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Le gouvernement veut censurer les appels à manifester sur Facebook

Un article de Guillaume Champeau pour Numerama (03/12/2010)
Le gouvernement veut censurer les appels à manifester sur FacebookLe ministère de l’intérieur et l’ancien secrétariat d’état à l’économie numérique ont contacté Facebook pour lui demander de supprimer les appels à manifestations non déclarées auprès des préfectures, et pour identifier plus rapidement les auteurs.

On se souvient qu’avant l’été, de nombreux apéros géants avaient été organisés via Facebook. A Nantes, l’une de ces fêtes avait viré au drame, avec la mort d’un jeune qui avait sauté d’un pont avec 2,4 grammes d’alcool dans le sang. Plutôt que de blâmer l’inconscience de l’un des quelques 10 000 participants, ou de reconnaître que ce type d’accident fait souvent les pages des faits divers dans les journaux locaux, la presse en avait fait le procès de Facebook et de ses manifestations spontanées.

Suite à cette mort tragique, le ministre de l’intérieur Brice Hortefeux avait fait savoir dans un communiqué qu’il organisait une réunion avec “les représentants des ministères, les préfets et les maires principalement concernés (qui) aura pour objet d’évaluer la mise en oeuvre des instructions déjà données aux préfets, de préciser les mesures permettant de faire face à ce type d’événements spontanés, de limiter les risques qu’ils font encourir notamment aux mineurs qui s’y rendent, et de coordonner la réponse des différents acteurs locaux”.

En octobre, la polémique a rebondi en Haute-Savoie après un autre accident terrible. “Plusieurs lycéens ont organisé une grève, répondant à un appel lancé notamment de façon anonyme via le réseau social Facebook. Au cours de cette manifestation, une jeune fille a été très grièvement brûlée au visage alors qu’elle se trouvait à proximité d’un feu allumé par deux autres lycéens”, rapportait le député UMP Martial Saddier dans une question au gouvernement sur “l’anonymat dans les échanges sur Internet”. Il lui demandait “quels moyens pourraient être mis en oeuvre afin de pouvoir identifier plus facilement les auteurs de tels messages sur Internet, notamment au sein des établissements scolaires”.

En réponse, le gouvernement révèle qu’un “contact a été pris avec Facebook par le ministère de l’intérieur et par le secrétariat d’État chargé du développement de l’économie numérique, afin de mettre en place des procédures pour rappeler les règles en vigueur, pour éventuellement supprimer les appels à une manifestation illicite, et pour en identifier les auteurs”. Le droit de manifester étant reconnu en France, le terme “manifestation illicite” ne peut viser que celles qui n’ont fait l’objet d’aucune demande d’autorisation préalable en préfecture, ce qui est le cas de l’énorme majorité des appels à manifester lancés sur Facebook.

Le gouvernement ne précise si le réseau social américain a accédé à cette demande, mais ajoute que “‘c’est par une coopération avec les réseaux sociaux, dans le cadre du droit existant, qu’une solution satisfaisante pourra être trouvée”. Heureusement, il rappelle aussi au député que les enquêtes judiciaires permettent déjà de faire identifier les auteurs, puisqu’il est “possible d’exiger des fournisseurs d’accès Internet et des services en ligne concernés les données de connexion des auteurs des messages en cause”.

Rappelons par ailleurs que le député UMP Marc Le Fur a déposé en juin une proposition de loi, qui vise à encadrer spécifiquement les manifestations organisées par Internet, en obligeant à désigner un organisateur qui assumera la responsabilité. A défaut, la manifestation pourrait être interdite par la préfecture.

Source de cet article : Numerama

6 décembre 2010 | Actualité | Permalien

Revue de presse : Le Parti socialiste réclame des comptes à la Hadopi

(Source : Le Monde.fr du 11/11/2010) – Sollicité par la Hadopi sur un questionnaire relatif à la communication du dispositif par les députés, Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, a fait part de son “étonnement” vis-à-vis de la démarche dans une lettre ouverte publiée sur son blog. En effet, “le questionnaire envoyé ne traite que de questions relatives à la communication de la Hadopi alors même qu’aucune réponse n’a été apportée aux interrogations formulées depuis de longs mois par les députés du groupe socialiste, radical et citoyen”, que ce soit sur les moyens de sécurisation, la labellisation de l’offre légale ou le budget dont dispose l’autorité. Le Parti socialiste réclame également un premier bilan sur le volet répressif de la Hadopi.

Marie-Françoise Marais, présidente de la Hadopi, en compagnie de Frédéric Miterrand

Les premières attaques de Jean-Marc Ayrault portent sur la faiblesse actuelle du dispositif : l’absence du volet dit “positif” de la Hadopi, la labellisation des moyens de protection et la promotion de l’offre légale, avec un portail officiel. “La répression est en place mais non les moyens de protection”, pointe le président du groupe PS, alors que la Hadopi punit la négligence caractérisée, c’est-à-dire l’absence de moyen de sécurisation de son accès à Internet.

Interrogations sur le budget de la Hadopi

L’envoi des premiers mails d’avertissement a ainsi commencé alors que la liste des moyens de sécurisation, voire le simple cahier des charges de ces solutions, n’a toujours pas été publiée. “Des logiciels capables de sécuriser totalement un accès à Internet existent-ils réellement ?”, demande le député à Marie-Françoise Marais, présidente de la Hadopi, à qui la lettre est adressée.

Lire la suite sur le site du Monde

12 novembre 2010 | Actualité | Permalien

Christian Vanneste, député : “Hadopi est une loi inutile et stupide”

(Christian Vanneste, 11 juin 2010) Renaud Veeckman, dépositaire de la marque Hadopi, a lancé, au début de l’année, une plateforme mutualiste de téléchargement légal. Il m’a interrogé pour son blog sur la loi Hadopi et ses conséquences.

Apiadopi : Bien que rapporteur de la Davdsi, vous avez été un farouche opposant de l’Hadopi. Pouvez-vous nous rappeler pour quelles raisons fondamentales ?

