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Piratage: démantelement d’un réseau de pirates et saisie record

Oyez Oyez, l’OMWF est fier de vous annoncer le démantèlement d’un réseau de pirates de très grande envergure !

Les pirates faisaient travailler plus de 1000 esclaves dans un garage ! Les gus ont été appréhendés et le matériel contrefait a été saisi. En exclusivité notre ministre de la culture réagi à ce coup de filet magistral. A n’en pas douter, grâce à HADOPI, notre bien aimée Haute Autorité, le piratage ne sera plus qu’un mauvais souvenir dés le printemps 2011, les mesures prises par le gouvernement devraient mettre un terme à cet odieux trafic qui n’hésite pas à sombrer dans l’esclavagisme pour piller la culture française.

Vive le Ministre, Vive Jean-Paul Belmondo, Vive la République Populaire de France

Source : Bluetouff

16 avril 2010 | Actualité | Permalien

Torrent Poisoning : le p0c qui vient de tuer HADOPI

Comme prévu, même un peu en avance sur le calendrier, un code de Torrent poisoning est maintenant disponible, l’info vient d’être publiée ici. Répondant au doux nom de seedfuck, il sert à inonder les trackers Torrent de fausses adresses IP, tout comme The Pirate Bay l’avait promis. Le p0c est écrit en C Mono mais ne demande visiblement qu’à être porté.

Pour faire simple, voici comment ça fonctionne : on génère de fausses IP créant de l’activité sur un Hash (identifiant unique d’un fichier) donné, ces fausses ip génère du trafic et des events (donwload complété par exemple ou octets restants à télécharger).

Rappelons que la HADOPI surveillera une liste donnée d’oeuvres par leur Hash, ce qui veut dire que le bruit généré sur ces oeuvres surveillées va créer un sacré bazar.

… pire, un binaire Windows serait même déjà prêt !

On risque donc, aux premiers envois de mails de se payer de bonnes barres de rire, en retrouvant par exemple les IP de la rue de Valois dans les plus gros téléchargeurs.

Le code source est disponible ici.

Source : Bluetouff

16 avril 2010 | Actualité | Permalien

Le ministre de l’intérieur italien télécharge sur eMule et combat Hadopi

Ca ne vaut pas notre première dame, qui disait il y a quelques années « avoir grand plaisir à être téléportée«  (téléchargée), car « au fond quand on est piraté c’est qu’on intéresse les gens« . Mais c’est encore mieux.

Le ministre de l’intérieur italien Roberto Maroni [membre du parti la Ligue du Norda confessé, d’abord le 10 avril dans un hebdomadaire puis le lendemain à la radio, qu’il téléchargeait des œuvres piratées sur eMule.

Selon l’homologue de Brice Hortefeux, il s’agit d’un simple échange sans but commercial, qui ne doit pas être assimilé à un acte délictuel. C’est comme « faire une copie d’un CD que l’on a acheté pour la donner à d’autres« , explique-t-il. Il rejoint ainsi la position exprimée par la justice espagnole, mais s’oppose à la justice de son propre pays quis’acharne à bloquer The Pirate Bay.

Maroni estime qu’Hadopi est « une mauvaise solution qui ne fonctionne pas« , ce qui devrait beaucoup déplaire aux gouvernements français et italiens. Les deux pays ont signé en début d’année dernière unaccord de collaboration qui visait justement à lutter contre le piratage sur Internet, via une riposte graduée. Une solution qui ravit particulièrement Silvio Berlusconi, qui possède l’un des principaux groupes de médias européens, et qui a donc un intérêt économique direct à lutter contre l’échange gracieux d’œuvres sur Internet.

Courageuse, la déclaration de Roberto Maroni a été saluée comme il se doit par de nombreux députés, des activistes, des journalistes, des blogeurs ou encore des avocats, qui ont signé ensemble une lettre ouverte qui appelle le gouvernement à légaliser l’échange de fichiers à but non lucratif. « Nous saluons le courage et la sincérité de ceux qui, comme lui, assument la responsabilité politique de dire ce qui se passe dans la vie quotidienne dans notre pays, le fait que des millions de personnes choisissent maintenant l’outil qui leur permet de rechercher et d’échanger les contenus qui les intéressent le plus« , peut-on ainsi lire.  »Si vous souhaitez devenir le promoteur d’une initiative législative, ou approfondir les arguments, nous mettons à votre disposition l’aide d’experts et de groupes de réflexion qui pourront enrichir le travail et le débat sur les difficultés à prendre en considération« .

Source : Numerama.com

16 avril 2010 | Actualité | Permalien

Colloque sur la neutralité du net : l’intervention de Chistian Paul

Christian Paul nous a transmis son intervention touchant à la neutralité du net au sein du colloque de l’ARCEP. Nous la publions intégralement. On y soulignera que le député en appelle à une loi pour défendre ce principe. Autant dire qu’une proposition de loi devrait être inscrite dans un futur ordre du jour. Nous y reviendrons.

