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Neutralité du Net: Réponse à la consultation du gouvernement

La Quadrature du Net publie aujourd’hui sa réponse à la consultation gouvernementale sur la neutralité du Net. Alors que le législateur français s’apprête à transposer les directives européennes du paquet télécom, ce document souligne l’importance de garantir dans la loi française ce principe essentiel à la préservation d’Internet comme réseau de communication libre et ouvert, au bénéfice de chacun.

Dans sa réponse à la consultation du gouvernement, La Quadrature estime qu’une telle garantie législative passe notamment par la clarification du principe de neutralité, déjà inscrit dans le code des postes et des communications électroniques mais inadapté à Internet1.

Dans le même temps, les pratiques raisonnables de gestion du trafic doivent être définies et encadrées. Il s’agit de permettre certaines atteintes au principe de neutralité du Net mises en œuvre dans le but de faire face à une menace sur l’intégrité du réseau ou une situation d’engorgement temporaire du trafic.

Enfin, ces dispositions doivent être assorties de sanctions que le régulateur et, le cas échéant, le juge, doivent être en mesure d’appliquer afin de dissuader les opérateurs de réseau de mettre à mal la neutralité.

Le 30 avril dernier, les représentants de La Quadrature ont été auditionnés par la Direction générale de la compétitivité de l’industrie et des services, au ministère de l’Économie. Ils ont rappelé l’importance du principe de neutralité pour le développement de l’écosystème Internet et exprimé leur souhait de voir la France se saisir des dispositions du paquet télécom2 pour adopter une approche résolue en la matière.

Toutes les personnes et organisations intéressées ont jusqu’au 17 mai pour soumettre leurs réponses à laconsultation gouvernementale.

  • 1.La Neutralité est en effet inscrit à l’article L.32-1 II-5 du code des postes et des communications électroniques. Ce dernier pourrait être ainsi modifié :
    [ Les pouvoirs publics veillent ] «  au respect par les opérateurs de communications électroniques du secret des correspondances et du principe de neutralité au regard
    de l’émetteur, du destinataire et du contenu des messages transmis, ainsi que de la protection des données à caractère personnel ».
  • 2.Les directives qui le composent, telles qu’elles ont été votées en novembre 2009, disposent que :
    - les régulateurs nationaux doivent promouvoir l’accès des utilisateurs aux contenus, services et applications de leur choix (article 8(4)(g) de la directive cadre) ;
    - les régulateurs nationaux peuvent arbitrer les conflits pouvant survenir entre fournisseurs de services et opérateurs de réseaux (article 22(3) de la directive « service universel ») ;
    - les opérateurs doivent informer leurs abonnés des conditions dans lesquelles ils peuvent être amenés à enfreindre la neutralité du Net (article 20(1)(b), 21(3)(c) et (d) de la directive « service universel »).
  • Source : La quadrature du net

    19 mai 2010 | Actualité | Permalien

    Loppsi: une aubaine pour les pédophiles, un drame pour internet!!

    Le projet de loi Loppsi (loi de programmation pour la performance de la sécurité intérieure) a été adopté par l’Assemblé Nationale et sera débattu prochainement au Sénat. Cette loi a pour objectif de fixer les orientations des forces de l’ordre sécuritaires. Elle met essentiellement l’accent sur les moyens techniques mis à disposition de celles-ci pour  renforcer la lutte contre la délinquance et la criminalité.

    Focus sur l’article 4 :
    Quelques lignes qui ont provoquées de vives réactions dans le milieu de la toile et notamment des FAI (Fournisseurs d’accès Internet). Elles évoquent la mise en place d’une infrastructure de filtrage des contenus illicites à caractère pédopornographique sur Internet, afin d’en empêcher l’accès aux utilisateurs. Ce n’est donc évidemment pas le fond de cet article qui est critiqué puisque ô combien légitime et grave mais les dispositifs inefficaces utilisés pour lutter contre la pédopornographie et l’utilisation réelle qui en sera faite.

    Concrètement les FAI recevront une liste noire d’adresses électroniques établie et mise à jour par l’OCLCTIC (Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication) et placée sous l’autorité d’un juge. Les FAI devront empêcher toutes connections vers ces sites « black listés ».