Christian Vaneste : En 2006, était votée la loi relative aux droits d’auteur et droits voisins sur internet (Dadvsi). J’en étais le rapporteur, et j’avais scrupuleusement rempli ma mission qui consistait, on l’oublie trop souvent, à transposer une directive européenne datant de 2001. Il faut en effet rappeler que la France était dans l’obligation de transposer cette directive sous peine d’astreinte. Peu après le vote de la loi Dadvsi, j’ai lu un livre qui m’a profondément marqué, la révolte du pronétariat, de Joël de Rosnay. La rencontre avec l’auteur m’a convaincu que nous allions dans le mauvais sens. Néanmoins, je n’ai pas voulu participer au débat consacré à Hadopi dans la mesure ou j’estimais qu’en tant qu’ancien rapporteur de la Dadvsi, il aurait été particulièrement inélégant de critiquer en séance l’appendice de la loi que j’avais moi-même soutenue. En Commission des Lois, j’ai néanmoins défendu l’amendement proposant une amnistie des internautes poursuivis pour de simples téléchargements au nom de la loi précédente qui, faute de réponse graduée, continuait à assimiler ceux-ci à des contrefaçons punis théoriquement de 300 000 € d’amende et de 3 ans de prison. Celui-ci a été voté puis retoqué par la Commission mixte paritaire (CMP) qui avait profité également pour rétablir le paiement de l’abonnement internet par la famille abonnée durant sa suspension. Il s’agissait là de provocations inutiles qui révélaient malheureusement l’état d’esprit dans lequel a été voté ce texte. J’étais atterré. J’ai donc décidé de m’unir au combat des mousquetaires de la majorité, Dionis du Séjour, Tardy et Suguenot. Pour moi, Hadopi était triplement inutile et stupide : d’une part, parce qu’elle ne prend pas la mesure de l’évolution des techniques et des pratiques. La loi n’est pas encore votée qu’elle a été dépassée, contournée, ridiculisée ! Par exemple, j’étais frappé du développement du streaming rendant le téléchargement obsolète. D’autre part, j’estimais qu’elle allait s’exposer à la censure du Conseil constitutionnel, et à défaut de celle-ci, elle introduit des conséquences juridiques inacceptables. En effet, la suspension d’abonnement allait priver toute une famille de l’usage global d’internet pour le téléchargement opéré par un de ses membres. J’avais également souligné la nécessité pour la suspension de l’accès de recourir aux tribunaux et non à une simple décision administrative, autre motif d’une annulation par le Conseil constitutionnel, ce que celui-ci a effectivement fait en censurant partiellement la loi le 10 juin 2009 dans une décision très importante pour les partisans de la liberté… Enfin, la loi était inutile et stupide car elle allait dans le contexte économique et financier difficile que l’on connaît provoquer une nouvelle dépense improductive de 70 millions d’euros qui va peser sur l’industrie des fournisseurs d’accès pourtant si nécessaire à notre dynamisme économique, à moins que ceux-ci ne reportent ce coût sur les abonnés.

Apiadopi : La mise en oeuvre de l’Hadopi semble pour le moins chaotique. Que cela vous inspire t-il ?

C.V. : C’est vrai que tout cela ne donne guère une image sérieuse de la politique. Cela en est même risible ! C’est un véritable feuilleton qui est loin d’être terminé ! Cela a été d’abord le logo d’Hadopi avec la police de caractère qui est la propriété exclusive de France Télécom. Pour un organisme chargé de protéger les droits d’auteur, c’est un sacré faux-pas ! C’est ensuite le retour de la taxation des publicités sur internet suggéré par le rapport Zelnik chargé de compléter les insuffisances déjà anticipées de la mise en œuvre d’Hadopi. Cette idée a suscité une onde de doute et d’ironie sur l’ensemble de la toile. La plupart des spécialistes considèrent que l’idée de taxer, en France, une matière par définition mouvante et mondialisée à travers des sociétés basées à l’étranger relève au mieux de l’utopie, au pire de la gesticulation. Pierre Kosciuzco-Morizet se demande si l’on va récupérer l’argent aux États-Unis en hélicoptère, et le New York Post évoque les vautours de la culture française. Il est vrai que du carbone aux bonus, en passant pas internet, la taxe est devenue une sorte de réflexe dans notre pays qui taxe décidément plus vite que son ombre… C’est encore le château d’Hadopi. La Haute autorité loue depuis le mois de novembre 2009 1107m2 de locaux dans le 14ème arrondissement de Paris pour héberger les 7 personnes qui vont être en charge de sa mission. On peut seulement s’étonner de l’écart entre ces chiffres et les recommandations émises par Bercy. Actuellement, la surface moyenne de travail dévolue aux fonctionnaires est de 15 à 18m2, et devrait descendre à 12m2 afin de réduire les coûts exorbitants des locations parisiennes, et de s’aligner sur les normes usuelles dans le secteur privé. Le coût de cette location serait de 487 000€/an… Comme vous le savez sans doute, j’ai été désigné par l’Assemblée comme rapporteur avec mon collègue René Dosière (PS) d’une mission d’information parlementaire sur les Autorités administratives indépendantes. C’est avec une certaine gourmandise que je me prépare à contrôler cette “autorité” dont la gestation fut si chaotique… C’est enfin, une étude de chercheurs en Bretagne qui récemment ont démontré que seulement 15 % des internautes interrogés utilisant les réseaux peer-to-peer pour télécharger illégalement ont cessé de le faire depuis le vote d’Hadopi. Et même pire que le nombre de pirates en France a augmenté de 3 %… J’ai interrogé le Ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, sur ce sujet qui m’a fait une réponse assez alambiquée !

Apiadopi : A l’occasion des dernières régionales, les élus UMP semblent avoir pris la mesure de la désaffection de la sphère internet à leur encontre. La situation semble tellement dégradée qu’un « blogueur UMP connu » a récemment déclaré : « Sur la toile, un UMP est aussi populaire qu’un juif new-yorkais dans une assemblée du Hamas ». Le doute s’est-il emparé de vos collègues – qui à de très rares occasions – avaient voter pour l’Hadopi comme un seul homme ?

C.V. : J’ai effectivement lu cette déclaration : elle ne me surprend pas. Je le vois bien avec mon site internet : les commentaires y sont très sévères pour l’UMP. Lorsque j’en parlais avec mes collègues, ceux-ci étaient pour la plupart d’accord avec nos positions, malheureusement la solidarité de groupe, les menaces des lobbies, du Président Copé ont fait qu’ils ont voté ce texte.

Apiadopi : En tant que député UMP pourriez-vous nous indiquer les propositions que fera votre parti concernant l’Hadopi dans son programme pour les présidentielles ?