L’intervention de Chistian Paul sur la neutralité du net :

Depuis plus de 10 ans, l’internet provoque à intervalles réguliers des débats sur la manière dont le droit s’applique sur les réseaux, dont les libertés y sont exercées et respectées. Tout aussi fréquemment, internet est abondamment diabolisé, ce qui n’est pas la meilleure manière d’aborder les problèmes délicats de régulation que posent les réseaux. Aujourd’hui, enfin, nous nous intéressons aux valeurs qui fondent l’internet, et aux principes qui guident la régulation.

On ne doit pas résumer Internet à un ensemble d’applications, ou à un monde de contenus. Il est d’abord une architecture qui rend possible la circulation des contenus, des innovations, grâce à son ouverture et à son extrême décentralisation. Lawrence Lessig l’a bien décrit.

La neutralité du net, c’est d’abord la préservation de cette architecture précieuse, de son ouverture. Plus globalement, qu’attend-t-on de la régulation ?

Dans ce domaine, la technicité n’est qu’apparente. Ce sont des conceptions de la société, des choix de valeurs et des choix politiques qui sont en débat.La régulation n’existe réellement que si elle est consciente des valeurs qu’elle met en œuvre.

L’intervention du législateur doit dégager l’intérêt général, qui n’est jamais la somme des intérêts particuliers. Les risques existent de voir réapparaître des féodalités, des octrois et des péages.

L’internet que nous connaissons possède un esprit républicain. Il a fédéré des réseaux privés, bien distincts, et aux logiques très différentes. Il les a transformés en bien commun informationnel.

Ce n’est pas un hasard : ce sont les valeurs des pères fondateurs du net, et ces valeurs, nous pouvons les partager. La liberté d’accéder pour tous au même internet, et la liberté de proposer des contenus et des services. La liberté d’expression, de communication, d’information est donc en jeu.

L’égalité puisque l’internet met sur le même pied tous ceux qui sont connectés. Le peer to peer, d’égal à égal, avant d’être abusivement assimilé à piratage ou à délinquance, est un message d’égalité.

Et n’hésitons pas : la fraternité, qui s’incarne dans l’engagement mutuel d’assurer un service dans les meilleures conditions possibles. C’est le « best effort » pour le transport des paquets de données.

La neutralité est donc bien un principe de régulation. Ce n’est pas le laisser-faire, contrairement à ce que ce terme très pacifique peut laisser croire.

Oublier la neutralité, c’est au contraire laisser faire les opérateurs…

Le décor est ainsi planté. Voilà les valeurs que la régulation du net doit défendre becs et ongles.
La neutralité est l’un des principes qui permettent d’organiser la régulation et l’action publique au service de ces valeurs. Il se décline de sept manières au moins :

  • Préserver un espace d’innovation et de créativité. La net neutralité, c’est la net créativité.
  • Garantir l’égalité des internautes sur le territoire. La couverture numérique universelle est un objectif majeur de notre pays.
  • Interdire les discriminations, en fonction de la source ou de la destination. Il ne doit pas être permis de privilégier un service. Ou de différencier selon le terminal utilisé.
  • Renforcer le « best effort », l’engagement réciproque de transporter dans les meilleures conditions possibles les données. Les politiques d’interconnexion de réseaux (peering) doivent être clarifiés, publiques, équitables. Au plus, peut-on faire des priorités entre des protocoles de même type. On doit pouvoir donner la priorité à la voix sur les données, mais il importe alors de donner cette priorité à tous les protocoles de voix, et non à un seul. Il ne doit pas non plus être possible de devenir plus prioritaire en payant plus cher.
  • Défendre le caractère « de pair à pair » de l’internet. Nous ne sommes plus dans les relations figées, de client à serveur, comme dans les architectures antérieures. Les rôles changent en permanence : on est l’un puis l’autre, et retour. On est consommateur, puis producteur d’information. L’asymétrie ne peut être la règle. Chacun doit pouvoir disposer d’une connexion symétrique, en montée et en descente, et non filtrée.
  • Réaffirmer une liberté fondamentale : le droit au secret de la correspondance privée. Il ne doit pas être permis d’analyser impunément les contenus échangés, en dehors de procédures judiciaires prévues par la loi. Nous ne l’accepterions pas de notre facteur ou de notre concierge : nous ne l’acceptons pas ne notre fournisseur d’accès.
  • Le dernier point rejoint le premier : il consiste à ne pas restreindre l’application de ces principes aux seules communications électroniques. Les autres signaux transmis par l’internet, la voix, l’image, doivent être traités de la même manière.

Si on veut aller jusqu’à une véritable laïcité informationnelle, il faut toute leur place à l’interopérabilité, aux standards ouverts, et interdire les systèmes de contrôle de l’usage. Comment l’internet serait-il neutre si un éditeur contrôlait un domaine d’applications ou de contenus ? Comme le fait Apple avec son « Store ».