    Inquiétude des FAI
    La loi est donc très mal perçue par les FAI qui se retrouvent en 1ère ligne. Cette loi les inquiète, l’article est trop vague, et ne précise pas, notamment, quels moyens techniques utiliser pour filtrer ces adresses, sur quels critères seront établit ces listes et ce qu’elles contiendront.
    Outre ces interrogations, l’association des fournisseurs d’accès (AFA) remet en doute l’efficacité de cette procédure et souligne les possibilités des contournements autant par l’auteur du contenu que par l’internaute.

    Les pédophiles n’ont rien à craindre de la LOPPSI
    Rappelons qu’il existe déjà de nombreux moyens de parer au filtrage. Les réseaux pédophiles utilisent des techniques d’échanges connues et indétectables par les FAI. C’est ce que nous rapporte Fabrice EPELBPOIN, webentrepreneur et blogueur, après une enquête alarmante poussée dans le milieu pédopornographique. « Les trafiquants de pédopornographie ont déjà mis en place un internet parallèle, d’ores et déjà impossible à filtrer, avec des technologies de pointe toujours renouvelées. Et surtout, ils n’utilisent plus depuis longtemps des sites web et des portails traditionnels pour proposer leurs images. Ils utilisent par exemple des techniques de VPN et de bureaux virtuels accessibles à distance. ». Le gouvernement dit vouloir empêcher que les internautes tombent par hasard sur de tels contenus mais le risque est quasiment impossible, assure-il « La pédopornographie, c’est du contenu sur lequel il est strictement impossible de tomber par hasard même en cherchant bien et longtemps. »

    Une aubaine pour les réseaux pédophiles
    Surtout et c’est le plus grave, le filtrage est probablement la meilleure chose qui puisse arriver à ces criminels qui font le commerce de pédopornographie. La loi LOPPSI leur permettra de mieux connaître les moyens mis en place pour le contrer et entrainera une généralisation du cryptage des flux, cryptage qui rendra le travail des enquêteurs de plus en plus dur et donc favorisera les pédophiles Ceci les poussera à passer dans la clandestinité par des réseaux tenus par des mafias pédophiles qui génèrent beaucoup d’argent, développant encore plus ce business.
    « En Russie, par exemple, les mafias ont créé un Internet parallèle en louant des milliers de machines aux quatre coins du monde pour héberger leurs contenus. Ce système, qui tend à se développer, est bien entendu à l’abri de toute forme de filtrage” nous explique Fabrice EPELBPOIN.

    Les expériences peu concluantes des autres pays
    Il y a ensuite le fait que cette procédure a déjà fait ses preuves dans d’autres pays où le mécanisme de filtrage a été mis en place. Le résultat est tel que certains pays l’ont abandonné …
    En effet, le procureur général de l’état de Pennsylvanie, en application d’une loi de 2002, qui avait ordonné le blocage des sites pédopornographiques; les FAI ont répondu rapidement en utilisant les techniques de blocage IP pour empêcher l’accès à certaines adresses IP. Les serveurs en question contenaient une majorité de sites légaux qui donc ont été par la même occasion bloqués. Une décision de justice rendue en septembre 2004 a jugé anticonstitutionnelle une telle loi et a mis fin au blocage des sites par cette technique.
    Une étude édifiante menée par l’Allemagne démontre aussi que sur 8 000 adresses référencées par la police sans contrôle judiciaire, seules 1,37 % des URL avaient un vrai caractère pédophile ! Et sur ces 1,37 %, 93 % ont été retirés en moins de deux semaines. Dit autrement, l’extrême majorité des contenus signalés par la police sont soit légaux, soit régulés par les hébergeurs eux-mêmes qui acceptent de supprimer les contenus dès notification, même lorsqu’ils sont à l’étranger. Aucun besoin de filtrage, à la fois coûteux, inefficace et injuste.

