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SeedFuck : l’arme à dénonciations calomnieuses anti-HADOPI

Comme le note PC Inpact, devant la multiplication des variantes de SeedFuck le député UMP Michel Zumkeller a officiellement interrogé le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand sur ce “petit programme [qui] inonde les réseaux de téléchargements, en peer to peer, de fausses adresses IP“, et fait courir le risque de voir l’Hadopi accuser à tort un grand nombre d’internautes innocents. Il souhaite “connaître sa réponse sur ce sujet et sur les possibilités juridiques offertes aux internautes qui seraient victimes de procédures injustifiées“. Enfin une prise de conscience des risques d’atteintes portées à la présomption d’innocence ?

Article du 15 avril 2010 – La HADOPI ou les ayants droit qui lui transmettront des adresses IP pourront-t-ils être poursuivis pour dénonciation calomnieuse si des avertissements infondés vont jusque dans les mains d’un juge ?

Nous avons déjà relevé la faiblesse du niveau de preuve exigé par la Haute Autorité de lutte contre le piratage, et expliqué maintes fois le risque d’injections de fausses adresses IP dans les relevés des chasseurs de pirates. Il est en effet très simple de faire en sorte, lorsqu’un utilisateur demande la liste des adresses IP qui partagent un fichier (le “swarm”), d’injecter au hasard des adresses innocentes qui ne partagent rien, pour tromper les prestataires des ayants droit.

Comme nous l’avait expliqué un expert de la gendarmerie, s’assurer que des adresses IP ne sont pas ainsi collectées par erreur constituerait un coût “colossal”, puisqu’il faudrait télécharger systématiquement les oeuvres pour s’assurer qu’elles sont bien partagées par chacune des adresses IP relevées, et conserver la trace de ce téléchargement pour solidifier la preuve.

Or comme nous l’apprend Bluetouff, l’Hadopi et les collecteurs d’adresses IP (en particulier la société nantaise TMG mandatée par les ayants droit) auront du souci à se faire :

Comme prévu, même un peu en avance sur le calendrier, un code de Torrent poisoning est maintenant disponible, l’info vient d’être publiée ici. Répondant au doux nom de seedfuck, il sert à inonder les trackers Torrent de fausses adresses IP, tout come The Pirate Bay l’avait promis. Le p0c est écrit en C Mono mais ne demande visiblement qu’à être porté.

Pour faire simple, voici comment ça fonctionne : on génère de fausses IP créant de l’activité sur un Hash (identifiant unique d’un fichier) donné, ces fausses ip génère du trafic et des events (donwload complété par exemple ou octets restants à télécharger).

Le code source en C# est disponible ici, et selon Bluetouff un binaire pour Windows serait bientôt disponible. Ce qui n’est pas surprenant puisqu’il suffit, a priori, de compiler la chose. Selon le commentaire du code, il permettrait de générer “des centaines d’annonces par minute“, et “avec une connexion haut-débit, vous pouvez souvent ajouter plus d’un millier de faux peers au swarm en moins de 5 minutes“.

Selon notre analyse du code, le script envoie cependant des adresses prises totalement au hasard. Pour être vraiment efficace contre l’Hadopi, il faudrait l’adapter pour générer exclusivement des adresses IP de la plage française.

Source : Numerama

28 avril 2010 | Actualité | Permalien

Hadopi : Fréderic Mitterrand invité à se pencher sur Seedfuck

Alors que les mutations de Seedfuck se poursuivent, Frédéric Mitterrand vient d’être officiellement questionné sur ce morceau de code à l’Assemblée nationale.

Dans une question écrite, le député UMP Michel Zumkeller a interrogé le ministre sur ce «petit programme [qui] inonde les réseaux de téléchargements, en peer to peer, de fausses adresses IP ».

Le parlementaire (qui avait voté contre la loi Hadopi) s’inquiète auprès de la rue de Valois que « des centaines de personnes se trouvent dans la liste des personnes ayant téléchargé illégalement même si elles n’ont rien fait ». Nous voyons pour notre part revenir dans les faits la fameuse présomption de culpabilité qui fut sanctionnée par le Conseil constitutionnel dans la décision Hadopi 1.