Alors d’où vient l’inquiétude et d’où viennent les menaces ? On trouve au moins cinq sources de tension :

  • Les motifs commerciaux : l’exemple d’Apple, mais aussi d’opérateurs tentés de privilégier des sources de contenus au détriment des autres. Parfois pour faire pression pendant des négociations commerciales ! Par ailleurs, nos fournisseurs de tuyaux sont aussi des fournisseurs de contenus. Il n’est pas admissible qu’un fournisseur d’accès puisse favoriser ses contenus par une intégration verticale. La non-discrimination doit être défendue vigoureusement par le régulateur.
  • L’encombrement, la saturation des réseaux. Mais là, il faut des réponses techniques et un investissement national et européen dans la recherche et les réseaux.
  • La sécurité, la lutte contre le terrorisme.
  • Les contenus illicites, voire criminels (négationnisme, pornographie…)
  • Le « piratage » (que je distingue bien sûr du partage à des fins non lucratives…c’est la bataille d’Hadopi)

Faut-il sacrifier la régulation des réseaux pour servir la régulation des contenus, et aux services de quels intérêts ?

Les arbitrages devront être effectués dans le respect de nos valeurs fondamentales. Dans notre République, la privation de liberté est l’exception et non la règle. Hadopi et LOPPSI2 augurent, hélas, mal de la suite…

On ne régulera pas l’Internet contre les internautes. La loi commune ne peut aller contre la société. Assez de lois d’affichage dont l’inefficacité ne profite qu’aux marchands de services de contournement (proxies anonymisant…) ou manifestement illégaux (téléchargement payant de films contrefaits sans rémunération des ayants droit, etc.) ! Donnons plutôt aux enquêtes de sécurité, sous le contrôle de l’autorité judiciaire, les moyens de leurs investigations, plutôt que de construire les nièmes lignes Maginot. Nous avons maintenant dix ans d’expérience de ces impasses.

La neutralité du net doit être consacrée par la loi. Elle est le principe et non l’exception. Elle est même un principe essentiel de l’internet ouvert que nous voulons, dans la civilisation numérique. Nous devons être très attentifs à la discussion du paquet Télécom. Demain, pourquoi pas, la neutralité des réseaux comme condition de libertés nouvelles, aura sa place dans les règles constitutionnelles. La décision Hadopi du Conseil constitutionnel du 10 juillet 2009 a montré la voie, et j’en suis très heureux.

Source :PC inpact

13 avril 2010 | Actualité | Permalien

Stoppons ACTA !

Paris, le 12 avril 2010 – Cette semaine, une nouvelle étape de négociations sur l’Accord Commercial Anti-Contrefaçon (l’ACTA) a lieu à Wellington, en Nouvelle-Zélande. Les fuites récentes ont révélé que cet accord avait pour but d’exporter les sanctions les plus dures concernant les violations des droits d’auteur, des brevets ou des marques, transformant notamment les opérateurs d’Internet en une police privée du copyright. De plus, ce processus constitue un contournement illégitime de la démocratie. L’ACTA doit être stoppé.

Les négociateurs de l’ACTA savent probablement que le texte actuel va à l’encontre de l’intérêt général et qu’il ne pourrait jamais passer par les voies démocratiques habituelles. Par conséquent, ils ont décidé de l’imposer par le biais d’un accord international ad hoc négocié secrètement par un nombre de pays restreint. Les dernières fuites révèlent que la Présidence du Conseil de l’UE, qui négocie avec la Commission au nom de l’Union européenne, tente d’introduire des sanctions pénales portant atteinte aux droits fondamentaux et allant bien au-delà de l’acquis communautaire. Exporter de la sorte des dispositions aussi dangereuses sans supervision démocratique remettrait gravement en cause la légitimité du droit d’auteur et des brevets.

Au travers de ce « blanchiment législatif », l’ACTA imposera un régime où tout le monde pourrait être présumé coupable : faux médicaments assimilés aux médicaments génériques sans licence, partage de fichiers assimilé à la contrefaçon commerciale de masse, aide ou incitation à la contrefaçon sujette à des sanctions pénales, etc. En introduisant des restrictions d’accès au Net, les négociateurs de l’ACTA mettraient des restrictions sur nos libertés fondamentales.

« Il n’y a aucun moyen d’influencer ou de vérifier le travail des négociateurs ACTA. L’une après l’autre, les fuites montrent qu’ils ont l’intention d’imposer de dures sanctions contre les citoyens et une réelle insécurité juridique aux acteurs d’Internet. De cette manière, ils restreindraient la protection de la vie privée, la liberté d’expression ainsi que l’accès au savoir et aux technologies de par le monde. Le déni de réalité et l’hostilité à l’encontre de l’intérêt général qui ont été affichés jusqu’à présent sont intolérables. Dans ces conditions, il n’y a pas d’autre solution que de rejeter l’ACTA dans son ensemble », déclare Jérémie Zimmermann, porte-parole de l’organisation citoyenne La Quadrature du Net.

La Quadrature de Net appelle tous les citoyens attachés aux valeurs démocratiques, aux libertés fondamentales et qui aiment Internet à informer au sujet de l’ACTA, y compris en insérant une boîte d’alerte « Stop ACTA! » sur leurs sites web et en signant la déclaration de Wellington.

