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Baisse des ventes de musique : le faux argument Hadopi ?

Alors que le marché français de la musique est en baisse de 16,4% sur le premier trimestre, il est paradoxal de constater que la SACEM engrange encore des résultats record. Et la crise dans tout ça ?


On nous le dit et répète souvent, mais nous avons généralement la mauvaise habitude de l’oublier : attention à la manipulation des chiffres et des évènements.

En ces temps de débats sur la loi contre le piratage, il est donc important de se rappeler qu’il faut toujours rester prudent. Sur certains points, il n’est pas nécessaire de vociférer pendant des heures. Le SNEP (Syndicat National de l’Edition Phonographique) vient de livrer les chiffres du marché de la musique en France sur un an, du premier trimestre 2008 à la même période en 2009. Résultat des courses : le marché est en baisse de 16,4%. Les ventes physiques ont chuté de 18,5%, les ventes digitales ont elles baissé de 1%.

A y regarder de plus près, il n’y a pas grand-chose d’étrange. Oui, le marché est en baisse. Rappelons – au cas où certains l’auraient oublié – tout d’abord que nous sommes en période de récession économique : la culture n’est donc plus au rang des premières nécessités. Soulignons également que personne ne se pose de questions quand des grandes entreprises (et il y en a un sacré paquet depuis quelques mois !) annoncent des licenciements économiques pour faire face à la crise. Bien évidemment, ce sont les employés, premiers concernés, qui élèvent la voix.

Et donc, quoi de plus normal de sacrifier la culture quand les temps sont plus durs qu’à l’habitude ? Et quoi de plus normal, encore une fois, qu’une baisse du marché ? Comme dans de nombreux autres secteurs d’ailleurs !

C’est à ce moment de la discussion que la méfiance est de mise. Car dans les débats actuels autour de la loi Hadopi, « baisse du marché de la musique » revient souvent à « trop de piratage et destruction de la Culture ». Attention à l’amalgame : rien ne prouve que la chute des ventes de musique soit imputable au téléchargement illégal. On pourrait même croire le contraire !

La Sacem toujours plus profitable

Les premiers à se plaindre, ce ne sont même pas les artistes. Ce sont les lobbys, les majores, les organismes tels que la SACEM. En somme, ceux qui dépendent financièrement des revenus de la musique.

Alors bien entendu, comme les employés sacrifiés sur l’autel de la finance, les artistes se manifestent. Certains ont même du mal à comprendre en quoi l’Hadopi est une loi liberticide. Et c’est plutôt logique, ce sont des artistes, des créateurs, pas des financiers, des marketeux. Mais personne ne leur a dit qu’instaurer Hadopi n’augmentera pas leurs revenus… mais ceux de leurs maisons de disque ?

Dans l’actualité, on a même vu Maxime Le Forestier, Pierre Arditi et Juliette Gréco attaquer frontalement la Gauche, pour son opposition à l’Hadopi. Excusez du peu, mais ces personnalités sont soit des amis du président Sarkozy, soit des artistes signés chez… les majores EMI, Sony Music, j’en passe et des meilleures.

Regardons maintenant de plus près la SACEM. Nos confrères de PC Inpact diffusaient récemment les résultats de la SACEM depuis 2000. Où est le scandale ? La société engrange des revenus en perpétuelle augmentation depuis 2000, mise à part une légère baisse de 0,4% en 2006. En 2007, le SACEM a même affiché des bénéfices quasi-record de 759,1 millions d’euros.

Pour 2009, la SACEM anticipe toutefois une baisse de 2,8%. Logique, encore une fois, en temps de crise. Mais finalement, c’est bien cet argument (baisse des ventes et des revenus) qui est mis sur le tapis quand on parle de piratage.

Alors finalement, la crise à bon dos. On pourrait même dire qu’elle arrive à point nommé pour les défenseurs d’une loi qui instaure, encore une fois en France, la peur du flic. Au lieu de privilégier l’éducation, et de chercher à mettre en place un système qui soit en conformité avec son époque, avec ses codes, avec ses mœurs, avec sa jeunesse, ses nouveaux modes de vie et de communication.

Source : l’informaticien.com

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26 mars 2010 | Actualité