ci, le président du gendarme des télécoms revient sur l’intérêt d’un tel colloque, la définition à apporter à ce concept de neutralité et sur les enjeux de ce principe. « Internet est un bien collectif ; on peut en avoir une vision naïve ou une vision stratégique : réfléchissons-y ensemble » a lancé Jean-Luc Silicani.

À l’occasion d’un colloque sur la neutralité des réseaux qui aura lieu le 13 avril prochain, l’Autorité de Régulation des Communications Et des Postes (ARCEP) a choisi de débroussailler le terrain à travers une série d’entretiens en vidéo qui auront pour objectif d’aborder cette notion et d’engager le débat dès maintenant. Pour cette première vidéo, c’est Jean-Luc Silicani, l’actuel président du régulateur des télécoms, qui inaugure cette démarche.

Un travail en amont qui s’est manifestement révélé nécessaire suite à la polémique autour du concept de « quasi-neutralité ». Le 3 mars dernier, la page dédiée au colloque expliquait ainsi : « la finalité essentielle des communications électroniques est l’accès des consommateurs aux contenus au travers des réseaux. Si le principe d’une neutralité tempéré, ou  » quasi-neutralité « , garantit un accès équitable et efficace, de nombreuses questions demeurent posées quant aux modalités de mise à disposition des contenus« .

Le jour-même, Jean-Luc Silicani avait réagi dans la presse, en expliquant que ce terme visait avant tout à ménager chaque partie, sans imposer d’entrée de jeu la neutralité des réseaux. « Certains acteurs ont estimé que l’ARCEP rappelait avec trop d’insistance et d’importance le principe de neutralité qu’il conviendrait, selon eux, de beaucoup relativiser« . L’objectif de ce débat est avant-tout de « préciser, comme l’a fait la FCC, dans son projet de lignes directrices, les cas où certaines pratiques de gestion de trafic, justifiées et proportionnées, sont acceptables« . Nous avions alors estimé que cette astuce avait surtout eu le mérite de ne satisfaire personne.

Pour cette première vidéo, Jean-Luc Silicani revient donc sur l’enjeu de la « net neutrality », en soulignant que ce débat est véritablement global, puisque des discussions ont également lieu à l’échelle européenne et mondiale. Le président du gendarme des télécoms rappelle d’ailleurs que l’homologue américain de l’ARCEP, la Federal Communications Commission, a récemment défini quelques lignes directrices pour « fixer le cadre, les règles du jeu de ce principe« .

Principe qui est assez simple pour Jean-Luc Silicani. « Tous les réseaux de communication électronique [...] doivent être accessibles à tous les utilisateurs de façon transparente et non-discriminatoire » explique-t-il, en soulignant que les réseaux de communication électronique englobent à la fois les réseaux fixes et mobiles, Internet et de téléphonie. Cela concerne également les réseaux futurs. Ces règles devront donc être connues (transparence) de tous et mettre sur un pied d’égalité tous les membres du réseau (non-discrimination) a poursuivi le président de l’ARCEP.

Rappelons qu’en parallèle de ce colloque, la secrétaire d’État au développement de l’économie numérique installaitun groupe de six experts chargé d’informer le gouvernement sur les enjeux de la neutralité des réseaux. Son travail, bien que purement consultatif, doit apporter une réflexion qui nourrira un rapport sur le sujet, pour être ensuite remis à l’Assemblée nationale d’ici cet été.

L’ARCEP annonce que le colloque sera diffusé en français et en anglais sur le site web de l’ARCEP. Il sera ensuite disponible en VOD dès le lendemain.

Source : Numerama

22 mars 2010 | Actualité, Multimedia | Permalien

Neutralité du Net : quid des équilibres économiques entre grands acteurs ?

Le cabinet d’études COE Rexécode – Centre d’Observation Economique et de Recherche pour l’Expansion de l’économie et le Développement des Entreprises – a publié en janvier 2010 une intéressante étude, titrée « Les opérateurs de réseaux dans l’économie numérique : Lignes de force, enjeux et dynamiques »( pdf ).

