Home Contact
Hadopi : explosion du nombre d'IP adressées par les producteurs ... - Next INpact
23/06/2017 : Hadopi : explosion du nombre d'IP adressées par les producteurs ...Next INpactLe nom. […]
Les portes d'Educnum en passe de se fermer face à la Hadopi - Next INpact
21/06/2017 : Next INpactLes portes d'Educnum en passe de se fermer face à la HadopiNext INpactAfi. […]
Une amende de 200 € pour cinq films piratés - Éditions Francis Lefebvre
21/06/2017 : Éditions Francis LefebvreUne amende de 200 € pour cinq films piratésÉditions Fra. […]
Vous pouvez dénoncer les DRM gênants à la Hadopi - 01net.com
20/06/2017 : 01net.comVous pouvez dénoncer les DRM gênants à la Hadopi01net.comLa Hadopi n'est. […]
Hadopi : d'ici sa fin en 2022, l'autorité aura coûté plus de 100 ... - Developpez.com
15/06/2017 : Hadopi : d'ici sa fin en 2022, l'autorité aura coûté plus de 100 ...Developpez.com. […]

Google veut conditionner les aides internationales à un internet libre

Google veut se montrer déterminé à combattre la censure en Chine et à l’encontre de l’ensemble des pays qui filtrent le web. Auditionné par le Congrès américain mercredi, le directeur des relations publiques de Google Alan Davidson a ainsi suggéré que les Etats-Unis cessent d’aider les pays en développement dès lors que leurs gouvernement imposent chez eux une censure d’Internet. Et pour les convaincre, il a mis la langue de bois de côté. “Il a dit que la censure était devenue plus qu’un problème de droits de l’Homme, et qu’elle entravait les bénéfices des entreprises étrangères qui se basent sur Internet pour atteindre leurs clients”, raconte ainsi le New York Times.

Le business sera-t-il un meilleur argument que les droits de l’Homme ? Seuls les plus naifs ou les moins cyniques pourraient en douter. Selon Google, il faut unir le maximum de forces pour faire pression sur les pays qui censurent le net. Aussi bien les entreprises que les gouvernements. La firme de Mountain View souhaite par exemple que les accords internationaux de libre-échange imposent aux Etats qu’ils ne filtrent pas Internet chez eux – alors que l’ACTA prévoit justement le contraire, en généralisant le filtrage de certains sites Internet susceptibles d’aider à la contrefaçon.

Google estime qu’une quarantaine de pays actuellement censurent activement Internet, et affirme que 25 gouvernements ont bloqué Google ces dernières années.

Si le gouvernement américain voulait vraiment combattre la censure, il devrait cependant commencer par condamner ses propres entreprises lorsqu’elles collaborent à la censure en vendant en toute connaissance de cause les produits et les services qui permettent le filtrage. C’est notamment le cas notoire de Cisco, qui équipe la “grande muraille virtuelle de Chine”.

Toute autre politique serait équivalente à de grandes déclarations d’honneur faites par le gouvernement sur la nécessité de la paix dans le monde, pendant que ses services fiscaux encaissent les impôts payés par ses vendeurs d’armes.

Source: Numerama

26 mars 2010 | Actualité | Permalien

Chine : les mesures de rétorsion contre Google ont commencé

- Les autorités chinoises n’ont pas tardé à restreindre l’accès au moteur de recherche hébergé à Hong-Kong et à bloquer les requêtes sur des sujets sensibles. Par ailleurs, les deux premiers opérateurs télécoms du pays seraient sur le point d’annuler des contrats.

La Chine n’aura pas toléré bien longtemps la parade de Google pour ne plus censurer son moteur de recherche.

Quelques heures après que la firme américaine eut annoncé l’ouverture de google.com.hk hébergé sur des serveurs à Hong-Kong, plusieurs rapports ont fait état du blocage de certains mots-clés sensibles (Falun Gong, place Tian’anmen…) qui renvoient un message d’erreur. Dans certains cas, les résultats de recherche s’affichent encore mais il est impossible d’ouvrir les liens.

Si l’on se fie à la page spéciale créée par Google pour suivre l’état de l’accès à ses services, la recherche web, d’images et de news n’est toutefois pas bloquée. Et lorsque l’on tape google.cn, la redirection automatique vers google.com.hk fonctionne toujours.