Le député « souhaite donc connaître sa réponse sur ce sujet et sur les possibilités juridiques offertes aux internautes qui seraient victimes de procédures injustifiées ». Des possibilités dans la brume du fait de débats juridiques et de l’absence de jurisprudence sur ce terrain.

La balle est dans le camp – si ce n’est dans le pied – de la Rue de Valois.

Source : Pcinpact

28 avril 2010 | Actualité | Permalien

Radio Numerique, Frédéric Mitterrand n’est pas favorable à son lancement

Frédéric Mitterrand a jeté un pavé dans la mare du CSA, en expliquant que la question du lancement de la radio numérique terrestre n’était pas “prioritaire”. Cette déclaration intervient alors que le CSA doit remettre prochainement un rapport sur les conditions de lancement de la RNT, et devrait annoncer l’ouverture de nouveaux appels aux candidatures dans les prochains jours. Cette prise de position, qui risque de compromettre sérieusement les chances de déploiement de la RNT en France, contraste avec la position que Frédéric Mitterrand affichait en septembre dernier. Le ministre avait alors expliqué que “la numérisation des médias traditionnels est une urgence”.

Invité le 29 mars dernier du déjeuner mensuel de l’Association des Journalistes des Médias et de la Communication (AJM), Frédéric Mitterrand, ministre de la culture et de la communication, a jeté un véritable pavé dans la mare du CSA. Interrogé sur le lancement de la future radio numérique terrestre, Frédéric Mitterrand a littéralement pris le contre-pied du CSA. Ce dernier, qui s’apprête à rendre un nouveau rapport sur la question, multiplie depuis plusieurs semaines les réunions avec les différents acteurs concernés pour tenter de dégager un consensus. Sans attendre les conclusions de ce rapport, Frédéric Mitterrand a porté un coup qui pourrait être fatal au déploiement effectif de la radio numérique terrestre. Dans ce domaine, la France commence à accuser un retard considérable face à ses voisins européens qui se sont engagés, parfois depuis plusieurs années, dans la voie de la numérisation de la radio. “Je constate que le coût de l’opération est considérable, qu’un certain nombre d’opérateurs ne sont pas du tout favorables à cette opération et que c’est le CSA pour l’instant qui a l’air d’être en flèche”, a expliqué le ministre de la culture et de la communication. “Le CSA lui-même doit remettre un rapport à ce sujet avec des préconisations, même si je connais à peu près ce qu’il y aura à l’intérieur de ce rapport. J’ai le plus grand respect pour le CSA, j’ai les plus grands sentiments de respect pour Michel Boyon, mais nous ne somes pas exactement sur la même longueur d’onde”, a ajouté Frédéric Mitterrand, affichant clairement une forte divergence avec le CSA qui tente de faire aboutir ce dossier sous la houlette de Rachid Arhab et Alain Méar.

Suite …

Source : RadioActu.com

30 mars 2010 | Actualité | Permalien

Mooton.fr : téléchargement légal ?

Mardi 23 mars dernier, dans un cadre légal de plus en plus restreint sur le téléchargement pour cause de loi Hadopi et prochainement de ACTA, un webmaster lançait mooton.fr. Ce site fait la nique à Hadopi en rappelant dans son disclaimer quelques notions de droits quant à la possession de l’œuvre originale. Coup de pub ? Nième site de liens sur megaupload ou réelle alternative au Peer to Peer ?

Le lancement du site se traduit par 1150 visites en 2 jours, plus de 4000 aujourd’hui ! Ce nombre de V.U. apparaît plutôt prometteur quand on connaît la désaffection des sites de téléchargement en P2P et l’attrait des internautes pour les téléchargements sur les sites de streaming.www.mooton.fr relaie vers Megaupload, et nous savons que hadopi, sur ce type de téléchargement, est inopérante.  On doit d’ailleurs à Hadopi une augmentation constante du nombre de pirates du web ! De fait, lancer en plein débat sur le téléchargement ce site reste un pari audacieux mais pas impertinent pour mettre le législateur face à l’absurdité légale. Les films proposés au téléchargement peuvent également être visionnés en direct sur leur site. De fait, ils proposeront aux internautes une base de données de liens pouvant être téléchargés sans que Hadopi ne puisse faire grand-chose contre les téléchargeurs.