C.V. : Je n’ai pas encore lu le rapport d’Hervé Mariton, Lionel Tardy et Patrice Martin-Lalande sur l’éthique du numérique qui, parait-il, serait rempli de bonnes intentions et irait dans le bon sens en revenant sur la loi Hadopi. D’après un article du site Numerama, j’ai appris que JF Copé, « selon un assistant, change d’opinion sur Internet en fonction du dernier conseiller qu’il a vu« , y aurait vu son intérêt politique. Je vous rappelle que c’est bien le Président du Groupe UMP, M. Copé, qui avait interdit, lors des débats, aux détracteurs de la loi, comme Lionel Tardy, Alain Suguenot et moi-même, de prendre la parole en nous coupant les micros.

12 juin 2010 | Actualité | Permalien

Hadopi : Orange lance le logiciel de sécurisation à 2 balles…

Orange lance son logiciel pour Hadopi, qui bloque les téléchargements sur les réseaux P2P et enregistre dans un journal son état actif ou inactif, pour pouvoir plaider sa bonne foi devant la Haute Autorité.

La nouvelle directrice de communication d’Orange Christine Albanel va pouvoir se réjouir. Pour apporter une solution de sécurisation aux abonnés qui pourraient être accusés par l’Hadopi de négligence caractérisée dans la protection de leur accès à Internet, l’opérateur a lancé une nouvelle option payante à destination de ses abonnés, “Contrôle du téléchargement“.

Facturé 2 euros par mois sans engagement, le logiciel disponible uniquement sous Windows fait de la riposte graduée un levier pour le chiffre d’affaires de l’opérateur. Il propose de renforcer “votre protection contre le téléchargement illégal“, par trois promesses :

  • Sécurité : sécuriser et contrôler vos ordinateurs connectés à Internet contre des usages de téléchargement illégaux en peer-to-peer ;
  • Sérénité : le logiciel fonctionne en arrière plan afin d’assurer votre sécurité sans perturber les taches  importantes que vous effectuez ;
  • Economie : protégez jusqu’à 3 PC pour le même prix ;

Cette dernière réserve est importante, puisqu’elle montre bien que ça n’est pas la connexion à Internet qui est protégée, comme l’impose la loi, mais les ordinateurs sur lesquels est installé le logiciel proposé par Orange. En aucun cas l’installation du logiciel d’Orange n’empêche un tiers d’usurper l’adresse IP de l’abonné, ou de pirater son accès à Internet sans fil si la clé de protection est découverte.

Il sera intéressant de voir comment, concrètement, le logiciel d’Orange parvient à détecter les “téléchargements illégaux en peer-to-peer”. A notre avis, mais nous n’avons pas pu encore le vérifier, le logiciel se contente de bloquer eMule, BitTorrent et consorts, sans distinction des contenus partagés et téléchargés. De même, il faudra voir s’il y aura moyen de prouver que le logiciel était activé, ou non, au moment du téléchargement illégal supposé.

Mise à jour : la page de présentation du logiciel répond à nos questions. “Le Contrôle du Téléchargement d’Orange bloque l’exécution des programmes de peer to peer sur l’ordinateur où il est installé“, indique ainsi l’opérateur.

Lorsque le logiciel de Contrôle du Téléchargement est actif, les logiciels de peer-to-peer sont immédiatement bloqués dès leur exécution (…) Les actions effectuées par le logiciel sont enregistrés dans un journal“. Ainsi l’abonné pourra présenter le “journal” à l’Hadopi pour prouver sa bonne foi, s’il est accusé de téléchargement illégal alors que le logiciel était activé.

En pratique, l’installation du logiciel sur un seul PC pendant que l’on pirate sur un autre devrait donc être une assurance anti-Hadopi à 2 euros par mois. A ce prix-là, certains ne verront pas de raison de s’en priver.

Source : Numerama

11 juin 2010 | Actualité | Permalien

Bluetouff’s blog: The ReTurnZ !

Bluetouff’s Blog ni youkoso* :)

Si j’avais été chinois, je serais devenu une sérieuse menace pour le régime en place. Et effet, la liberté d’expression est un concept qui n’est pas négociable avec moi.

Et parce que c’est franchement trop con qu’un éminent blogueur depuis presque 3 ans jette l’éponge après qu’un {mettez ici l’adjectif que vous préférez} lui chauffe à blanc sa connexion serveur (attaque DDoS), revoilà donc son blog tel qu’il était auparavant.

Quelle en était la cause ? La publication d’images pédopornographiques ? Non. L’édition d’un service de jeux en ligne non approuvé par l’ARJEL ? Non plus. Du plagiat du blog de Jean-Marc Morandini ? Toujours pas. Réponse: cet article.

Après avoir relayé l’article sur Fansub Streaming (avec copie automatique sur Freenet), après avoir été cité dans la Clubic Week, Fansub Streaming va un peu plus loin dans la défense de la liberté d’expression et la conservation de la « mémoire » du web en dédiant ce sous-domaine au blog de Bluetouff.

Ce blog n’a pas vocation à changer, il s’agit bien d’une archive. Les commentaires sont désactivés, les comptes utilisateurs verrouillés.

Dans la mesure où j’ai un espace d’hébergement, nombre de domaines et trafic illimités, ça me revient au même prix que sans. Si vous voulez participer au financement de l’hébergement, vous pouvez faire un don ouflattrer cet article ;)

Conformément à la LCEN, Fansub Streaming a un statut d’hébergeur. L’éditeur est Olivier LAURELLI, et conformément à la licence originelle de Bluetouff l’ensemble du blog est sous licence Copyleft.

Bonne lecture o/

Arkados

Administrateur de Fansub Streaming

*japonais: « bienvenue au Bluetouff’s Blog »

Source : Bluetouff’s blog

11 juin 2010 | Actualité | Permalien

Neutralité du Net : Odebi diffuse le rapport Cholley

Etant donné l’importance du débat sur la neutralité du net, et puisque le Secrétariat d’Etat à la Prospective et au Développement de l’économie numérique mentionne l’importance de la transparence, Odebi diffuse le rapport du Conseil Général de l’Industrie, de l’Energie et des Technologies consacré à la Neutralité du Net.