La commercialisation d’un smartphone Android annulée ?

Les autorités chinoises ont vivement réagi à la décision de Google en accusant le géant américain d’avoir « violé une promesse écrite qu’il avait faite en arrivant sur le marché chinois en arrêtant de filtrer son moteur de recherche ». Et selon le New-York Times, les mesures de rétorsion sont déjà en cours.

China Mobile, le plus gros opérateur du pays, aurait subi la pression du gouvernement pour annuler le contrat faisant de Google le moteur de recherche officiel de sa page d’accueil. Selon des analystes China Unicom, le deuxième opérateur national aurait reporté voire carrément annulé la commercialisation d’un smartphone Android. Enfin l’Associated Press rapporte que Tom.com, l’un des plus grands portail Internet qui propose aussi des services sur mobile, a déjà annoncé qu’il cessait d’utiliser les services de recherche de Google. (Eureka Presse)

Source : ZDNet

24 mars 2010 | Actualité | Permalien

Neutralité du Net : quid des équilibres économiques entre grands acteurs ?

Le cabinet d’études COE Rexécode – Centre d’Observation Economique et de Recherche pour l’Expansion de l’économie et le Développement des Entreprises – a publié en janvier 2010 une intéressante étude, titrée « Les opérateurs de réseaux dans l’économie numérique : Lignes de force, enjeux et dynamiques »( pdf ).

Cette étude tire un bilan des évolutions importantes qui ont marqué le secteur des télécommunications durant les dernières décennies : ouverture à la concurrence, essor du mobile et de l’Internet, phénomène de convergence numérique.
Selon les auteurs, « la forte croissance de la demande de contenus audiovisuels sur Internet va rendre nécessaires de nouveaux investissements dans les réseaux d’accès fixe (fibre optique), dans le très haut débit mobile et les cœurs de réseaux. Alors que le chiffre d’affaires global du secteur des télécommunications stagne depuis cinq ans, les investissements nécessaires au déploiement des nouvelles infrastructures ne pourront être réalisés que si de nouveaux relais de croissance sont identifiés et exploités. »
L’étude analyse les acteurs du marché selon leur position dans la chaîne de valeur, avec un modèle en couches superposées : « Une première regroupe les entreprises qui produisent les éléments de réseaux et les terminaux, comme Nokia, Cisco ou Ericsson. La deuxième regroupe les opérateurs de réseaux, tels Orange ou Telefonica. La troisième regroupe les entreprises fournissant des services d’intermédiation sur Internet (Google, Amazon). Enfin, la quatrième couche regroupe les entreprises qui produisent et éditent les contenus audiovisuels (Canal+, Time Warner). Les opérateurs de réseaux créent et gèrent les actifs cruciaux pour le fonctionnement du secteur numérique. »

L’analyse économique des contraintes et des résultats des acteurs, suivant la couche à laquelle ils appartiennent, est sans appel : « L’observation de plusieurs ratios financiers sur un échantillon de 347 entreprises du secteur de l’économie numérique montre que les entreprises offrant des services d’intermédiation sur Internet réalisent les taux de marge et les taux de retour sur investissement les plus élevés, alors que les opérateurs de réseaux réalisent l’effort d’investissement le plus important. Les perspectives de revenus ne sont pas là où les besoins d’investissements sont les plus importants. »
Force est de constater que les taux de marge, d’investissement et de retour sur investissement sont aussi défavorables aux opérateurs de réseaux qu’ils sont favorables aux intermédiaires :

Cette analyse rejoint et étaye le discours que véhiculent depuis un certain temps quelques opérateurs de réseaux, dont France Telecom et Deutsche Telekom : pour que les réseaux se développent, il faudrait que ceux qui en tirent les plus grands profits contribuent plus justement au financement du développement des infrastructures, directement ou indirectement.
Cette position des opérateurs fait réagir Alain Bazot, le président d’UFC-Que Choisir, sur son blog : « Je ne peux pas m’empêcher de comparer cette demande à celle d’un hypermarché qui réclamerait aux industriels de financer l’extension des linéaires pour référencer leurs produits ! Si les opérateurs n’étaient pas également impliqués dans le développement de contenus, auraient-ils les mêmes demandes ? Après tout, leur métier est bien avant tout de vendre des tuyaux ! Alors, n’est-ce pas à eux d’adapter le modèle économique ? »