Les webmasters précisent sur leur site : «  www.mooton.fr ne contient aucun fichier illégal. Il n’héberge aucun fichier multimédia sur ses serveurs. Afin de pouvoir télécharger un fichier, vous devez posséder l’œuvre originale correspondante (en DVD, BLUERAY, VHS, CD, ImageCD …) En cas de non respect de cette règle, www.mooton.fr, son équipe et/ou son hébergeur, ne pourront être désignés responsables d’éventuels téléchargements illégaux, ou mise à disposition d’objets contrefaits (qui constitueraient alors une infraction aux lois relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés). Nous vous rappelons que : « télécharger ou partager sur Internet des créations sans autorisation de leurs créateurs est une violation de leurs droits, qui les prive de leur rémunération légitime et fragilise ainsi la création artistique et la diversité culturelle [...] Cette violation est passible de condamnations civiles (notamment suspension de l’accès à Internet, paiement de dommages et intérêts) et de sanctions pénales (amendes, voire emprisonnement pour les cas les plus graves) ».

Ce site se présente sous la forme d’un annuaire de liens permettant le téléchargement gratuit d’œuvres cinématographiques. Mooton concentre son attention uniquement sur les films (ni musique, ni logiciel, ni série) sortis en DVD pour respecter le texte de loi sous lequel ils sont protégés. Entièrement réalisé à cet effet, Mooton rajoute en moyenne 10 à 20 nouveaux films par jour, ne comporte pas de screener. Aucun contenu multimédia n’est hébergé sur les serveurs du site qui ne contient que les affiches des films! Petite coquetterie du web designer, la page d’accueil varie selon l’actualité cinématographique, à l’instar du logo Google et des pages d’accueil d’Allociné.

Rencontre avec le webmaster / propriétaire du site :

De l’aveu des webmasters, le nom Mooton provient de « l’utilisation des 2 « O » dans un nom de site qui marche bien (google, yahoo..)  et je me suis rappelé egalement de emule qui résume son site a une mule en guise de clin d’oeil», dit le WM.

S.F. : Pourquoi cette envie de mettre en ligne un site de téléchargement alors que hadopi, bientôt ACTA, encadre de plus en plus cette pratique ?

Mooton.fr : Je pense que hadopi n’encadre pas cette pratique justement, le suicide n’est pas dans mes intentions. Ce site exclusivement réservé au film de qualité dvd est destinée à devenir le plus gros vidéo-club francophone online. Je suis pour un accès à la culture libre et gratuit.

Culture gratuite, soit, mais votre disclaimer dit qu’il faut posséder le support original si on veut télécharger sur mooton….? Comment vous expliquez ça?

La technologie avance très très vite. On a pu constater que des supports très tendance pour être transportés n’importe où comme le Ipad, les e-books, font leur apparition sur le marché bénéficiant de lecteur AVI ! Cependant, que ce soit du blue ray ou des dvd, aucun de ces supports potentiellement achetés ne peut être réellement transporté en nombre lors de trajets, de longs voyages… Mooton permet donc a chacun de ses internautes de télécharger gratuitement l’œuvre qu’il possède déjà ou de la visionner en streaming puisque le wifi et la 3G se développent de plus en plus. Le lancement du site se fait fin mars  pour que le système soit rodé pour cet été et que les vacanciers puissent profiter de leur vidéothèque quelle que soit leur destination.

Vous défendez donc le téléchargement légal ou vous vous immiscez dans les failles légales de cette haute autorité ?

On défend effectivement à la fois le téléchargement légal et on passe dans les mailles de Hadopi… Donc, nous faisons ce site à des fins légales, puisqu’on s’appuie exclusivement sur la duplication du support. L’internaute devant posséder l’œuvre originale.

Mais qu’est ce qui peut vous garantir l’honnêteté des internautes quant à la possession du support original, physique ou acheté sur le web ?

Le disclaimer est clair, les internautes qui téléchargent prennent leurs responsabilités face à Hadopi et à ce que deviendra ACTA ou encore LOPPSI 2.

Vous dites téléchargement légal… mais vous n’avez pas l’autorisation des éditeurs des œuvres diffusées sur mooton… ?