Le rapport Cholley n’est pas tendre avec les FAI : “Il faut noter que les moyens techniques permettant de porter atteinte a la neutralité sont désormais disponibles sur le marché que ce soit pour le blocage, le ralentissement, le filtrage ou la discrimination et que le principe de neutralité peut être considéré comme déjà écorné en pratique, en particulier par les FAI, sous couvert de gestion de trafic.”

Pour sa part, la Ligue rappelle que derrière le débat sur la neutralité se cache en réalité une mutation profonde de l’internet, destinée à permettre aux FAI d’accroître leurs bénéfices en devenant les postes de péage de l’ensemble de l’Internet.

D’un point de vue commercial, les FAI tentent de s’abriter derrière la “Qualité de Service” ou QoS, mais comme le démontre “La neutralité du net pour les nuls” que nous avons publiée il y a quelque temps, cela n’est qu’un prétexte.

Pour pouvoir contrôler les contenus échangés, les FAI souhaitent utiliser la technique du “Deep Packet Inspection” DPI, qui consiste à intercepter les paquets IP et à analyser leurs contenus pour ensuite décider de leur sort (prix, acheminement, poubellage, et , pourquoi pas : altération du contenu …).

Autrement dit leur but est de changer la totalité de l’infrastructure de routage de l’Internet en machine à violer le secret des correspondances, le tout pour accroître leurs bénéfices.

Bonne lecture à tous!
Le Rapport Cholley

La Neutralité du Net pour les Nuls

Source : Odebi

11 juin 2010 | Actualité | Permalien

Michel Sardou : « je suis un pirate (…) faut pas m’faire chier »

Durant une très longue interview accordée à RTL voilà peu, Michel Sardou a évoqué plusieurs facettes de sa vie à l’occasion de la sortie de son nouvel album. Le chanteur décrit ses préférences pour une vie plutôt solitaire, comprendre tournée vers sa famille, ses amis, plutôt que les sorties en ville qui « l’emmerdent un peu », le « gonflent ».
voir video cliquez-ici

Le chanteur, qui s’est détaché de Sarkozy, évoque tout particulièrement sa gourmandise pour la consommation de contenus audiovisuels : « Par contre je suis un dévoreur de films sur iTunes, le cinéma américain, les DVD, et je vois tout ! ». À la 43e minute, Sardou clame aussi son coup de foudre pour « Nine » où brille l’actrice Marion Cotillard. « Je me suis régalé ! »

michel sardou je suis un pirate

À 43:50, le journaliste de RTL le questionne alors sur ses goûts éclectiques : « et ça peut aller de Nine à… Iron Man… ? » Que n’a-t-il pas dit…

Sardou : « ??! Iron Man 2 ! Attends ! Je l’ai déjà !!! Je l’ai piraté ! Ben je reconnais, Mesdames et Messieurs – je suis honnête – que je suis un pirate ! »

Journaliste : « Ben moi aussi (rire) pardon »

Sardou : « Oui, nous tous ! nous tous ! pff… faut pas m’faire chier »

Source : Pcinpact

11 juin 2010 | Actualité | Permalien

Wawa-Mania est bien une organisation structurée de cyber délinquants : Wawa-mafia

Soutenir Wawa-Mania c’est soutenir un échange bien commercial et non le partage !

Avertissement : Ce qui suit est une enquête menée en une nuit par fo0 et moi même. Ce billet est motivé par notre volonté de vous ouvrir les yeux sur une organisation qui vous manipule en jouant sur de nombreux tableaux. Nous allons ici vous démontrer que Wawa-Mania, ce n’est pas que Zac. Chaque lien posté ici est une source d’information ahurissante et nous espérons qu’après avoir lu ce billet, vous ferez particulièrement attention à ne pas vous engager dans cette organisation, ni à la soutenir.

Nous ne tolérons pas que Wawa-Mania soit érigé en symbole du partage de la culture après tout ce que nous avons trouvé Je vous parlais il y a quelques heures à peine de Wawa-Mania et je vous faisais part de mes soupçons sur l’éthique de Zac et sa fine équipe. Nous avons maintenant un paquet d’éléments qui nous font penser que nous sommes bien face à une organisation de cyber délinquants. Vous allez voir, il y a de quoi faire, tout ce petit monde a laissé un paquet de traces sur le Net. On y apprendra en vrac que des administrateurs de Wawa-Mania livrent la guerre à d’autres boards à coup de DDoS, defacing, vol de bases de données, vol de codes AlloPass, trojaning, on nous renseigne sur les finances de l’organisation, sur les stratégies que l’organisation compte mener … tout y passe ! Nous avons acquis la conviction que Wawa-Mania discrédite aussi bien la scène warez que les opposants au projet de loi liberticide qu’est HADOPI. Ne vous laissez donc plus manipuler, partez de cette base, enquêtez vous mêmes, faites vous votre propre opinion, dans la plus grande tradition de la culture hacker. Il apparait à 90% sûr que plusieurs personnes se sont enrichies et manipulent les autres ATTENTION : Notre enquête ne vise en AUCUN CAS A DECREDIBILISER LA LIGUE ODEBI, en revanche, ceci devrait la mettre en garde sur qui elle soutient. D’après les informations que nous avons pu collecter, nous émettons une extrême prudence, nous ne parlerons donc, à propos de la ligue ODEBI, que de l’un de ses acteurs, A.B, collègue de Zac. Visiblement un acteur très informé et très bavard. Nous soupçonnons A.B de ne pas avoir tout raconté à la Ligue Odebi, ce qui expliquerait son soutien aveugle à cette organisation bien huilée, en clair A.B aurait manipulé la ligue Odebi. Au centre de cette organisation des boards de warez (très nombreux), et une association : l’ATILD. Au coeur de nos investigations on retrouve systématiquement A.B alias Nawak, proche de Zac, membre très actif de la Ligue Odebi, et gérant de la société qui emploie Zac. Autant vous le dire tout de suite, nous sommes tombés là dessus en une seule nuit, vous vous doutez bien que les autorités qui instruisent l’affaire doivent en avoir par gigaoctets ! Les petits dessous de Wawa-Mania

1° – Wawa-Mania en chiffres : Pas compliqué d’y accéder, le forum est un fluxBB, un petit tour ici : http://forum.wawa-mania.ws/onlinestats.php

Et on découvre pas moins de 867 148 membres  et plus de 3 millions de posts  !