Cette étude tire un bilan des évolutions importantes qui ont marqué le secteur des télécommunications durant les dernières décennies : ouverture à la concurrence, essor du mobile et de l’Internet, phénomène de convergence numérique.
Selon les auteurs, « la forte croissance de la demande de contenus audiovisuels sur Internet va rendre nécessaires de nouveaux investissements dans les réseaux d’accès fixe (fibre optique), dans le très haut débit mobile et les cœurs de réseaux. Alors que le chiffre d’affaires global du secteur des télécommunications stagne depuis cinq ans, les investissements nécessaires au déploiement des nouvelles infrastructures ne pourront être réalisés que si de nouveaux relais de croissance sont identifiés et exploités. »
L’étude analyse les acteurs du marché selon leur position dans la chaîne de valeur, avec un modèle en couches superposées : « Une première regroupe les entreprises qui produisent les éléments de réseaux et les terminaux, comme Nokia, Cisco ou Ericsson. La deuxième regroupe les opérateurs de réseaux, tels Orange ou Telefonica. La troisième regroupe les entreprises fournissant des services d’intermédiation sur Internet (Google, Amazon). Enfin, la quatrième couche regroupe les entreprises qui produisent et éditent les contenus audiovisuels (Canal+, Time Warner). Les opérateurs de réseaux créent et gèrent les actifs cruciaux pour le fonctionnement du secteur numérique. »

L’analyse économique des contraintes et des résultats des acteurs, suivant la couche à laquelle ils appartiennent, est sans appel : « L’observation de plusieurs ratios financiers sur un échantillon de 347 entreprises du secteur de l’économie numérique montre que les entreprises offrant des services d’intermédiation sur Internet réalisent les taux de marge et les taux de retour sur investissement les plus élevés, alors que les opérateurs de réseaux réalisent l’effort d’investissement le plus important. Les perspectives de revenus ne sont pas là où les besoins d’investissements sont les plus importants. »
Force est de constater que les taux de marge, d’investissement et de retour sur investissement sont aussi défavorables aux opérateurs de réseaux qu’ils sont favorables aux intermédiaires :

Cette analyse rejoint et étaye le discours que véhiculent depuis un certain temps quelques opérateurs de réseaux, dont France Telecom et Deutsche Telekom : pour que les réseaux se développent, il faudrait que ceux qui en tirent les plus grands profits contribuent plus justement au financement du développement des infrastructures, directement ou indirectement.
Cette position des opérateurs fait réagir Alain Bazot, le président d’UFC-Que Choisir, sur son blog : « Je ne peux pas m’empêcher de comparer cette demande à celle d’un hypermarché qui réclamerait aux industriels de financer l’extension des linéaires pour référencer leurs produits ! Si les opérateurs n’étaient pas également impliqués dans le développement de contenus, auraient-ils les mêmes demandes ? Après tout, leur métier est bien avant tout de vendre des tuyaux ! Alors, n’est-ce pas à eux d’adapter le modèle économique ? »

Comment arriver à instaurer un meilleur équilibre des recettes et des dépenses au sein de cet écosystème, dans le strict respect de la neutralité des réseaux ?
Voilà un sujet qui nous interpelle tous, car, d’une façon ou d’une autre le consommateur est au bout de la chainé de valeur. Par ses abonnements, ses paiement en ligne pour des biens ou des services, par les publicités qu’il accepte ou pas de recevoir, le consommateur est la première source du long fleuve parfois tumultueux des flux financiers qui irriguent l’écosystème des réseaux et des contenus…

Source: ZDNet

22 mars 2010 | Actualité | Permalien

Apiadopi, l’après Hadopi‏

Le principe D´APIADOPI est né au printemps 2009, sur une terrasse, sur les toits d´Avignon. Un apéritif, des amis, et une indignation commune sur ce qui s´annonçait être une loi en dehors de notre temps, inappropriée à nos usages, techniquement inapplicable et dangereuse pour les libertés individuelles. Pour contrer le marketing politique qui nous était imposé (déni de débat), nous avons décidé de rentrer dans du marketing pur. C´est ainsi que nous vint l´idée de déposer le terme Hadopi à l´Institut National de la Protection Industrielle (I.N.P.I). Après vérification d´une possible antériorité, la marque était déposée. Il s´ensuivit une longue période de calme.