Je pense seulement que les majors ne se risqueraient pas à créer un partenariat dans le contexte actuel. Les majors ne s’y risqueraient, au nom de l’argent à engranger et pour défendre leur artistes. Seuls les sites officiels ont pignons sur web alors que nous faisons la même chose. Ce n’est que mon avis.

De plus, il existe un paradoxe légal en France. On paie une taxe sur la copie privée qui est elle même taxé puisque assujettie à la TVA, donc une taxe taxée. Et la loi interdit de craker les protections (DADVSI) pour réaliser tes copies privées. Donc, on ne peut réaliser de copies privées que si on ne réalise aucun crackage de protection. Exemple d’illégalité : mettre une chanson que l’on possède en CD au format mp3 sur un baladeur MP3. C’est globalement la même absurdité pour les films que nous mettons à disposition.

Au final, que pensez-vous de Hadopi ?

Hadopi et les textes de lois  concernant le téléchargement sont totalement inadaptés à la situation du marché actuel. Au lieu de préparer l’avenir et d’ouvrir les yeux sur les chiffres, les majors essayent de protéger une industrie dont la mort est proche si elles n’évoluent pas. Au passage, on hypothèque la vie privée des internautes et la place de la France dans la société numérique qu’on essaye de construire.
Enfin, puisque il faut permettre aux internautes de se faire un plaisir cinématographique en streaming à toute heure, en tous lieux, Mooton complète son dispositif et développe actuellement une plateforme présentée sous forme d’une web-application pour rendre le streaming compatible avec les supports mobiles tels que l’iphone et l’Ipad.

Frédéric Mitterrand ayant annoncé hier que les premiers mails contre les pirates du web seraient envoyés alentour de la fête de la musique, il reste à voir quelle sera la réponse légale face aux site de streaming… Hadopi présente des failles, reste assez inapplicable… ce type de site peut donc avoir de beaux jours devant lui !

Source : commdesmots.owni.fr

30 mars 2010 | Actualité, Multimedia | Permalien

La Loppsi fera la fortune des réseaux de pornographie infantile

Lu sur Rue89 – Hadopi, Loppsi : la combinaison des lois cherchant à « réguler » Internet pourrait, si l’article sur le filtrage du Net contenu dans la Loppsi était adopté, faire des réseaux pédophiles la première cybermafia à amasser des fortunes colossales sur la Toile.

C’est l’effrayante conclusion de la première et seule étude sur le commerce de la pédopornographie qui soit sortie à ce jour. Car si des rapports alarmistes ont déjà été rendus sur les effets de bord du filtrage, curieusement, personne n’avait jusqu’ici pris le temps de s’intéresser aux modes de distribution de la pornographie enfantine.

Téléchargez le rapportValidée par des experts comme Hervé Recoupe, le directeur d’enquête de la gendarmerie nationale en charge de l’opération Némésis ou Tom Morton, expert en sécurité informatique auprès des tribunaux anglais dans les affaires de cyberpédophilie, cette étude expose dans le détail l’évolution, ces dix dernières années, du commerce de la pédophilie. (Téléchargez le rapport)

Disponible depuis le 29 janvier au sein d’un livre réunissant ces différents témoignages, ce rapport circule depuis plusieurs jours au sein du Parlement et dans les ministères concernés.

Le fait que le filtrage n’empêchera nullement les consommateurs de pédopornographie d’accéder à de tels contenus ne surprendra personne, ce n’est d’ailleurs pas l’objectif de la loi Loppsi, qui vise à empêcher le simple internaute de tomber sur ces contenus « par hasard ».

L’impossibilité, lors d’un surf sur Internet, de tomber « par hasard » sur ces contenus n’étonnera pas non plus les utilisateurs du Web : par nature illégaux, ces contenus sont particulièrement difficiles à trouver (…) Lire la suite sur Rue89

1 février 2010 | Actualité | Permalien

Frédéric Mitterrand cherche un surveillant de l’info sur le web

MEDIA – L’opinion du web sur la politique du ministère de la Culture passée au peigne fin…
Le ministère de la Culture est à la recherche d’un scrutateur du web. L’annonce, publiée sur le site du BIEP.gouv.fr, vise à embaucher un «chargé d’étude, de veille d’opinion et d’actualité sur internet».