Source : la quadrature du net

13 avril 2010 | Actualité | Permalien

Les sociétés d’ayants droit s’en mettent plein les poches (rapport officiel)

Manque de transparence dans la rémunération des dirigeants, salaires en augmentation malgré des perceptions qui se tassent, frais de représentation mal contrôlés, niveaux de rémunération non justifiés par la difficulté de la tâche, parachutes dorés… le rapport 2009 qui vient de paraître sur les comptes des sociétés de gestion collective de droits d’auteur et droits voisins est d’une violence inouie sur les rémunérations pratiquées, en particulier à l’encontre de la Sacem.

Mise à jour : pour davantage de détails croustillants, nos lecteurs pourront aussi lire l’article d’Emmanuel Berretta dans Le Point, qui rapporte par exemple que des vacances en Guyane ont été payées avec une carte bancaire de la Sacem. Les auteurs qui payent pour adhérer à la Sacem apprécieront.

Article du 7 avril 2010 – Chaque année, la cour des comptes publie un rapport établi par la commission permanente de contrôle des sociétés de perception et de répartition des droits, qui passe au crible la gestion des deniers collectés pour les ayants droit par les Sacem, SCPP, SACD, Spedidam et autres sociétés de gestion collective. Pour la première fois, la cuvée 2009 (.pdf) communiquée ce mercredi matin s’est intéressée à la question extrêmement sensible de la rémunération des personnels, et en particulier des cadres qui dirigent ces sociétés d’un genre particulier. Au moment où le piratage fait l’objet de toutes les inquiétudes quant à son impact sur les revenus des créateurs, chacun s’attend à ce que les dirigeants se serrent la ceinture.

Or le rapport est assassin. Il note tout d’abord que les charges de gestion des sociétés collectives ont augmenté entre 2006 et 2008 trois fois plus vite que les perceptions. En 2008, plus d’un cinquième des revenus collectés (21,5 %) a été utilisé pour financer le fonctionnement-même des sociétés. Alors que le nombre de salariés a diminué de 2 % sur la période, les charges de personnel ont augmenté de 3,8 %. (…)

En 2008, la rémunération moyenne des principaux dirigeants des sociétés de gestion collective était de 147 800 euros brut, mais avec de fortes disparités entre chacunes. A la Sacem, la moyenne des 10 principales rémunérations était de 257 000 euros en 2008, et les 6 dirigeants en place de 2005 à 2008 ont vu leurrémunération augmenter de 10 %.

Sans dévoiler de rémunération à titre personnel, le rapport donne de précieuses indications. La SACEM occupe ainsi les deux premières places du classement des 50 plus fortes rémunérations parmi toutes les sociétés de gestion auditées, « avec un écart approchant 55 % entre le dirigeant ainsi placé en seconde position et celui le suivant immédiatement« . C’est dire si la moyenne de 257 000 euros brut est éloignée de la réalité pour son président du directoire. Le rapport ajoute qu’en prenant la rémunération la plus élevée dans chacune des huit sociétés de gestion auditées, la plus forte rémunération à la Sacem fait augmenter à elle seule la moyenne de près d’un tiers, à 230 000 euros.

La commission estime par ailleurs que les frais de réception, de déplacement ou de missions des sociétés de gestion « mériteraient souvent d’être mieux formalisés« , ce qui est un langage bien diplomatique pour dire que certaines sociétés de gestion laissent leur dirigeant dépenser sans compter pour leurs restaurants, leurs hôtels et leurs voyages à l’étranger. « La SACEM n’effectue notamment aucun contrôle systématique des frais de représentation exposés par ses directeurs régionaux« , a regretté ce matin le rapporteur général. Il fustige aussi les mécanismes d’intéressement mis en place notamment à la Sacem, qui « se fondent sur des facteurs sans rapport direct avec l’efficacité de l’activité des personnels concernés« .

Des parachutes dorés semblent également dans la ligne de mire de la commission, qui note que « le bien-fondé des transactions financières intervenues n’apparaît pas clairement établi dans le cas de certains départs de salariés ou de dirigeants à la SACEM ou à l’ADAMI« .

La commission regrette que « sur la question sensible de la rémunération de l’encadrement supérieur de ces sociétés« , la loi n’impose qu’une « transparence mesurée » par rapport à ce qui est imposé aux sociétés civiles traditionnelles. En fait, son rapport est même très critique à l’égard des gouvernements successifs qui n’ont pas amélioré la situation, en dépit de déclarations d’intention.  »La règle aujourd’hui en vigueur permet toujours à un associé des sociétés de perception et de répartition des droits d’avoir accès qu’au seul « montant global » des cinq ou dix principales rémunérations« , dénonce ainsi le rapport.

« Selon la commission, il resterait en outre à démontrer que certaines des situations observées, notamment à la SACEM, se justifient pleinement au regard du niveau d’activité des organismes concernés, de la réalité des risques encourus par eux ou de la complexité particulière des compétences requises pour ceux qui les dirigent à plus ou moins haut niveau« , a aussi résumé Christian Phéline. Impitoyable, il ajoute que « quelques rémunérations au moins s’écartent d’ailleurs notablement des normes en vigueur dans les entreprises de taille comparable alors même que celles-ci sont, elles, pleinement exposées à la concurrence« .

