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Pourquoi renonçons-nous à notre anonymat sur Internet ?

L’une des grandes craintes de Internet “Big Brother” reste le contrôle de nos données, la perte de libertés (voir débat sur Hadopi puis Loppsi). Internet est un espace de liberté où encore plus aujourd’hui chacun peut facilement participer, échanger, partager. Mais cet espace de liberté fait peur et continue à faire peur et pourtant consciemment on renonce de plus en plus à notre anonymat.

“Facebook : je t’aime moi non plus”

Les leaders sur Internet font peur, c’est un réflexe encore plus fort en France, pays de défense des libertés. Microsoft, Google et aujourd’hui Facebook se font souvent critiquer autour des données personnelles et de leur utilisation. Il faut se rappeler en ce qui concerne Facebook que cela ne date pas de hier car déjà le lancement abandonné de Facebook Beacon avait fait des remous, les changements dans leur politique de CGUs également (Polémique autour des nouvelles CGUs de Facebook et Facebook fait marche arrière sur les CGUs). Pour autant, cela ne créé pas de défection de ce service, bien au contraire. Dans un effet de mimétisme social, on a tous utilisé Google plutôt que d’autres moteurs de recherche, et on voit se reproduire le même schéma avec Facebook.

Où est Charlie ? Regardez je suis là

En ce qui concerne les outils de géolocalisation qui est sans nul doute la tendance en 2010 avec le buzz autour du service proposé par Foursquare ou le lancement en avril de la géolocalisation dans les statuts par Facebook (Facebook to launch location features next month), cela va plus loin.

En effet, on donne ici volontairement le lieu dans lequel on se trouve dans un but peu évident. Partager le lieu dans lequel on se trouve pour partager en live une expérience ou partager a posteriori un avis autour d’un lieu ou restaurant (cf service proposé par DisMoiOu) pourraient avoir du sens. A l’ère du web en temps réel et des outils de mobilité, il faut aujourd’hui partager dans l’instant pour se donner le sentiment d’être connecté en permanence à sa communauté, son réseau (Peut-on Twitter partout, tout le temps ?). Sauf que clairement aujourd’hui pour les personnes utilisant Foursquare et l’ayant relié à leur profil Facebook ou leur compte Twitter, on a une pollution des contenus (une de plus) où il devient encore plus important de savoir filtrer parmi les contenus pour rechercher et suivre les informations intéressantes (De la recherche au filtre de l’information). Désolé mais je m’en fous de savoir que mes amis se trouvent ici ou sont là… On sait que les avis sur les restaurants, les concerts, les bars, les expos font partie des éléments les plus partagés et discutés sur Internet. Les outils de géolocalisation représentent ainsi un intérêt fort pour ces “lieux d’expérience”…

Se donner l’apparence d’une vraie vie sociale

L’anonymat sur Internet servait à se protéger en avançant à visage masqué, sous le nom d’un pseudo. Mais aujourd’hui il est important d’avoir une “second life” et de la valoriser. Il n’est pas important d’avoir un réseau d’amis important, il devient plus important d’avoir 500 faux amis sur Facebook ou 300 followers sur Twitter. On se donne l’illusion d’une importance et donc d’une existence. Nous passons du “Je pense donc je suis” au “Je partage donc je suis”. La société individualiste pousse à ce que les outils virtuels le soient moins voire soient l’opposé. Il est difficile de rencontrer des gens dans la vraie vie, par peur du contact avec autrui, alors passons par Internet et Meetic : cela devient plus simple, plus ludique et il est plus simple de dire “next”.

Source: Socialmediatoday

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17 mars 2010 | Actualité