Les principales missions du nouveau geek de la rue de Valois seront essentiellement de surfer sur le web, trouver les informations relatives au ministère, au ministre et au cabinet, les analyser, les condenser et les rapporter aux intéressés.

L’annonce stipule qu’il sera chargé des activités «de veille d’opinion et d’actualité sur Internet (surveillance des publications web, détection des signaux faibles, analyse de la tendance de l’opinion au regard de l’activité du ministère et à l’image du ministre); Identification de réseaux d’influence sur Internet ; Veille permanente sur l’apparition de nouvelles sources ou nouveaux modes d’accès; Analyse, extraction et restitution commentée des informations pertinentes».

Communiquer efficacement

L’objectif premier est donc d’identifier les attaques lancées sur le web à l’encontre du ministre (actuellement Frédéric Mitterand), de son équipe et de ses actions, afin d’être en mesure d’y répondre. D’autre part, connaître l’opinion «du peuple» permet d’établir une stratégie de communication efficace.

Néanmoins, cette inspection permanente et ciblée d’internet par les pouvoirs publics est dangereuse. En effet, les frontières entre surveillance, contrôle et désinformation sont fragiles.

D’autant plus que ces initiatives s’accumulent. En mars 2008, c’est l’Élysée qui avait engagé Nicolas Princen, un jeune normalien de 24 ans, pour scruter toutes les infos traitant de Nicolas Sarkozy sur la toile. Sa mission était de «traquer les fausses rumeurs et déjouer toute désinformation à l’encontre du Président».

Marion Lippmann

Source : 20 minutes

8 décembre 2009 | Actualité | Permalien

Les noms des membres de la Hadopi bientôt connus

Dans une longue interview publiée par La Tribune, Frédéric Mitterrand donne quelques informations sur la mise en place de la Hadopi, Haute autorité instituée pour assurer la police du Net quant au respect des droits de propriété intellectuelle.

« Les autorités chargées de désigner les membres du collège de l’Hadopi ont déjà presque toutes répondu, a répondu Frédéric Mitterrand, nous devrions disposer de la totalité des noms d’ici quelques jours. Ensuite, ces personnalités éliront leur président, comme le prévoit la loi, en toute indépendance. L’Hadopi pourra donc tenir sa première séance avant la fin de cette année. »

henrard mitterrand MAM

Si l’on scrute l’état d’application de la loi, on constate que les mesures réglementaires (décrets) concernant la nomination des membres du collège de l’Hadopi, tout comme ceux de la Commission de protection des droits ne sont toujours pas diffusés (art. 5 al.15 et al.29).

Selon le texte définitif, le collège de la Haute Autorité est composé de neuf membres, dont le président, nommés pour une durée de six ans par décret. Ses membres sont nommés par le vice-président du Conseil d’État, le premier président de la Cour de cassation, le premier président de la Cour des comptes, le président du Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique. Trois personnalités « qualifiées », sont en outre désignées sur proposition conjointe des ministres chargés des communications électroniques, de la consommation et de la culture, enfin deux personnalités qualifiées sont nommées respectivement par le Président de l’Assemblée nationale et par le Président du Sénat.

Quant à la commission, elle est composée de trois membres, dont le président, nommés pour une durée de six ans par décret. Ils sont membres en activité du Conseil d’État, de la Cour de cassaction et dela cour des comptes.

Pour assurer l’indépendance de la Hadopi, le mandat des membres n’est ni révocable, ni renouvelable.

Collège et commission, soit 12 membres, profiteront de plus de 1100 m² de locaux près de la tour Montparnasse pour mener à bien leur mission : contraindre ou inciter les internautes à acheter des œuvres sur le Web et à ne plus pirater.

Source : PC impact

22 novembre 2009 | Actualité | Permalien

Laissez Mitterrand tranquille !

15 octobre 2009 | Multimedia | Permalien

Mitterrand, la “bite de Rachid” et l’effet boomerang de la Loppsi

Mon copain Rachid(Un article Numérama) En ayant sans relâche diabolisé la liberté offerte aux pédophiles par un Internet non filtré, pour justifier un contrôle du réseau, le gouvernement devrait inviter Frédéric Mitterrand à démissionner s’il veut garder sa cohérence. Comment, en effet, présenter un projet de loi Loppsi qui prévoit un filtrage des contenus réputés pédophiles sans contrôle judiciaire, au détriment de la présomption d’innocence, et soutenir dans le même temps au nom de cette présomption d’innocence un ministre dont la dernière casserole en date est la participation à un court-métrage pour le moins tendancieux ?