Le 9 janvier 2010 : coup de théâtre! Nous apprenons par la presse que l´Etat a déposé la marque et un logo. Alors, du pur acte de résistance citoyenne est né le projet d´une plateforme mutualiste de diffusion et de téléchargement de contenus légaux et rémunérés. A l´Hadopi coercitif de l´Etat, nous préférons APIADOPI : la liberté et la justice au service de la diffusion artistique.

Renaud Veeckman

Source : Apiadopi

20 mars 2010 | Actualité | Permalien

Google : départ de Chine le 10 avril prochain ?

Google_ChinePour le Financial Times, la fermeture de google.cn est sûre à 99,9 % et les agences publicitaires chinoises ont de fait commencé à sérieusement s’inquiéter. C’est cette fois-ci un journal chinois qui fait parler une source anonyme et fait part du départ de Google de l’Empire du Milieu le 10 avril 2010.

Comme le rapporte l’AFP, le China Business News dit tenir ses informations d’un employé de Google en Chine. Alors que Google n’a pas souhaité commenter cette information, il devrait lever le voile sur son futur en Chine dès lundi 22 mars en annonçant notamment un plan social. On a en effet tendance à l’oublier, mais si Google se retire de Chine, ce n’est pas seulement les 384 millions d’internautes chinois qui seront  » abandonnés  » et quelques salariés risquent de rester sur le carreau. La firme de Mountain View dispose de trois sites en Chine avec près de 700 employés.

Google est arrivé sur le marché chinois en 2006 en se conformant à la législation du pays, et donc en acceptant de jouer le jeu de la censure pour son moteur de recherche google.cn. Ce dernier détient une part de marché de l’ordre de 30 % et sa fermeture serait pour Google synonyme d’un manque à gagner estimé de près de 600 millions de dollars. Il n’est toutefois pas encore très clair si l’éventuelle fermeture de google.cn provoquera obligatoirement le départ complet de Google.

Début janvier, Google a révélé avoir été la victime d’attaques informatiques venues de Chine. Ces attaques avaient pour but le vol de code source d’applications, des tentatives d’accès à des comptes Gmail de militants des droits de l’Homme en Chine. Trop pour Google qui a annoncé son intention de proposer un moteur de recherche google.cn dépourvu de tout filtre. Point sur lequel Pékin semble inflexible.

Source : generation-nt

19 mars 2010 | Actualité | Permalien

L’ASIC est rejoint par Facebook

ASIC_LogoL’ASIC a été fondée fin 2007 à l’initiative d’AOL, Dailymotion, Google, PriceMinister et Yahoo!. Cette organisation française affiche comme objectif la promotion du «  développement du nouvel Internet « . Elle compte parmi ses membres : blogSpirit, eBay France, Exalead, Kewego, LaCartoonerie, Microsoft France, Over-Blog, Skyrock, Vivastreet, Wikimedia, Wikio, Yoowalk et Zlio.

Un nouveau venu est aujourd’hui annoncé : le célèbre réseau socialFacebook qui sur près de 400 millions d’utilisateurs dans le monde en compte quelque 15 millions en France. Pour l’ASIC, cette arrivée permet «  d’accueillir toute la diversité du Web 2.0 « . Dans les prochains mois, l’ASIC entend donner de la voix sur des sujets portant notamment sur la protection de la vie privée, un domaine dans lequel Facebook a une certaine expertise.