Manière de rappeler aux dirigeants des sociétés concernées qu’ils refusent les règles de la concurrence au nom de l’exception culturelle, mais qu’ils s’octroient pourtant des rémunérations ailleurs justifiées par la pression concurrentielle.

Source: Numerama

12 avril 2010 | Actualité | Permalien

Odebi vous protège contre la LOPPSI avec le live CD Odebian

Afin de se préparer à la nouvelle ère de dictature numérique qu’entend imposer le pouvoir en place, la ligue Odebi lance le projet Odebian. L’objectif est de fournir un système d’exploitation ‘live’ cumulant les avantages de Linux (liberté, sécurité, fiabilité, communauté) et les valeurs défendues par la Ligue Odebi. Destiné à être transportable, simple d’utilisation et surtout à ne laisser aucune trace de son utilisation sur le disque dur, c’est clairement un outil de lutte contre les projets de surveillance généralisé des citoyens numériques.Suite…

Source : Odebi.org

12 avril 2010 | Actualité | Permalien

Au tour de l’angleterre d’adopter la riposte graduée

england-pirate-union-jackDepuis la semaine dernière, l’Angleterre est le deuxième pays européen avec la France à avoir adopté le principe de la riposte graduée pour lutter contre le piratage sur le Web. Les internautes téléchargeant illégalement des fichiers sur internet recevront d’abord un courrier d’avertissement et, si le délit perdure, ils pourront encourir une coupure de leur connexion internet.

Comme en France, ce sont d’abord les lobbies de l’industrie du cinéma et de la musique qui ont inspiré ce texte, contre lequel des associations avaient pourtant réuni quelques 20.000 signatures dans une pétition.

Une autre arme mise à la disposition du gouvernement par cette Digital Economy Bill est la possibilité pour celui-ci de bloquer l’accès à des sites ne respectant pas les droits d’auteurs. Des sites comme Youtube pourraient ainsi se retrouver au milieu de l’œil du cyclone. Une disposition qui n’a pas manqué de soulever l’ire de certains députés voyant là un outil de censure. La liberté sur le Web se réduit donc à une peau de chagrin des deux côtés de la Manche.

Précisons néanmoins qu’en vue des prochaines élections législatives, qui se tiendront le 6 mai prochain, le nouveau Parlement pourra réexaminer les dispositions les plus polémiques du texte. Par ailleurs, il faudra attendre 1 an avant de voir les premières coupures de connexion ou blocages de sites Web. Pour l’heure, le dispositif mis en place se limitera à l’envoi des fameuses lettres d’avertissement. Une manière pour juger de l’efficacité de celles-ci.

Forts de l’expérience désastreuse de la première mouture du texte de l’Hadopi, la loi française contre le téléchargement illégal qui avait été censurée par le Conseil Constitutionnel, les députés anglais ont bien pris la précaution de demander au juge de se prononcer avant l’envoi des premiers courriers d’avertissement ou avant le blocage d’un site portant atteinte au copyright.

Il n’empêche qu’en plus des consommateurs, les fournisseurs d’accès internet (les FAI) se soulèvent eux-aussi contre une loi que certains jugent « liberticide ». Charles Dunstone, PDG de ISP Talk Talk déclare ainsi que, malgré l’assouplissement du texte sur certains points, « beaucoup de propositions draconiennes sont inacceptables, comme la responsabilité de l’utilisateur de sécuriser lui-même son réseau des hackers, la présomption d’innocence qui est bafouée puisqu’on ne peut plus se défendre soi-même et, comme en Chine, la possibilité que des moteurs de recherche et des sites légaux soient bloqués ».

C’est d’ailleurs à un véritable bras de fer auquel on pourrait assister dans la mesure où plusieurs de ces FAI ont d’ores et déjà affirmé qu’ils ne suivraient pas les règles de la Digital Economy Bill.

Source : Webazia

12 avril 2010 | Actualité | Permalien

Contrat entre l’armée et Microsoft

Dans une lettre envoyée par l’AFUL à plusieurs députés le 11 février dernier, on apprend que le ministère français de la Défense – en fait la direction interarmée des réseaux d’infrastructure et des systèmes d’information ou DIRISI – a signé voilà moins d’un an, un important accord-cadre avec Microsoft Irlande.

D’une durée de quatre ans, le contrat couvre la fourniture à prix préférentiel de la plupart des logiciels de l’éditeur. De fait, le ministère se voit autorisé à installer à peu près n’importe quel logiciel made in Redmond pour une somme forfaitaire de 100 euros par poste. « l’accord signé [le 25 mai] 2009 portait sur un nombre de 188 500 postes (soit 18 850 000 euros hors taxe), ajustable de 170 000 postes au minimum jusqu’à un maximum de 240 000 postes. Soit une option d’achat pour une somme d’un maximum de 5 150 000 euros, sans appel d’offres ni procédure de marché public »

De multiples craintes

Face à ces liens tissés entre le ministère et Microsoft, l’Association Francophone des Utilisateurs de Logiciels Libres liste une ribambelle de craintes : c’est d’abord celle de « l’arrêt de toute recherche ou expérimentation d’alternative aux logiciels de Microsoft, notamment dans le secteur des logiciels libres dont l’activité profite à de très nombreuses entreprises françaises ». Pire : les logiciels déjà en production pourraient eux-mêmes laisser place aux solutions de l’éditeur de Windows.