Après l’affaire Polanski, puis la redécouverte du chapitre 11 de sa “Mauvaise Vie”, la révélation vendredi d’un témoignage de moralité envoyé par le ministre de la Culture à deux violeurs qu’il connaissait à peine, avec en-tête de la Villa Médicis qu’il dirigeait alors, n’est pas la dernière casserole dont aura à s’expliquer le ministre de la Culture.

Déjà circule sur Internet le court-métrage Mon copain Rachid auquel a participé Frédéric Mitterrand. Pour les besoins de la version diffusée au cinéma vers 1998 (le film a été tourné en 1995), le ministre avait lu en prologue un texte de Camus ; ce qu’il n’a à notre connaissance jamais regretté.

(…)

Seul un juge peut décider que Frédéric Mitterrand fait l’apologie de la pédophilie. Mais si le gouvernement applique au ministre de la Culture le principe constitutionnel de la présomption d’innocence pour justifier son maintien aux affaires, il doit l’appliquer à tous les citoyens. Ce qui implique de ne pas censurer de sites sans jugement contradictoire, ni de condamner les internautes par des jugements expéditifs sur la base de preuves douteuses.

Peut-être cette affaire Mitterrand aura-t-elle au moins le mérite de remettre en lumière le principe de la présomption d’innocence, trop souvent négligé sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Mais pour le moment, elle sert une fois de plus à mettre en cause Internet.

Lire l’intrégralité de l’article sur Numérama.fr

12 octobre 2009 | Actualité | Permalien

Frédéric Mitterrand : Jamais deux sans trois !

(Un article tiré de ☠ Bluetouff’s blog ☠ du 10/10/2009) : La troisième affaire Frédéric Mitterrand

Quotidien de la RéunionLe Quotidien de la Réunion et Marianne 2 révèlent aujourd’hui une nouvelle affaire dont Frédéric Mitterrand se serait très bien passé. Les faits remonte à une époque pas si lointaine où il était en poste à la Villa Médicis. Il se serait porté témoin de moralité de deux violeurs d’une jeune femme de 16 ans. Les jeunes ont été condamnés à 8 ans de prisons pour ce viol collectif. Le quotidien de la réunion publie une lettre attestant de l’engagement du Ministre de la Culture pour soutenir des deux jeunes dont l’un d’entre eux serait son filleul, fils d’un couple d’amis.

L’avocat des deux frères auteurs d’un viol collectif sur mineur, aurait l’intention de citer Frédéric Mitterrand au procès en appel il y a donc des chances qu’on entende encore parler de cette affaire.

Le cabinet de Frédéric Mitterrand aurait démenti en expliquant qu’il s’était porté témoin de moralité des familles et non des 2 jeunes violeurs, une explication assez fumeuse mais passons, c’est vrai que des attaques sur la vie personnelles ne sont jamais les bienvenues. En revanche, s’il s’agit d’attaques relatives à des fautes liées à une fonction au service de la République comme cela semble ici être le cas … il ne faut pas venir pleurer.

Pour Frédéric Mitterrand, aucun doute, il explique à la presse qu’on veut lui faire payer son engagement politique (lol) et particulièrement la loi HADOPI.

Qui sème le vent récolte la tempête : n’est ce pas HADOPI et LOPPSI qui en visant à filtrer le Net assimile les internautes anti HADOPI à des pro pédophiles ? Personnellement, je n’y vois là que l’effet boomerang des amalgames délibérés d’un gouvernement qui poursuit son œuvre de contrôle du Net.

En attendant je vous invite, Monsieur le ministre à lire ceci pour vous rendre compte de la scandaleuse différence de traitement entre les « vrais gens » et vous, ainsi que la caste que vous défendez.