L’ASIC a déjà pris position pour la défense d’un Internet ouvert, sans aucune discrimination entre les services, autrement dit la neutralité du Net. Bien que rassurée par l’intervention de l’autorité judiciaire pour le filtrage du Net ( lutte contre la pédopornographie ), elle s’est élevée contre plusieurs dispositions du projet de loi Loppsi dont la lutte contre l’usurpation d’identité dans le sens où sa rédaction fait peser un risque sur la liberté d’expression.

L’ASIC s’est également montrée très critique à l’égard de toute idée d’une taxe sur les revenus publicitaires des acteurs du Net.

Source : Generation-nt

19 mars 2010 | Actualité | Permalien

Hadopi: Une loi déjà obsolète

HADOPI : une loi pour rienDans son édition du 9 mars, les Echos.fr fait mention d’une étude sur le téléchargement illégal.

Il s’avererait que le nombre de pirates en France aurait augmenté de 3 % entre septembre et décembre, soit trois mois après l’adoption de la loi Hadopi 2. La tendance est révélatrice d’une loi qui ne cible que les utilisateurs des réseaux « peer to peer » et non les sites de « streaming » oubliant par la même tout un pan du problème.

Des pratiques qui ne peuvent pas être détectées en l’état par Hadopi, alors même que les sites de « streaming » sont devenus plus populaires que les réseaux « peer to peer » : 20 % des internautes consommant de la vidéo ou de la musique visionnent des films ou des séries sur ces sites, contre 14 % qui utilisent les réseaux de partage. Au total, plus de 3 millions d’internautes passeraient donc au travers des mailles d’Hadopi. La loi ne ciblerait, elle, « que » 2,7 millions de Français.

Et revoilà la riposte

Un des derniers décrets mettant en place la machine Hadopi vient d’être publié. Il met en lumière les données personnelles qui seront utilisées pour la mise en oeuvre de la riposte graduée.

C’est officiel, voici les données que la Haute Autorité demandera aux FAI, une fois l’adresse IP «flashée» par les ayants-droit :
- Nom de famille, prénoms ;
- Adresse postale et adresses électroniques ;
- Coordonnées téléphoniques ;
- Adresse de l’installation téléphonique de l’abonné.

Retenons que la notion d’ «adresses électroniques», au pluriel, comprend l’adresse mail principale, ainsi que toutes les adresses secondaires.

Ainsi, le premier avertissement sera envoyé sur toutes les adresses mails que l’abonné aura créées. Seulement, si l’abonné n’utilise pas l’adresse fournie par son FAI, il passera directement par la case «courrier recommandé». De plus, chez Free par exemple, aucun mail en @free.fr n’est crée à l’inscription. L’abonné peut créer lui-même autant d’adresses qu’il veut, mais peut très bien aussi utiliser un mail provenant d’une autre plateforme (Gmail, Yahoo, La Poste, …). Premier hic.

Ensuite, voici les donnés que les ayants-droit devront fournir à la Haute Autorité :
- Date et heure des faits reprochés ;
- Adresse IP des abonnés concernés ;
- Protocole pair à pair utilisé ;
- Pseudonyme utilisé par l’abonné ;
- Informations relatives aux oeuvres ou objets protégés concernés par les faits ;
- Nom du fichier tel que présent sur le poste de l’abonné (le cas échéant) ;
- FAI auprès duquel l’accès a été souscrit.

Notons ici que la notion de Peer-to-peer est clairement citée. Du coup, les sociétés qui «espionneront» les échanges n’auront que ce protocole à surveiller. Donc si les Limewire et autres eMule Torrent, peuvent commencer à compter leurs jours, les sites de streaming, de serveurs FTP, de newsgroups, ou autres sites de téléchargements (Rapidshare, Megaupload, …) peuvent voir l’avenir en rose… Autre hic donc.