Comment arriver à instaurer un meilleur équilibre des recettes et des dépenses au sein de cet écosystème, dans le strict respect de la neutralité des réseaux ?
Voilà un sujet qui nous interpelle tous, car, d’une façon ou d’une autre le consommateur est au bout de la chainé de valeur. Par ses abonnements, ses paiement en ligne pour des biens ou des services, par les publicités qu’il accepte ou pas de recevoir, le consommateur est la première source du long fleuve parfois tumultueux des flux financiers qui irriguent l’écosystème des réseaux et des contenus…

Source: ZDNet

22 mars 2010 | Actualité | Permalien

La justice pourra déréférencer des sites non homologués par l’Etat

Au détour d’une loi sur les jeux d’argent sur Internet, le Parlement a marqué d’une pierre noire l’histoire de la régulation d’Internet en France. Le Sénat a adopté mercredi un article qui permet au tribunal de grande instance de Paris d’ordonner à Google et à ses concurrents de déréférencer des sites Internet non homologués par l’administration.

Le Sénat a adopté mercredi le projet de loi sur les jeux d’argent et de hasard, qui prévoit une homologation des sites de paris par l’Autorité de Régulation des Jeux en Ligne (ARJEL). Les sites non homologués par l’administration n’auront pas droit de cité sur Internet.

Au terme du débat, les sénateurs ont maintenu le rôle du juge dans le processus de blocage des sites Internet non homologués, conformément aux instructions du Conseil constitutionnel. Le président de l’ARJEL pourra ainsi saisir le tribunal de grande instance de Paris pour qu’il ordonne aux FAI de bloquer l’accès aux sites de jeux d’argent qui n’auraient pas reçu l’autorisation d’exercer auprès des internautes français.

En principe, si le juge des référés suit le cadre imposé par le Conseil constitutionnel, “il appartiendra à la juridiction saisie de ne prononcer, dans le respect de cette liberté (d’expression et de communication), que les mesures strictement nécessaires à la préservation des droits en cause”. En censurant la première loi Hadopi, le Conseil constitutionnel avait prévenu que “les atteintes portées à l’exercice de cette liberté doivent être nécessaires, adaptées et proportionnées à l’objectif poursuivi”, ce qui doit interdire au tribunal toute mesure qui aboutirait à un sur-blocage des sites Internet, et toute mesure excessivement coûteuse. En pratique cependant, le choix de l’ordonnance de référé limite la possibilité pour les sites visés de se défendre.

La loi sur les jeux en ligne reprend ainsi la logique de la Loppsi, qui elle-aussi impose le recours au juge des référés avant toute ordonnance de blocage de sites Internet. Mais la loi va plus loin, puisque les sénateurs ont imposé que l’ARJEL puisse également saisir le TGI de Paris pour faire prescrire “toute mesure destinée à faire cesser le référencement du site d’un opérateur (non homologué) par un moteur de recherche ou un annuaire”.

C’est la première fois qu’en droit français, un moteur de recherche pourra se faire imposer par un tribunal le retrait d’un site Internet. L’ordonnance ne pourra s’imposer qu’aux versions françaises de Google, Bing, Yahoo et consorts, et il sera aisé d’utiliser les versions étrangères pour retrouver les sites référencés. Mais le préjudice sera tout de même considérable pour les sites qui seront ainsi privés de visibilité sur les moteurs les plus utilisés par les Français.

C’est surtout une boîte de Pandore qu’a ouvert le parlement. Si le modèle a été validé pour les jeux d’argent, il pourra être transposé facilement pour bien d’autres catégories de sites à déréférencer : sites pirates, sites condamnés pour diffamation, sites d’arnaque, sites qui portent atteinte aux “bonnes moeurs”, ou tout site qui n’aura pas reçu l’homologation de l’Etat… La liste n’aura de limite que l’imagination du gouvernement et du législateur.

Source : Numerama

26 février 2010 | Actualité | Permalien

Google Livres : Nicolas Sarkozy s’invite dans le débat

livre-sarkozy1Stratégie – Confier la numérisation de notre patrimoine littéraire à un prestataire étranger serait comme “nous déposséder de notre patrimoine”, estime le président de la République.

