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Frédéric Lefebvre, l’identité nationale et l’Hadopi : et Johnny ?

“Jean-Luc Warsmann, député UMP des Ardennes, avait déposé un texte plein de gourmandise selon lequel les artistes situés dans les paradis fiscaux ne pouvaient profiter de l’armada de sanctions de la Hadopi.”

[Un article de PC Impact]

L’ex député Frédéric Lefebvre, devenu faute de mieux avocat, n’en a pas fini de nous étonner. Dans une conférence de presse du Mouvement Populaire le 2 novembre 2009 pointée par Backchich, celui-ci a la comparaison facile, qui frise même le grand écart : « La question de l’identité nationale, c’est en réalité la question de la langue française. C’est la question de notre culture, de notre identité culturelle. Le texte Hadopi, moi je considère qu’il faut aller plus loin sur un certain nombre de questions pour défendre l’exception culturelle française. »


Identité nationale : un débat essentiel
envoyé par ump. – L’actualité du moment en vidéo.

On a déjà du mal à comprendre le lien entre chasse aux pirates et culture française, mais qu’importe : dans la Matinale de Canal +, notre chansonnier favori qui conseillait de lutter contre le piratage par l’argent de poche, reprendra ce thème sous fond de « la défense de notre modèle culturel et de la ‘Douce France’ chantée par Charles Trenet, passent par la redéfinition de notre identité nationale ». Cette fois, ce grand défenseur de l’identité nationale expliquera sur la chaîne de Vivendi « si j’ai parlé de la ‘Douce France’, c’est parce que je pense que dans le débat sur l’identité nationale, il y a aussi le débat sur l’identité culturelle. Le texte qui a été voté, sur Hadopi, qui a fait tant parler, qui défend l’exception culturelle française, c’est une forme de défense de l’identité nationale. »

Justement. Reparlons de l’identité nationale avec Hadopi et spécialement du lien le plus économique et symbolique qui rattache un citoyen à un état, nous parlons évidemment de l’impôt.

Jean-Luc Warsmann, député UMP des Ardennes, avait déposé un texte plein de gourmandise selon lequel les artistes situés dans les paradis fiscaux ne pouvaient profiter de l’armada de sanctions de la Hadopi. Le député UMP avait cependant pris soin de ne pas trop embêter les artistes d’origine belge et installés en Suisse puisque le texte réservait son application à la seule hypothèse où tous les ayants droit étaient ainsi installés à l’étranger… Maison de disque, violoncelliste, harmoniciste, joueur de guimbarde compris, du moment qu’ils ont participé de près ou de loin à une œuvre aussi mauvaise soit-elle. Voilà qui limitait “un peu” l’applicabilité du texte.

Didier Mathus (PS) l’avait noté avec une fausse naïveté durant les débats : « Si je comprends bien l’amendement, il sera possible de télécharger illégalement les chansons de Johnny Hallyday, sans craindre de l’application du dispositif ! » Jean-Luc Warsmann lui répondait avec rondeur : « Encore faut-il, pour cela, que l’ensemble des ayants droit des œuvres piratées réside dans un paradis fiscal ». Le texte fut finalement laissé sur le côté. Des amendements du PS tentèrent de sauver les meubles pour rendre applicable l’amendement « Johnny » dès lors qu’un seul ayant droit fut installé dans un paradis fiscal. Mais tous furent rejetés par l’UMP de Frédéric Lefebvre, celui aujourd’hui si sensible au respect de l’identité nationale.

Source : Marc Rees de PC Inpact

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4 novembre 2009 | Actualité