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l’ARCEP invente la « quasineutralité » des réseaux !

La neutralité, tout le monde a une idée de ce que c’est. Selon Wikipedia, « La neutralité désigne généralement un positionnement d’abstention bienveillant ou armé, l’absence d’implication dans un conflit armé ou dans tout type d’affrontement. » . Dans ce sens commun, tout le monde sait que la Suisse est neutre. En mathématiques, en chimie, en électricité on sait aussi ce qu’est le neutre : c’est une solution de pH 7, c’est le 1 pour la multiplication, c’est la référence de potentiel pour les phases…

Dans le sens commun mais aussi dans ses différentes acceptions scientifiques, la neutralité est un concept binaire, manichéen : on est neutre ou on ne l’est pas. On ne peut pas être « un peu neutre », « presque neutre » ou « globalement neutre mais pas tout à fait ».

On sait aussi que le terme de neutralité est maintenant employé pour parler plus particulièrement des interactions entre réseaux et contenus, avec la « neutralité des réseaux ». Ce sujet est à l’honneur, puisque le gouvernement, obligé de le faire par les parlementaires, va publier un rapport qui lui sera consacré. Au préalable, Nathalie Kosciusko-Morizet a installé un groupe d’experts chargé de l’éclairer, et lancé un grand débat national.

Dans ce contexte, l’ARCEP, autorité de régulation des réseaux, qui suit le sujet de longue date, a évidemment son rôle à jouer. Le 13 avril, elle organise un colloque, dont on peut consulter le programme ici.
Je suis particulièrement inquiet en lisant le thème du débat de début d’après-midi, intitulé « Modalités d’accès aux contenus » : « La finalité essentielle des communications électroniques est l’accès des consommateurs aux contenus au travers des réseaux. Si le principe d’une neutralité tempéré [sic !], ou ” quasineutralité “, garantit un accès équitable et efficace, de nombreuses questions demeurent posées quant aux modalités de mise à disposition des contenus : la prévention de comportements anticoncurrentiels, le respect de la vie privée, la protection de la propriété intellectuelle, la lutte contre les contenus illégaux, la numérisation des données, etc. »

Les bras m’en tombent : l’ARCEP vient d’inventer la « quasineutralité » ou « neutralité tempérée » (pour l’écrire avec une orthographe correcte). Tous les défenseurs de la neutralité des réseaux sont désormais prévenus, à tous les sens du verbe. Car lorsque l’on invente des mots ou des expressions, c’est pour désigner une réalité nouvelle. Par exemple, quand on se met à parler de « vidéoprotection » à la place de « vidéosurveillance », comme ce fut le cas lors du débat parlementaire sur la loi LOPPSI, ce n’est pas neutre… c’est le cas de le dire !

Source: ZDNet.fr

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3 mars 2010 | Actualité