L’AFUL a du coup peur qu’on conjugue au passé les directives de la Direction Générale des Systèmes d’Information et de Communication (DGSIC). Celles qui préconisaient aux organismes du ministère de la Défense « de favoriser l’utilisation des standards ouverts (article 4 de la Loi n° 2004575 du 21 juin 2004 pour la Confiance dans l’Économie Numérique) et la mise en concurrence des solutions logicielles propriétaires et libres / open source en faveur de directives que l’on pourrait croire écrites spécifiquement pour protéger l’emprise de la société Microsoft au sein du ministère ».

L’association se souvient aussi des préconisations du Référentiel Général d’Interopérabilité qui mettent l’accent sur les formats et les protocoles ouverts…

Impossibilité de faire machine-arrière

Par ailleurs, selon l’AFUL, l’« uniformisation des systèmes d’information du ministère (…) rendrait bien plus vulnérable aux risques informatiques (attaques informatiques, virus, bombes logiques, etc.) ». Enfin, pour l’avenir, cet accord-cadre générerait un effet cliquet antiretour : c’est « l’impossibilité de faire machine arrière au vu du montant du «coût de sortie» et de l’incapacité d’évolution vers un système hétérogène des solutions 100% Microsoft »

L’AFUL multiplie alors les questions et évoque sans difficulté le discours de Nicolas Sarkozy devant le monde de la Culture, quand le président torpillait la fuite de matière fiscale causée par Google, soupçonné (simplement) d’abus de position dominante : « pourquoi personne, dont l’État en tant que principal client français, ne s’offusque ou ne s’interroge de l’optimisation fiscale organisée par Microsoft en Europe et de son maintien en position dominante depuis plus de 15 ans (ce qui est exceptionnellement long dans un secteur aussi innovant) ? »

Dépendance technologique, dépendance stratégique

Le contrat Défense-Microsoft a aussi le parfum d’une dépendance stratégique de la France avec les Etats-Unis. « Est-il économiquement sage de privilégier le savoir-faire nord-américain au détriment des entreprises françaises ? Est-il acceptable qu’un pays comme la France, comptant parmi les quatre puissances militaires majeures, ne dispose d’aucune indépendance ni maîtrise technologique sur les systèmes d’information de son ministère de la Défense alors que ses entreprises nationales ont toute la compétence et le savoir-faire technologique nécessaires pour assurer cette indépendance et cette maîtrise ? »

Dans sa lettre, l’association révèle que l’accord a été suivi par la création d’un Centre de Compétences Microsoft (CCMS) dans les locaux de la DIRISI au Fort de Bicêtre. Composé d’ingénieurs Microsoft et de personnels du ministère, cette plateforme recueille les demandes et les besoins, fournit les logiciels, et assure le support, les conseils et les prestations de service. « La société Microsoft sera donc totalement intégrée aux services informatiques du ministère français de la Défense, aura une vision exhaustive de l’architecture et de la situation géographique des différents organismes de notre défense, un accès complet aux différents systèmes d’information de l’administration et donc des données y transitant et, de par la non-ouverture des codes source des logiciels déployés, la totale maîtrise de ce que ses logiciels y font ».

Des parlementaires se saisissent de cette problématique

Microsoft a indiqué au Monde Informatique que « l’accord cadre porte sur le maintien en condition opérationnelle des systèmes informatiques. Il s’inscrit dans les dispositions réglementaires de la modernisation des achats. Nous avons strictement respecté les procédures des marchés publics ». Nos confrères n’ont cependant pas eu de retour du ministère.

Celui-ci devrait cependant être plus bavard suite à une question parlementaire posée par le député Bernard Carayon : les thèmes développés par la lettre de l’AFUL sont officiellement soumis au ministre de la Défense. Celui-ci devra ainsi indiquer à la représentation nationale « ce qu’il entend faire pour éviter une uniformisation des systèmes d’information ».

Source : PC INpact

10 avril 2010 | Actualité | Permalien

Pourquoi la Loppsi fera proliférer le business de la pédophilie

Aujourd’hui, je voudrai attirer votre attention sur la publication d’un ebook de 30 pages rédigé par l’ami Fabrice Epelboin. Dans cet ebook, Fabrice y aborde le business de la pédopornographie et les conséquences qu’auront le filtrage (loppsi and co) sur la progression de ce marché underground.

J’ai vraiment appris des choses et ça m’a ouvert les yeux sur un nouveau problème qu’engendrera ce « trop plein de censure », bien au delà de la simple démocratisation du chiffrement et des connexions VPN. Je vous invite donc à le lire.

