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Mitterrand, la “bite de Rachid” et l’effet boomerang de la Loppsi

Mon copain Rachid(Un article Numérama) En ayant sans relâche diabolisé la liberté offerte aux pédophiles par un Internet non filtré, pour justifier un contrôle du réseau, le gouvernement devrait inviter Frédéric Mitterrand à démissionner s’il veut garder sa cohérence. Comment, en effet, présenter un projet de loi Loppsi qui prévoit un filtrage des contenus réputés pédophiles sans contrôle judiciaire, au détriment de la présomption d’innocence, et soutenir dans le même temps au nom de cette présomption d’innocence un ministre dont la dernière casserole en date est la participation à un court-métrage pour le moins tendancieux ?

Après l’affaire Polanski, puis la redécouverte du chapitre 11 de sa “Mauvaise Vie”, la révélation vendredi d’un témoignage de moralité envoyé par le ministre de la Culture à deux violeurs qu’il connaissait à peine, avec en-tête de la Villa Médicis qu’il dirigeait alors, n’est pas la dernière casserole dont aura à s’expliquer le ministre de la Culture.

Déjà circule sur Internet le court-métrage Mon copain Rachid auquel a participé Frédéric Mitterrand. Pour les besoins de la version diffusée au cinéma vers 1998 (le film a été tourné en 1995), le ministre avait lu en prologue un texte de Camus ; ce qu’il n’a à notre connaissance jamais regretté.

(…)

Seul un juge peut décider que Frédéric Mitterrand fait l’apologie de la pédophilie. Mais si le gouvernement applique au ministre de la Culture le principe constitutionnel de la présomption d’innocence pour justifier son maintien aux affaires, il doit l’appliquer à tous les citoyens. Ce qui implique de ne pas censurer de sites sans jugement contradictoire, ni de condamner les internautes par des jugements expéditifs sur la base de preuves douteuses.

Peut-être cette affaire Mitterrand aura-t-elle au moins le mérite de remettre en lumière le principe de la présomption d’innocence, trop souvent négligé sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Mais pour le moment, elle sert une fois de plus à mettre en cause Internet.

Lire l’intrégralité de l’article sur Numérama.fr

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12 octobre 2009 | Actualité