On apprend plus tard sur pastebin que ça représente 3 millions de pages vues par jour Si 2% de ces personnes cliquent sur une pub (sans parler des pubs qui rémunèrent à l’affichage), ça nous fait quand même 60 000 clics par jour, ce qui nous donne à 5 ct le clic, la somme de 3000 euros par jour Ce graphe est aussi très parlant, vous le trouverez ici : Wawa-Mania est bien une organisation structurée de cyber  délinquants 2° – Un réseau très structuré Un autre scoop, Wawa Mania, ce n’est pas un seul site actuellement fermé, mais des dizaines de boards, d’espaces de stream privatifs … c’est juste énorme ! En voici quelques uns :

  • http://www.wawa-coffee.net/ —> http://pastebin.com/wEqdQR8p
  • http://streamguims.com/
  • http://onedayonelink.com
  • http://www.lebardeswareziens.org
  • ..

… on retrouve souvent les mêmes personnes comme :

  • Adaur (que vous trouverez ici ouvertement avec son hébergeur causer warez, visiblement tout à fait complice et qui rassure même Adaur en lui disant qu’il a déjà reçu des demandes de retrait de contenu mais que comme le fichier n’est pas physiquement sur le serveur, on ne peut mener d’action),
  • Mesko
  • AcidTouch

Wawa-Mania est bien une organisation structurée de cyber  délinquants

3° – A.B est bien un organisateur et un meneur d’hommes A.B n’est pas que président de l’ATILD, dirigeant d’ODEBI, gérant de la société qui embauche Zac, pote de Mesko sur lequel nous allons revenir, c’est aussi un véritable manager et un habile manipulateur comme en atteste ce mail qu’en super warezien, on colle évidemment sur pastebin (cliquez pour zoomer) : Wawa-Mania est bien une organisation structurée de cyber  délinquants

Attention, on arrive maintenant dans le rock’nroll. Je vous invite à TOUT lire, les manipulations de la presse, les collaborations entre boards, les appels aux dons alors que les sommes collectées sont probablement quelque part à l’étranger …

… il y en a des pages entières et A.B sollicite les wareziens en leur demandant de contribuer financièrement ce qui est hallucinant quand on jette un oeil là dessus

Wawa-Mania est bien une organisation structurée de cyber  délinquants

Puis dans la manipulation médiatique on a du lourd, le NouvelObs et France2 seraient demandeurs de spectacle, « c’est donnant/donnant » explique A.B.

Wawa-Mania est bien une organisation structurée de cyber  délinquants Wawa-Mania est bien une organisation structurée de cyber  délinquants

4° – Le staff de Wawa-Mania Croyez le ou pas … mais tout est en ligne, sur PasteBin, Voici toute l’équipe : Les Administrateurs : JadJoud ,Kaejan, MelJer, macky410 Administrateur Graphique: rom’ Modératrice Graphique: Marinou7 Les modérateurs Généraux: antho , legend killer, shinozuke Les modérateurs Spécialisés:

  • N0s!F===> Musique
  • TheLuneaire===> Films
  • kosukeatami7===> Gamez
  • shadows.shogun====> Informatique
  • alcazard====> Majeur XXX

Les Graphistes: Angedughetto, ashexen, BYSnake, Dio-fr, Gordonne94, Helhunter, Rikey, roro82, Sn!PeR, zlatkobsd 5° – Les talents cachés du staff de Wawa-Mania Vous vous doutez bien que dans la « scène », les warl0rdz se livrent une guerre sans merci, à coup de Ddos et de defacing, là encore on en parle ouvertement, on logue, et on fait indexer tout ça par Google, c’est une tradition semble t-il dans ce petit groupe :

Wawa-Mania est bien une organisation structurée de cyber  délinquants

Puis rapidement, on tombe dans plus fun que le warez, encore sur pastebin, on confesse volontiers qu’on utilise des botnets et des trojans pour se débarrasser de la « concurrence » et là on est plus du tout dans le petit partage de fichiers entre amis: Wawa-Mania est bien une organisation structurée de cyber  délinquants

6° – Wawa-Mania et le fric (encore et toujours) Un membre de la ligue Odébi nous apprend dans cette très intéressante page que Zac a gagné 1000 euros par mois pendant 3 ans … soit 36 000 euros (et ce n’est que ce que A.B avoue à des personnes auxquelles il sollicite des dons)… un vrai mécène quoi. Mais le plus fun c’est qu’il a surement organisé son insolvabilité, son pognon est à l’étranger et la même personne nous apprend qu’il paye son avocat (un ténor du barreau comme décrit dans le reportage de France 2) avec ses petites économie… pauvre Zac !

21:14 < w-irc936> D'ou provient l'argent que zac utilise pour payer son avocat? Touche toujours de l'argent des pubs
 sur wawa?
21:14 <@aurelienboch> zac utilise de l'argent qu'il avait mis de coté
21:15 <@aurelienboch> il n'est plus le webmaster de wawa

21:15 < bot76> Mais le forum vivra-t-il encore après ce procès ?
21:15 <@aurelienboch> oui
21:15 < Benj973> Qui s'occupe de Wawa ?
21:15 <@aurelienboch> quoiqu'il arrive wawamania restera en ligne21:52 < MaGiiC> question peut etre inutile,
 mais que fais zac actuellement? que fait t'il au lieu de rester sur le chan ?
21:52 <@aurelienboch> zac est occupé par ses affaires perso, il essaye de passer du temps avec ses proches
21:52 <@aurelienboch> car il ne le pourra plus s'il va en prison

Contrairement à ce que des personnes de la Ligue Odebi soutenaient dans les commentaires de ce billet, Zac n’est visiblement pas à plaindre. La ligue a peut-être tout simplement été bernée.