Toujours au rayon « N’ayons pas peur de parler de la pédophilie », énorme article chez Numérama, où Guillaume a recueilli le témoignage d’un pédophile qui explique sa vision du problème. N’ayez pas peur de le lire, ça ne vous fera pas devenir pédophile (ce n’est pas contagieux) mais ça ouvre le débat qui finira surement au niveau des commentaires dans un bain de sang virtuel

Le gros risque donc, c’est qu’en voulant faire la chasse au pédophile et en censurant à tour de bras, le marché de la pédopornographie devienne encore plus lucratif, organisé et difficilement démentelable car aux mains des mafias en tout genre, entrainant par conséquent de plus grandes souffrances pour les victimes.

Bref, même si le sujet n’est pas joyeux-joyeux, bravo à RWW et Numérama d’oser aborder la question.

Source : Korben.info

9 avril 2010 | Actualité | Permalien

Net neutralité: Interview de Stéphane Richard – France Télécom

Source :  ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes)

9 avril 2010 | Actualité, Multimedia | Permalien

Loppsi en Europe : une association monte au créneau

CE-logoEn début de semaine, la Commission européenne a annoncé un renforcement de la lutte contre la pédopornographie sur Internet et de proposer une nouvelle réglementation. L’exécutif européen propose ainsi d’obliger tous les États membres à veiller à ce que l’accès aux sites Web liés à la pédopornographie puisse être bloqué. Une proposition similaire à une disposition du projet de loi Loppsi en France.

On sait déjà que les fournisseurs d’accès à Internet qui seront sollicités via une liste noire de sites à bloquer ne voient pas d’un très bon œil la mise en place d’un tel système, jugé relativement inefficace du fait que l’on ne s’en prend pas directement à la source. Un point de vue partagé par une association allemande de victimes d’abus sexuels.

MOGiS ( MissbrauchsOpfer Gegen InternetSperren ) a pour slogan : «  Supprimez, ne bloquez pas ! – Agissez, ne fermez pas les yeux !  » Pour le président de cette association :

«  Les images qui ont été retirées de l’Internet n’ont pas à être blacklistées pour être bloquées. Au lieu de bloquer des documents représentant l’exploitation sexuelle d’enfants dans chacun des 27 États membres de l’UE, il serait plus efficace de faire retirer ces contenus par un seul de ces États membres. « 

Tout comme l’AFA ( Association des Fournisseurs d’Accès et de Services Internet ) en France, MOGiS fait allusion à l’existence du réseau Inhope qui réunit à l’échelle internationale des services de signalement par Internet. Une véritable solution de coopération internationale préférée à un filtrage du Web.

MOGiS souligne par ailleurs que la proposition européenne ne prend en compte que le Web et ne s’intéresse pas à d’autres canaux de distribution «  beaucoup plus importants  » comme le «  P2P et le courrier électronique « .

Source : Génération-nt

9 avril 2010 | Actualité | Permalien

Hadopi : « je me suis rarement autant marré »

Absolument rien ne garantit l’authenticité de la discussion, ni des faits qu’elle est supposée rapporter. Cet extrait de chat IRC entre deux individus reproduite aujourd’hui sur Pastie semble cependant conforme aux bruits de couloirs que l’on entend ci et là. Alors que nous expliquions récemment que les premiers e-mails ne pourraient pas être envoyés par l’Hadopi avant de nombreux mois, faute de « moyens de sécurisation » labellisés par la Haute Autorité, l’Hadopi espère forcer son destin en ignorant les (nombreux) problèmes.

Les agents de l’Hadopi ont ainsi entamé les consultations prévues par l’article L331-26 du code de la propriété intellectuelle. Il s’agit de consulter les « concepteurs de moyens de sécurisation destinés à prévenir l’utilisation illicite de l’accès » à Internet, les FAI, et les sociétés d’ayants droit, pour rendre publique les « spécifications fonctionnelles pertinentes » que devront revêtir les logiciels de sécurisation. Viendra ensuite une étape cruciale encadrée par décret d’évaluation et de labellisation des moyens de sécurisation réalisés sur mesure d’après les « spécifications fonctionnelles pertinentes » publiées. Elle doit en principe être un préalable à l’envoi des e-mails.

Sans logiciel de sécurisation labellisé, il semble en effet impossible d’envisager l’envoi de messages d’avertissement alors que l’article L331-25 impose que le message doit avertir l’abonné de « l’existence de moyens de sécurisation permettant de prévenir les manquements« . Même s’il y a la tentation de passer en force, on imagine mal qu’une simple information générale imprécise soit suffisante. Il faudra indiquer à l’abonné où trouver lesdits moyens de sécurisation, qui devront avoir été validés en tant que tels par l’Hadopi.

C’est dans ce cadre qu’intervient ce dialogue, qui relate une rencontre avec le directeur des systèmes d’information (DSI) de l’Hadopi et un chercheur de l’Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications (ENST), apparemment responsable de « rédiger la politique de sécurité » que devront respecter les logiciels de filtrage proposés aux internautes.