Nicolas Sarkozy aime répéter qu’il souhaite que chacun reste à sa place. Mais le président de la République a un avis sur tout et il n’en faut pas beaucoup pour qu’il s’exprime.

Cette fois le locataire de l’Elysée s’est invité dans l’épineux débat autour de la numérisation de notre patrimoine littéraire et sur la question de confier ce travail à un prestataire étranger comme Google. Rappelons que ce dernier s’est lancé dans un projet pharaonique : créer la plus grande bibliothèque virtuelle au monde.

Sans citer une seule fois le nom du géant de la recherche, Nicolas Sarkozy a directement attaqué les ambitions de Google dans ce domaine. “Il n’est pas question de nous laisser déposséder de notre patrimoine au bénéfice d’un grand opérateur aussi sympathique soit-il, aussi important soit-il, aussi américain soit-il”, a-t-il déclaré lors d’une table ronde, près de Strasbourg.

La France n’a pas les moyens de ses ambitions

“La France, c’est une histoire, c’est une culture, oserais-je le mot, c’est une identité. Il n’est pas question que ce que des générations et des générations ont produit en langue française nous nous en laissions déposséder simplement parce qu’on ne serait pas capable de mobiliser l’argent nécessaire pour faire nous-mêmes un travail de numérisation”, a-t-il ajouté.

Le président réussit une nouvelle fois à occuper le terrain médiatique avec néanmoins une certaine démagogie. Car, selon tous les spécialistes, la France n’a pas les moyens de ses ambitions.

La preuve, la Bibliothèque nationale de France (BNF) serait sur le point de confier la numérisation d’une partie de son fonds à Google. Car la numérisation a un coût très important, y compris pour la BNF. Et à Lyon, la bibliothèque municipale travaille déjà avec le groupe de Mountain View.

La numérisation des ouvrages de la IIIe République coûterait à elle seule entre 50 et 80 millions d’euros explique La Tribune. Or les moyens de la BNF sont bien moins importants (budget de 5 millions d’euros par an).

Google “mal compris”

Nicolas Sarkozy veut-il lancer un organisme 100% français (ou européen) afin de prendre en charge ces problématiques qui sont critiques pour les générations futures ? On a vu ce que donnaient les tentatives de moteur de recherche européen…

Face à cette attaque, Google se pose en victime. Interrogée par TF1 lors du Web09, Marissa Mayer, la numéro 3 du groupe s’étonne : “Je pense que ce service est très mal compris. Le but de Google Books, c’est de mettre en ligne de l’information imprimée. Contrairement aux pages Web qui apparaissent presque instantanément, les livres mettent des années à être indexés mais ils représentent une richesse importante qui manque aujourd’hui à Internet.

C’est pour cette raison que nous avons pris l’initiative de les scanner car cela peut améliorer la recherche. L’avantage de ce travail, c’est justement la conservation du patrimoine”.

Et d’ajouter : “Nous sommes simplement la société qui a le plus avancé sur le sujet. Ceci étant dit, il n’y a rien qui empêche d’autres acteurs de faire ce travail de conservation ! Je les encourage à le faire”. Qui est partant ?

Source : ZDNet

10 décembre 2009 | Actualité | Permalien

Allostreaming signe la plus forte progression sur Google en 2009 !

C’est l’effet secondaire de l’adoption de la loi Hadopi. En 2009, le terme qui a le plus progressé dans les recherches de Google en France est “Allostreaming”, du nom d’une plateforme de streaming illégale. Une plateforme dont l’utilisation est à l’abri des yeux indiscrets des chasseurs de pirates.

La loi Hadopi devait servir de mesure éducative pour apprendre aux internautes à se détourner du peer-to-peer au profit de plateformes légales, rémunératrices pour la création. Pour le moment, c’est raté, et en beauté. Google a en effet publié son traditionnel classement Zeitgeist des requêtes les plus populaires pour l’année 2009, et en France c’est le terme “Allostreaming” qui arrive en tête des requêtes qui ont connu la plus forte progression, devant “Facebook” !