21:30 < SheitaN> Ouais enfin quand même, WM c'est pas une petite board, dites pas le contraire,
 il doit pas se faire que 200e/mois hein.
21:30 < AcidTouch> +1
21:30 <@aurelienboch> pendant une période il a gagné un peu plus de 1000 euros par mois, ça a duré trois ans
21:32 <@aurelienboch> zac est inquiet, il me confiait hier qu'il se couchait tous les soirs avec
la sensation qu'il serait en prison le lendemain
21:32 <@aurelienboch> mais le buzz créé par l'Atild lui donne confaince
21:33 <@aurelienboch> et aussi voir que les dons montent vite
21:33 <@aurelienboch> pour l'autre question
21:33 <@aurelienboch> zac n'a pas les sous

7°- Les régies publicitaires de Wawa-Mania Je les ai tout simplement trouvé en regardant le source des pages HTML, en voici 3, il y en a surement d’autres :

Wawa-Mania est bien une organisation structurée de cyber  délinquants

  • Une en Israel :

http://xtendmedia.com/ Registrant: Personal 26 Hamitpe Apartment 20 Shoham,  POB 2657 Israel Administrative Contact: DRUKER, OFER  oferdruker@walla.com Personal 26 Hamitpe Apartment 20 Shoham,  POB 2657 Israel +1.00972545642113

  • Une aux USA

z5x.net Registrant: Domains by Proxy, Inc. DomainsByProxy.com 15111 N. Hayden Rd., Ste 160, PMB 353 Scottsdale, Arizona 85260 United States

  • Et encore aux USA

http://www.zedo.com/ Registrant: roy de souza roy de souza 215 2nd street 3rd floor san francisco, ca 94105 US Phone: +1.8474911104 Email: johnny@zedo.com

8° Le pack presss Voici un petit zip avec les PDF des discussions que nous avons trouvé (il y a de fortes chances que très vite elles disparaissent du net vu qu’elles proviennent d’un serveur web hébergé chez un particulier (coucou freebox).

9°- conclusion : Cette enquête, réalisée à l’aide d’un simple navigateur, vous démontre comment des personnes peuvent vous manipuler et vous exploiter sur le Net en se faisant passer pour des défenseurs de vos libertés, alors qu’elles ne défendent en fait que leur porte-feuille. Les faits relatés ici devraient vous permettre de porter un regard avisé sur l’affaire Wawa-Mania et de ce qu’on a tenté de vous faire gober.

Source : Bluetouff’s blog (pour l’instant le site est hors service et dirige l’internaute vers la page perdu)

9 juin 2010 | Actualité | Permalien

Rapport Gallo : vos commentaires sont les bienvenus

Voici un appel de la quadrature du net à la participation des internautes dans leur lutte:

Nous avons annoncé l’adoption le mardi 1er juin en commission JURI du Parlement européen du rapport Gallo sur l’Application des droits de propriété intellectuelle et analysé son contenu. Nous soumettons maintenant l’intégralité du texte du rapport aux commentaires de tous sur co-ment. Il s’agit d’un service Web à base logicielle libre qui permet aux utilisateurs de commenter un texte de manière collaborative. Vous êtes invités à apporter vos commentaires sur ce texte ci-dessous ou, si vous préférez le voir en plein écran à l’adresse suivante : https://lqdn.co-ment.com/text/Gq4N8gUR9UB/view/ (sélectionnez une portion du texte, puis cliquez sur l’icône jaune (+) pour ajouter un commentaire).

Source : Quadrature du net

4 juin 2010 | Actualité | Permalien

Hadopi : Et l’on parle désormais du mois de juillet pour les 1ers mails…

Pari gagné ? Au mois de mars, nous avions pris le pari que les premiers e-mails de l’Hadopi ne pourraient pas partir dès ce mois de juin, et nous avions longuement expliqué pourquoi. Même s’il est apparu ensuite que l’Hadopi avaitl’intention de passer en force en ignorant certains obstacles juridiques que nous avions soulevés, il n’en reste pas moins qu’au moins deux obstacles sont encore sur la route de la Haute Autorité : l’absence de publication du décret définissant la négligence caractérisée de l’abonné, et l’absence d’autorisation de la CNIL pour la collecte des adresses IP des internautes. On peut aussi ajouter le risque posé par le recours a priori fondé déposé au Conseil d’Etat par FDN à l’encontre du décret sur le fichage des abonnés.

Or aujourd’hui, Les Echos nous apprennent que “la mise en place de la riposte graduée en France devrait intervenir en juillet“. Mais son titre est plus réaliste : “L’Hadopi espère envoyer ses premiers e-mails en juillet“.

Le calendrier ne cesse d’être repoussé. Lorsqu’elle n’était pas encore directrice de communication chez Orange, Christine Albanel avait promis que l’envoi des premiers messages d’avertissement contre les pirates serait réaliséau début de l’année 2009, il y a un an et demi. Le cahier des charges que nous avions révélé montrait qu’en réalité l’Hadopi ne devait commencer à envoyer une centaine de mails par jour qu’en juin 2009, avant d’atteindre un rythme de croisière de 10.000 messages quotidiens neuf mois plus tard, en mars 2010. Le mois de mars commence à dater, et nous n’avons même pas encore détaché les amarres. A son arrivée, Frédéric Mitterrand avait finalement parlé du début de l’année 2010, et puis du mois de juin.

Mais cette semaine, dans son communiqué sur l’éthique du numérique, le député et ancien rapporteur de la loi Hadopi Frank Riester a glissé un indice sur le calendrier de la Haute Autorité, dont il est membre. Il a parlé de l’activité de l’Hadopi… “à la rentrée“.

Faut-il prendre encore les paris ?

Source : Numerama

4 juin 2010 | Actualité | Permalien

Le Sénateur Masson ne connaît ni Twitter, ni Deezer, ni l’iPad

Récemment, le sénateur Jean-Louis Masson proposait une loi sur l’interdiction de l’anonymisation des blogueurs. Celle-ci a bien entendu provoqué l’ire et la fureur des internautes. Pire : le sénateur ne connaît pas Internet, ni Twitter, ni Deezer, ni l’iPad. Difficile d’être crédible et convaincant.

Au micro de RMC, invité dans le cadre de l’émission « Les Grandes Gueules », le sénateur Jean-Louis Masson s’est trouvé bien malmené quand il s’agissait de répondre aux critiques et interrogations formulées par le journaliste.

Tout comme Frédéric Lefebvre s’était emmêlé les pinceaux sur le Web 2.0, le sénateur Masson s’engouffre, s’empêtre même, sur un terrain plus que glissantpour lui. « Est-ce que vous savez ce qu’est Twitter » interroge le journaliste. « Non. Et je ne cherche pas à le savoir ». « L’iPad ? Ca ne m’intéresse pas ! », « Et Deezer ? Ca ne m’intéresse pas non plus ». Tout est dit !
Evidemment, difficile de défendre une loi qui concerne directement Internet quand on ne connaît pas l’outil en lui-même, ses possibilités, ses services. « Je crois qu’on est pas là pour entrer dans la technique ou quoi que ce soit. Je me sers, ou plutôt ma secrétaire, se sert d’Internet pour envoyer… ».