Source : bluetouff.com/2009/10/10/la-troisieme-affaire-frederic-mitterrand/

11 octobre 2009 | Actualité | Permalien

L’affaire Mitterrand ou la place de l’artiste dans la hiérarchie des hommes

(Un article Numérama.fr) L’artiste n’est pas un homme comme les autres. C’est, au détour de son intervention au journal de 20 heures, le message qu’a envoyé Frédéric Mitterrand jeudi soir. Un message qui nous ramène dans un certain écho au débat sur la loi Hadopi, et plus généralement sur la défense du droit d’auteur par le gouvernement.

Nous nous sommes interdits de commenter jusqu’à ce soir ce qu’il convient désormais d’appeler “l’affaire Mitterrand”. Aussi vigoureuse que soit notre opposition au projet de loi Hadopi 2 défendu par le ministre de la Culture, il nous a semblé qu’il n’était pas dans le rôle de Numerama de commenter une affaire sans lien avec le numérique et le droit d’auteur. Mais au fond il nous semblait, sans mettre vraiment le doigt sur le lien précis, que “l’affaire” n’était pas totalement déconnectée de la loi Hadopi et plus généralement de la manière dont le gouvernement entend lutter contre le partage de fichiers en France.

Aussi ce soir, alors que Frédéric Mitterrand était l’invité de Laurence Ferrari sur le journal de 20H, nous avons finalement compris où se situait le lien. Il était là, perché droit comme une évidence. Il est dans la place que donne le gouvernement à “l’artiste” dans la hiérarchie des hommes.

Pour justifier son soutien très fort à Roman Polanski, pourtant accusé d’avoir abusé d’une jeune fille de 13 ans, Frédéric Mitterrand a eu des mots très simples : “je suis ministre de la Culture et de la Communication”.

“Le ministre de la Culture et de la Communication s’occupe des artistes et ne les abandonne pas”, a expliqué le successeur de Christine Albanel. “Lorsqu’il y a eu son arrestation l’émotion était très forte parmi toutes sortes d’artistes, il y a eu immédiatement une centaine de créateurs et d’artistes au Festival de Zurich qui ont signé une pétition”.

Voilà donc la clé.

Entendrait-on un ministre de l’agriculture dire, après qu’un fermier ait violé une fillette, que le ministre de l’agriculture n’abandonne pas les agriculteurs ? Ou un ministre de l’industrie assurer, devant un patron accusé de malversations, qu’il s’occupe des industriels et n’abandonne pas le patronnat ?

Pour une raison qui nous échappe, “l’artiste” bénéficie en France comme souvent ailleurs dans le monde d’un statut privilégié. Il n’est pas tout à fait homme, il est d’abord “artiste”. Il est différent. Et au nom de cette différence dont la raison profonde nous échappe, le gouvernement permet tout.

C’est au nom de la défense des artistes qu’il a fait voter par le Parlement une première loi Hadopi qui se voulait au dessus des droits fondamentaux des citoyens. Une loi qui violait la liberté d’expression, la liberté de communication, et les droits de la défense. C’est encore au nom des artistes qu’il a défendu avec le projet de loi Hadopi 2 une loi qui prévoit une condamnation sans audience, basée pourtant sur des preuves qui n’en sont pas, en créant une entorse au droit commun spécialement pour les artistes et les créateurs. C’est aussi au nom de la protection des artistes que le droit d’auteur est sans cesse allongé dans sa durée, contre toute logique économique et sociale, et qu’il est sans cesse étendu dans son périmètre. C’est au nom des artistes que l’on s’apprête à taxer les fournisseurs d’accès et les moteurs de recherche, donc les consommateurs, sans accorder aux citoyens de droits supplémentaires. Nous pourrions, longtemps, continuer la liste.

Or il faudra qu’un jour s’ouvre le débat fondamental de la place de l’artiste dans la hiérarchie des hommes. Car on semble avoir oublié que l’artiste n’est ni en dessous, ni au dessus des autres hommes, mais qu’il doit composer avec eux. Qu’il doit s’inscrire dans un nouveau contrat social le plus équilibré possible pour tous.

Les artistes gagneront en effet la respectabilité qu’ils méritent de retrouver le jour où ils exigeront de ceux qui prétendent les défendre qu’ils cessent de les placer au dessus du commun des hommes.

Source : Numerama

9 octobre 2009 | Actualité | Permalien