Comme son nom l’indique, le site Allostreaming.com est un portail qui dirige ses visiteurs vers différentes plateformes permettant de voir films et séries TV en streaming, en toute illégalité. Ses fondateurs ont créé un véritable réseau avec AlloSeven (Films, Séries TV et Animes), AlloShare (Films), ou AlloSharing (Films), qui référencent des contenus disponibles sur les plateformes d’hébergement tiers comme MegaVideo, MegaUpload, DailyMotion, Wat, Google Video ou encore Veoh. Ils ont aussi un moteur de recherche, AlloMyStreaming, et toute une galaxie de sites périphériques comme LikeStreaming.com, AlloMovies.com ou AlloShowTV.com. Le tout est financé à grand renforts de publicités pour des sites de rencontre, d’argent ou de régimes miracles à l’éthique douteuse.

A chaque fois, la défense à l’égard des ayants droit est la même. L’utilisateur est prévenu que la plateforme “n’héberge aucun fichier vidéo”, car “ce site n’est qu’une centralisation des contenus que l’on peut trouver sur divers hébergeurs vidéo et autre”. “Nous ne sommes donc en aucun cas responsables du contenu qui est diffusé sur ces sites, selon la loi vous devez posséder l’original de la copie de cette video pour pouvoir la visionner, ni nous, ni notre hébergeur ne pourrons être responsables d’une mauvaise utilisation de notre site”, ajoute le disclaimer généralement situé en bas de page.
Une défense juridiquement très contestable, puisque depuis DADVSI la loi punit le fait “d’éditer, de mettre à la disposition du public ou de communiquer au public, sciemment et sous quelque forme que ce soit, un dispositif manifestement destiné à la mise à disposition du public non autorisée d’œuvres ou d’objets protégés”. Quant au fait de posséder l’original, ça n’a jamais été un critère inscrit dans la loi pour justifier le streaming. S’il est inquiété, l’utilisateur pourra simplement se défendre en rappelant que rien dans loi n’interdit le simple visionnage d’une oeuvre protégée.

Mais peu importe.

Disclaimer ou non, l’utilisateur se fiche complètement de la légalité. Ce qu’il veut, c’est la sécurité.

Or avec la loi Hadopi, comme nous l’avions dit dès le troisième point de nos 10 bonnes raisons de rejeter la loi Hadopi, l’utilisateur se sait à l’abri des représailles lorsqu’il utilise une plateforme de streaming. “Puisqu’il n’est techniquement possible que de trouver l’adresse IP de ceux qui partagent les oeuvres et non de ceux qui les téléchargent depuis des serveurs distants, le projet de loi Hadopi ne vise de fait que le P2P dans son dispositif”, avions-nous prévenu en 2008.

Les ayants droit ne l’ont compris que trop tard, au moment-même où la loi Hadopi était discutée à l’Assemblée. On se souvient du coup de gueule soudain de Luc Besson contre Beemotion, repris par Frédéric Lefebvre qui avait demandé en mars 2009 l’ouverture d’une commission d’enquête devenue lettre morte.

Il y a bien eu ensuite quelques tentatives de faire croire dans les débats que l’Hadopi pourrait un jour s’occuper du streaming. Mais techniquement, c’est impossible. Seuls les plateformes de streaming, leurs hébergeurs et les FAI peuvent savoir qui s’y rend. En dehors des réseaux P2P, l’Hadopi est aveugle, et elle le restera.

Le mot est vite passé chez les internautes. Il est même remarquable que ça soit le nom d’une plateforme qui soit le plus recherché, et non un terme plus générique comme “streaming”. C’est dire si le site s’est très vite installé dans le bouche-à-oreilles, et si la notoriété de la marque Allostreaming auprès du grand public est déjà grande.

Alors qu’elle voulait promouvoir l’offre légale, l’Hadopi a ainsi été la meilleure publicité possible pour Allostreaming, c’est-à-dire pour un piratage où les oeuvres sont généralement de très mauvaise qualité, mais avec une rémunération maximale pour les créateurs des plateformes. Avant même d’être appliquée, la loi est déjà un remède pire que le mal pour la culture. Et ça ne fait que commencer.

Jusqu’au jour où plutôt que de sortir le bâton, les ayants droit comprendront enfin que la seule solution pour battre Allostreaming et ses alternatives sera de proposer eux-mêmes une plateforme de streaming attractives, comme Hulu a su le faire aux Etats-Unis.

Source : Numerama

2 décembre 2009 | Actualité | Permalien