Attaqué, malmené, Jean-Louis Masson attaque la presse et « tient à poser le problème de la presse, si on écrit des insanités sur moi ». Aucun rapport. « Le sujet sur lequel je légifère, c’est la transparence des informations qui sont transmises. Je ne légifère pas sur Twitter sur quoi que ce soit… Le problème c’est un problème de fond. Je ne rentre pas dans la réglementation technique ». Le sénateur n’y connaît rien, mais pour lui, « ce n’est pas un problème de crédibilité ».

Alors si ce n’est pas un problème de crédibilité, c’est peut-être un problème d’ouverture d’esprit.

4 juin 2010 | Actualité, Multimedia | Permalien

LOPPSI : le Sénat veut un blocage des sites pédopornographiques sans juge

Mercredi, le projet LOPPSI (loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure) a été examiné en Commission des lois. Les amendements déposés sur le texte qui ont été examiné sont désormais diffusé sur le site du Sénat. Au fil des 116 pages, on découvre quelques surprises, et pas des moindres : Jean Patrick Courtois, rapporteur, veut se passer du juge dans la décision de blocage des sites.

Dans le cadre de la LOPPSI plusieurs amendements ont été déposés par Jean Patrick Courtois, rapporteur et donc acteur central pour ce texte. L’un d’eux vise à modifier le périmètre d’action du blocage des sites pédopornographiques.

Le périmètre du blocage concentré au manifestement pornographique

Dans la version de la LOPPSI votée à l’Assemblée nationale, il est dit que :

« Lorsque les nécessités de la lutte contre la diffusion des images ou des représentations de mineurs relevant de l’article 227-23 du code pénal le justifient », une procédure est menée pour empêcher l’accès à ce contenu.

L’article 227-23 du CP  interdit entre autres, « la représentation d’un mineur lorsque cette image ou cette représentation présente un caractère pornographique »

Le sénateur veut couper cette référence à cet article pour la remplacer par l’expression «manifestement pornographique ». C’est semble-t-il, un cran au-dessus : seuls les sites comportant des images « manifestement pornographiques » pourraient être bloqués, ce qui devrait pousser à ne se concentrer que sur les représentations particulièrement explicites…  ON sent d’ailleurs une certaine liaison logique avec la LCEN et le “manifestement illicite“.

Toutefois, ce relâchement est immédiatement repris en main par un autre amendement, toujours signé Courtois.

Le blocage sans le juge

Dans la version A.N, c’est une autorité administrative va notifier aux FAI la demande de blocage, « après accord de l’autorité judiciaire ». Et donc, en cas de désaccord, l’autorité doit poser sa paire de ciseaux.

Dans la version sénatoriale du rapporteur, surprise : on supprime « après accord de l’autorité judiciaire ». Pourquoi ? Cet article « tend à obliger les fournisseurs d’accès sur Internet à empêcher sans délai l’accès des sites diffusant des images ou représentations de mineurs à caractère pornographique –sites dont les adresses auront été notifiées par l’autorité administrative. La notification par l’autorité administrative devrait être précédée de l’accord de l’autorité judiciaire. L’intervention a priori de l’autorité judiciaire ne répond ni aux exigences de la pratique ni à celles du droit ».

Le sénateur veut donc déconnecter le juge de cette procédure, comme Riester et Albanel, soutenu par l’industrie de la Culture, avaient tenté avec HADOPI. On sait que le Conseil constitutionnel rappellera quelques exigences fondamentales dans la proportionnalité de cette démarche qui avaient dû finalement passer par la case de l’autorité judiciaire. Certains considèrent le juge comme une étape surabondante, inutile, une perte de temps, d’autres se souviennent qu’il s’agit surtout d’une garantie dans la manipulation des droits et libertés fondamentaux.

Précisons qu’ici le risque est multiple : d’un, aucune méthode de blocage d’accès n’est parfaite (la LOPPSI l’admet). Quid en conséquence si on se retrouve dans une situation de surblocage ? De deux, le juge est le seul à pouvoir apporter sa garantie d’impartialité, de trois, cette brèche risque d’être exploitée par les ayants droit, lesquels ont toujours été attentifs aux progrès enregistrés dans la lutte contre les contenus pédopornographiques (majors, et indé)…

Le texte sur la LOPPSI devrait être examiné au Sénat à la rentrée de septembre.

Source: PCinpact

4 juin 2010 | Actualité | Permalien

ACTA : Le rapport Gallo adopté en commission JURI

Selon les informations qui nous parviennent de Bruxelles, la « voting list » de Marielle Gallo a finalement été adoptée comme le voulait l’eurodéputé.

Celle-ci a pu compter sur la France, et surtout le vote de son groupe PPE (UMP) et de l’ALDE (MoDem) pour mener à terme son projet en commission des affaires juridiques. Une petite surprise alors que l’ALDE avait justement défendu les libertés fondamentales dans plusieurs occasions récentes. Le texte du rapport a ainsi été adopté avec les amendements de compromis défendus par la France à une majorité de 13 contre 8. Nous attendons une version consolidée de ce document.

Contacté par téléphone, Jeremie Zimmermann nous confie que « ce vote montre la puissance du lobbying de quelques industries anachroniques sur le Parlement Européen. Leur influence sur le processus législatif va à l’encontre de l’intérêt général et empêche l’institution d’explorer les chemins vers une nouvelle économie de la création. » Pour le porte-parole de la Quadrature, il faut maintenant poursuivre cette bataille autour des discussions sur ACTA, sur les sanctions pénales prévues dans la prochaine directive IPRED 2, « encouragées par ce rapport », avec une certitude : ces mesures pénales n’apporteront rien aux créateurs, ni à leur public.

Vote prévu en pleinière le 15 juin prochain, avec ou sans amendement ?

Pour l’instant, le vote est prévu en séance plénière à Strasbourg le 15 juin prochain. Deux possibilités : soit ce rapport sera qualifié de « stratégique » et il ouvrira une possibilité d’amendement à cette occasion. Soit il n’est pas considéré comme « stratégique » politiquement et il restera en l’état, blindé. C’est la toute prochaine conférence des présidents qui décidera de cette qualification.

