Home Contact
This RSS feed URL is deprecated
13/12/2017 : This RSS feed URL is deprecated, please update. New URLs can be found in the footers. […]
Hadopi : l'État condamné à dédommager Bouygues pour son ... - Numerama
5/12/2017 : NumeramaHadopi : l'État condamné à dédommager Bouygues pour son ...NumeramaLe Con. […]
La Hadopi rend disponible son rapport annuel d'activité - Developpez.com
1/12/2017 : Developpez.comLa Hadopi rend disponible son rapport annuel d'activitéDeveloppez.comL. […]
La Hadopi veut s'adapter à l'évolution des pratiques illicites sur le web - Le Figaro
30/11/2017 : Le FigaroLa Hadopi veut s'adapter à l'évolution des pratiques illicites sur le webL. […]
Pour favoriser l'offre légale, l'Hadopi régule les DRM du livre ... - Actualitté.com
30/11/2017 : Actualitté.comPour favoriser l'offre légale, l'Hadopi régule les DRM du livre ...A. […]

Loppsi 2 : “Vous êtes en train de faire le hold-up de l’année”

Ce sont deux philosophies et deux stratégies qui se sont affrontées, mardi, lors de l’ouverture des débats sur la loi de programmation et de performance pour la sécurité intérieure (Loppsi). D’un côté, les représentants de la majorité ont martelé la nécessité de moderniser les moyens dont disposent les forces de l’ordre, et mis en avant la baisse des chiffres de la délinquance depuis 2002. De l’autre, des députés de l’opposition ont souligné un bilan en trompe-l’œil, avec une hausse des violences contre les personnes, et dénonçant un “mirage technologique” qui ne saurait remplacer les moyens humains.

“Avant d’investir dans le dernier-cri technologique, le bon sens voudrait qu’on donne aux policiers et gendarmes les moyens matériels de base”, a par exemple estimé Delphine Batho (PS), notant que “tous les commissariats et toutes les gendarmeries ne sont pas encore connectées en haut débit.” Plus généralement, l’opposition reproche au gouvernement de couper dans les effectifs, et l’accuse de vouloir “privatiser” en partie la sécurité. “Vous êtes en train de faire le hold-up de l’année : vous avez vidé les caisses, supprimé en trois ans neuf mille fonctionnaires et gendarmes, et vous demandez aux mairies et aux sociétés privées de payer des caméras”, s’est emporté M. Pupponi (PS).

Pour le gouvernement, il s’agit simplement de poursuivre dans la veine de la première loi Loppsi, votée en 2002, et qui pour l’UMP a contribué à la baisse des chiffres de la délinquance. Le texte, très touffu, prévoit en effet de nouveaux moyens judiciaires et techniques pour les forces de l’ordre, allant de la possibilité d’utiliser des mouchards informatiques pour la lutte contre le crime organisé au durcissement des peines pour de nombreux délits.

Les députés de la majorité se sont pourtant concentrés sur un petit nombre d’articles et d’amendements. Brice Hortefeux, présent tout au long des débats, a particulièrement insisté sur deux amendements introduits en commission des lois : la possibilité pour les préfets d’instaurer un couvre-feu pour les mineurs de 13 ans ; le durcissement des peines pour les vols avec violences à l’encontre des personnes âgées ou vulnérables.

Une dérive “électoraliste“, pour le député Verts Noël Mamère, qui souligne que “c’est le dix-septième texte sur l’insécurité voté depuis 2002. Les décrets d’application de la plupart d’entre eux n’ont même pas été publiés”. Même son de cloche pour le député (PCF) Patrick Braouezec, pour qui les lois inspirées par des faits-divers comportent un risque de dérives : “Ce n’est ni dans l’urgence, ni dans l’émotion que les libertés individuelles peuvent être protégées.”

“LIBERTÉS INDIVIDUELLES”

Le débat sur l’extension de la vidéosurveillance, longuement évoqué, en a été l’emblème : d’un côté, des députés de gauche dénonçant un risque de dérive, de l’autre des députés de la majorité critiquant une posture “idéologique”. Deux visions qui se retrouvent également dans le choix des mots : si l’opposition continue de parler de “vidéosurveillance”, la majorité tente d’imposer le terme “vidéoprotection”.

Le débat semble parti pour durer. Alors que l’examen détaillé du texte doit commencer cet après-midi, la gauche a d’ores et déjà prévenu qu’elle comptait suivre son propre agenda sur les questions de securité, notamment en mettant l’accent sur la multiplication du nombre de gardes à vue ces dernières années.

Damien Leloup

Source : Le Monde.fr

Articles liés :

14 février 2010 | Actualité