Ces données seront conservées par l’Hadopi entre 2 et 20 mois.
Ne reste plus que le décret concernant le fameux «logiciel de sécurisation» que l’Hadopi devra proposer aux internautes «flashés». Un logiciel capable de distinguer le téléchargement du dernier album de Lorie d’un téléchargement d’une distribution Linux… On a hâte de voir !

Source: Mediaslibres.com

19 mars 2010 | Actualité | Permalien

Pourquoi renonçons-nous à notre anonymat sur Internet ?

L’une des grandes craintes de Internet « Big Brother » reste le contrôle de nos données, la perte de libertés (voir débat sur Hadopi puis Loppsi). Internet est un espace de liberté où encore plus aujourd’hui chacun peut facilement participer, échanger, partager. Mais cet espace de liberté fait peur et continue à faire peur et pourtant consciemment on renonce de plus en plus à notre anonymat.

« Facebook : je t’aime moi non plus »

Les leaders sur Internet font peur, c’est un réflexe encore plus fort en France, pays de défense des libertés. Microsoft, Google et aujourd’hui Facebook se font souvent critiquer autour des données personnelles et de leur utilisation. Il faut se rappeler en ce qui concerne Facebook que cela ne date pas de hier car déjà le lancement abandonné de Facebook Beacon avait fait des remous, les changements dans leur politique de CGUs également (Polémique autour des nouvelles CGUs de Facebook et Facebook fait marche arrière sur les CGUs). Pour autant, cela ne créé pas de défection de ce service, bien au contraire. Dans un effet de mimétisme social, on a tous utilisé Google plutôt que d’autres moteurs de recherche, et on voit se reproduire le même schéma avec Facebook.

Où est Charlie ? Regardez je suis là

En ce qui concerne les outils de géolocalisation qui est sans nul doute la tendance en 2010 avec le buzz autour du service proposé par Foursquare ou le lancement en avril de la géolocalisation dans les statuts par Facebook (Facebook to launch location features next month), cela va plus loin.

En effet, on donne ici volontairement le lieu dans lequel on se trouve dans un but peu évident. Partager le lieu dans lequel on se trouve pour partager en live une expérience ou partager a posteriori un avis autour d’un lieu ou restaurant (cf service proposé par DisMoiOu) pourraient avoir du sens. A l’ère du web en temps réel et des outils de mobilité, il faut aujourd’hui partager dans l’instant pour se donner le sentiment d’être connecté en permanence à sa communauté, son réseau (Peut-on Twitter partout, tout le temps ?). Sauf que clairement aujourd’hui pour les personnes utilisant Foursquare et l’ayant relié à leur profil Facebook ou leur compte Twitter, on a une pollution des contenus (une de plus) où il devient encore plus important de savoir filtrer parmi les contenus pour rechercher et suivre les informations intéressantes (De la recherche au filtre de l’information). Désolé mais je m’en fous de savoir que mes amis se trouvent ici ou sont là… On sait que les avis sur les restaurants, les concerts, les bars, les expos font partie des éléments les plus partagés et discutés sur Internet. Les outils de géolocalisation représentent ainsi un intérêt fort pour ces « lieux d’expérience »…

Se donner l’apparence d’une vraie vie sociale

L’anonymat sur Internet servait à se protéger en avançant à visage masqué, sous le nom d’un pseudo. Mais aujourd’hui il est important d’avoir une « second life » et de la valoriser. Il n’est pas important d’avoir un réseau d’amis important, il devient plus important d’avoir 500 faux amis sur Facebook ou 300 followers sur Twitter. On se donne l’illusion d’une importance et donc d’une existence. Nous passons du « Je pense donc je suis » au « Je partage donc je suis ». La société individualiste pousse à ce que les outils virtuels le soient moins voire soient l’opposé. Il est difficile de rencontrer des gens dans la vraie vie, par peur du contact avec autrui, alors passons par Internet et Meetic : cela devient plus simple, plus ludique et il est plus simple de dire « next ».

Source: Socialmediatoday

17 mars 2010 | Actualité | Permalien