Source : PCinpact

1 juin 2010 | Actualité | Permalien

UK : vers un “code de conduite” façon Hadopi imposé aux FAI

La “Digital Economy Bill”, ou DEBill pour les intimes, a été votée par le parlement anglais et approuvé par la reine. Elle se transforme donc en “Digital Economy Act”, et commence à s’appliquer. En particulier son volet de lutte contre le piratage prévoit que l’Ofcom (Office of Communications) rédige un “code de conduite” qui lancera les FAI de sa Majesté dans une quête pour remettre les pirates britanniques sur le chemin de la droiture, à coup de lettres d’avertissement et plus si besoin est. L’Office en a présenté un brouillon aujourd’hui.

L’Ofcom est le régulateur indépendant des médias et des télécoms au Royaume-Uni. Un code de conduite qu’il mettrait en place aurait du coup la force d’une loi pour les FAI. Il est donc intéressant de voir ce que ce brouillon inclut.

angleterre royaume uni riposte graduée debill

Au revoir coupure d’Internet, bonjour procès

Le Code prévoit que les sept plus gros FAI (pour commencer) devront identifier les propriétaires des IP signalées par les ayants droit, et leur envoyer des lettres d’avertissement (les majors ne connaissent alors pas encore le nom de ces pirates). Au bout de 12 mois et de trois lettres reçues, un internaute récidiviste pourra voir son nom finalement communiqué aux ayants droit, qui choisiront s’ils veulent le poursuivre.

On le voit, cette proposition écarte la piste française consistant à punir les fautifs en coupant leur accès à Internet, et leur donnera la possibilité de se défendre au tribunal (et de risquer des peines beaucoup plus lourdes). Elle fait également entièrement reposer le processus administratif de cette riposte graduée sur les FAI. Il n’est du coup pas surprenant que ces derniers l’aient mal accueilli. TalkTalk, le 2ème plus gros fournisseur d’accès britannique, a déclaré que « ce code de conduite est une tentative courageuse pour mettre en place les propositions du Digital Economy Act, mais nous pensons qu’il a le potentiel pour devenir un cauchemar bureaucratique ». Il ajoute que « dans sa version actuelle le code risque d’accuser à tort des millions de consommateurs d’être des pirates, d’être mis sur des “listes de contrevenants” et potentiellement poursuivis en justice. Ce brouillon inclut très peu de propositions pour protéger les consommateurs de lettres équivoques ou d’intimation ». Le FAI rajoute que ce code signerait la fin de tous les Wi-Fi publics du royaume.

Le coût de ces opérations reposera entièrement sur les fournisseurs d’accès, et donc au final sur les consommateurs. Enfin au bout d’un an l’effet du code sera évalué : si nécessaire des “mesures techniques” pourront être introduites, dont la coupure de l’accès. Ces frais supplémentaires étant encore à la charge des FAI.

Les LibDem, un dernier espoir ?

Pour les opposants à cette loi, il reste néanmoins un espoir. Nick Clegg, le président des Libéraux Démocrates arrivés récemment au pouvoir en coalition avec les Conservateurs, est maintenant vice premier-ministre du royaume. Et durant la campagne il avait condamné la DEBill, qui selon lui (question 6) « va conduire des gens totalement innocents à voir leurs accès à Internet coupés ». Il précise que son parti ne supporte pas le partage illégal de fichiers, mais que la loi doit être retravaillée pour devenir plus « juste et équitable ». Peut-être fera-t-il pression pour retravailler la loi plus en profondeur.

La version finale de ce code, qui doit être approuvée par le parlement britannique et les instances européennes, est attendue pour le 8 janvier.

Source : PCinpact

31 mai 2010 | Actualité | Permalien

Blizzard ne veut pas dépenser son énergie à lutter contre le piratage!

En matière de jeux vidéo sur PC, plusieurs écoles s’affrontent face à la question du piratage. Il y a ceux qui ont complètement déserté l’ordinateur au profit des consoles, ceux qui reprochent à leurs clients de préférer leur PC, ceux qui fâchent leurs propres clients dans leur obsession de contrôle, ceux qui au contraire font confiance à leurs clients, ceux qui se disent opposés aux DRM mais en mettent quand même, … l’éventail est large. Et Blizzard ajoute une nouvelle catégorie : les faux-culs.

Dans une interview à PC Gamer, le co-fondateur de Blizzard et producteur exécutif de Starcraft II Frank Pearce se fait passer pour un pragmatique adversaire des DRM. “Nous avons besoin que nos équipes de développement se concentrent sur le contenu et des fonctionnalités sympas, pas sur la technologie anti-piratage”, a-t-il ainsi déclaré.

“Si vous commencez à parler des DRM et de différentes technologies pour essayer de gérer (le piratage), c’est vraiment une bataille perdue d’avance pour nous, parce que la communauté est toujours tellement plus nombreuse, et le nombre de gens qui veulent essayer de contrer cette technologie – soit parce qu’ils veulent pirater le jeu soit par curiosité, sont beaucoup plus nombreux que nos équipes de développement”.

Blizzard veut se distinguer d’Ubisoft qui oblige les joueurs à être connectés en permanence à Internet (sur Assassin’s Creed 2 et Silent Hunter 5), en assurant qu’avec leur plateforme Battle.net, “les gens voudront rester connectés”. Frank Pearce argumente sur le fait que la connexion à Battle.net permettra pendant les campagnes solo d’être tout de même connectés avec ses amis, et de gagner des récompenses sur son compte Battle.net.

Mais la vraie raison qui fera que les joueurs décideront d’acheter le jeu et de créer un compte sur Battle.net, c’est que la création d’un compte à partir du numéro de série du jeu sera obligatoire pour l’installer, et que l’éditeur a décidé de supprimer le multijoueurs local (LAN) au profit de sa seule plateforme Battle.net. Or Blizzard sait très bien que l’intérêt du jeu solo de Starcraft II sera très vite limité par rapport aux richesses du jeu multijoueurs. Si ça n’est pas une technologie anti-piratage imposée au détriment des joueurs (et des ligues de jeux vidéo), qu’est-ce que c’est ?

Source : Numerama

31 mai 2010 | Actualité | Permalien