16:31 < __> bon
16:32 < __> je viens d’avoir une reunion informelle
16:32 < __> avec le DSI d’HADOPI :)
16:32 < __> je me suis rarement autant marré
16:32 < ||> pas devant lui tout de même ?
16:33 < __> non, après :-)
16:33 < ||> bien ☺
16:33 < __> il etait avec un chercheur de l’ENST qui s’occupe de rediger la politique de securite qui devra etre mis en place pour la solution de filtrage sur les postes utilisateurs
16:33 < __> c’était juste énorme la discussion, j’aurais voulu filmer :)
16:34 < __> bref c’est pas gagner pour eux HADOPI ^^
16:34 < __> on lui a expliquer que son truc marcherais jamais, il nous croit
16:34 < __> mais il a dit une phrase choc
16:35 < __> « ouais mais ceux qui se feront pas chopper avec ca, ils se feront
chopper autrement »

16:35 < __> et là mes collegues ils m’ont regardé en rigolant :]

Source : Numerama

9 avril 2010 | Actualité | Permalien

Loi «jeux en ligne» : Le filtrage du Net adopté

Paris, 6 avril 2010 – Le Parlement vient d’adopter le projet de loi « jeux en ligne », dont l’article 50 vise à la mise en place de mesures de filtrage de sites Internet de jeux ou paris en ligne non autorisés. Cette disposition banalise un mécanisme privatif de liberté et pour lequel la procédure du référé judiciaire ne paraît pas adaptée en l’espèce.

L’article 50 1 du projet de loi « jeux en ligne » prévoyait à l’origine que l’Autorité de Régulation des Jeux en Ligne (ARJEL), autorité administrative indépendante, puisse ordonner aux fournisseurs d’accès Internet le blocage des sites de jeux en ligne contrevenant à la législation française. En première lecture, les amendements de suppression, ou visant à repousser le blocage de l’accès aux sites en bordure de réseau à l’aide de logiciels installés volontairement par les internautes, ont été repoussés. Des garanties importantes avaient toutefois été réintroduites puisque les amendements confiant au juge des référés le prononcé des mesures de filtrage, comme le prévoyait le texte initial, avaient pu être votés contre l’avis du rapporteur du projet de loi, Jean-François Lamour. Le texte adopté aujourd’hui conserve ces éléments.

Le texte ainsi voté n’est donc plus en opposition avec la décision du Conseil constitutionnel du 10 juin dernier, qui souligne qu’aucune restriction à la liberté d’expression et de communication ne peut être prononcée par une autorité non-judiciaire2. Cependant, le filtrage de sites Internet, facilement contournable, est inefficace. Surtout, il fait courir un important risque de sur-blocage et porte atteinte à la neutralité du Net. Malgré le recours à une procédure d’urgence, il incombera au juge de s’assurer que les mesures de filtrage, compte tenu des dangers qu’elles font peser sur la liberté d’expression et de communication, soient proportionnées aux buts recherchés.

« L’intervention du juge, si elle constitue une garantie importante du point de vue de la protection de la liberté d’expression et de communication, ne résout pas le risque de sur-blocage de sites parfaitement légaux. Le filtrage reste une mesure à la fois inefficace et dangereuse, qui va à l’encontre du principe fondateur de neutralité du Net. Jusqu’ici pratiqué principalement dans des régimes autoritaires, le filtrage du Net se banalise en Europe. Alors que le Sénat se penchera dans les semaines à venir sur le filtrage du Net au travers du projet de loi LOPPSI 2, les pouvoirs publics français et européens doivent prendre conscience des limites et des dangers de tels dispositifs », conclut Jérémie Zimmermann, porte-parole de l’organisation citoyenne La Quadrature du Net.

1. L’article dispose notamment: « À l’issue de ce délai, en cas d’inexécution par l’opérateur intéressé de l’injonction de cesser son activité d’offre de paris, jeux d’argent et de hasard, le président de l’Autorité de régulation des jeux en ligne peut saisir le président du tribunal de grande instance de Paris aux fins d’ordonner, en la forme des référés, l’arrêt de l’accès à ce service aux personnes mentionnées au 2 du I et, le cas échéant, au 1 du I de l’article 6 de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique.

Le président de l’Autorité de régulation des jeux en ligne peut également saisir le président du tribunal de grande instance de Paris aux fins de voir prescrire, en la forme des référés, toute mesure destinée à faire cesser le référencement du site d’un opérateur mentionné au deuxième alinéa par un moteur de recherche ou un annuaire.

2.http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/l…


Source: La quadrature du net

8 avril 2010 | Actualité | Permalien

ReadWriteWeb invité de OxyRadio : Acta, Loppsi, et les libertés numériques

Dimanche 7 mars, ReadWriteWeb était l’invité de OxyRadio pour parler d’Acta, de Loppsi, et des libertés numériques.

Mathieu (animateur d’oxyradio) accueille Fabrice Epelboin de ReadWriteWeb.

Au programme, présentation du site ReadWriteWeb très vite enchaîné sur la présentation et des discussions autour de gros thèmes que sont la LOPPSI et le très sombre traité ACTA.

Cette émission permettra à quiconque de connaitre l’existence et de comprendre ce traité qu’on pourrait assimiler à une HADOPI mondialisée. On explique aussi le principe du Deep Packet Inspection.

À faire circuler très largement

Source : Readwriteweb

8 avril 2010 | Actualité | Permalien