    Quel serait alors l’objectif réel de la mise en place d’un tel dispositif ?
    Pour certains, il ouvre en réalité la porte à la censures d’Internet et constitue une grave atteinte à la neutralité du réseau.
    LOPPSI.org, est de ceux qui s’opposent fermement à cet article. « Si HADOPI est une mauvaise réponse à un faux problème, LOPPSI est une mauvaise réponse à des problèmes bien réels. (…). LOPPSI qui promet publiquement de contrôler l’Internet ne contrôlera que les Internautes, tous les internautes, y compris ceux qui n’ont rien à se reprocher, et non l’Internet. »
    Cet objectif du gouvernement de vouloir tout contrôler et surveiller pourrait rapidement devenir une atteinte à notre vie privée et à la démocratie.

    Une des solutions pour lutter contre la pédophile ne serait-elle pas de renforcer et d’augmenter les moyens humains et financiers de structures policières et judiciaires existantes qui luttent déjà activement contre la pédophilie, et surtout ont déjà prouvé leur efficacité ? Et tendre vers une politique active de suppression de contenu pédophile en retirant les sites internet illicites par l’hébergeur plutôt qu’à un blocage hasardeux ?

    Source : Blogmci

    4 mai 2010 | Actualité | Permalien

    Neutralité du Net : quid des équilibres économiques entre grands acteurs ?

    Le cabinet d’études COE Rexécode – Centre d’Observation Economique et de Recherche pour l’Expansion de l’économie et le Développement des Entreprises – a publié en janvier 2010 une intéressante étude, titrée « Les opérateurs de réseaux dans l’économie numérique : Lignes de force, enjeux et dynamiques »( pdf ).

    Cette étude tire un bilan des évolutions importantes qui ont marqué le secteur des télécommunications durant les dernières décennies : ouverture à la concurrence, essor du mobile et de l’Internet, phénomène de convergence numérique.
    Selon les auteurs, « la forte croissance de la demande de contenus audiovisuels sur Internet va rendre nécessaires de nouveaux investissements dans les réseaux d’accès fixe (fibre optique), dans le très haut débit mobile et les cœurs de réseaux. Alors que le chiffre d’affaires global du secteur des télécommunications stagne depuis cinq ans, les investissements nécessaires au déploiement des nouvelles infrastructures ne pourront être réalisés que si de nouveaux relais de croissance sont identifiés et exploités. »
    L’étude analyse les acteurs du marché selon leur position dans la chaîne de valeur, avec un modèle en couches superposées : « Une première regroupe les entreprises qui produisent les éléments de réseaux et les terminaux, comme Nokia, Cisco ou Ericsson. La deuxième regroupe les opérateurs de réseaux, tels Orange ou Telefonica. La troisième regroupe les entreprises fournissant des services d’intermédiation sur Internet (Google, Amazon). Enfin, la quatrième couche regroupe les entreprises qui produisent et éditent les contenus audiovisuels (Canal+, Time Warner). Les opérateurs de réseaux créent et gèrent les actifs cruciaux pour le fonctionnement du secteur numérique. »

    L’analyse économique des contraintes et des résultats des acteurs, suivant la couche à laquelle ils appartiennent, est sans appel : « L’observation de plusieurs ratios financiers sur un échantillon de 347 entreprises du secteur de l’économie numérique montre que les entreprises offrant des services d’intermédiation sur Internet réalisent les taux de marge et les taux de retour sur investissement les plus élevés, alors que les opérateurs de réseaux réalisent l’effort d’investissement le plus important. Les perspectives de revenus ne sont pas là où les besoins d’investissements sont les plus importants. »
    Force est de constater que les taux de marge, d’investissement et de retour sur investissement sont aussi défavorables aux opérateurs de réseaux qu’ils sont favorables aux intermédiaires :

    Cette analyse rejoint et étaye le discours que véhiculent depuis un certain temps quelques opérateurs de réseaux, dont France Telecom et Deutsche Telekom : pour que les réseaux se développent, il faudrait que ceux qui en tirent les plus grands profits contribuent plus justement au financement du développement des infrastructures, directement ou indirectement.
    Cette position des opérateurs fait réagir Alain Bazot, le président d’UFC-Que Choisir, sur son blog : « Je ne peux pas m’empêcher de comparer cette demande à celle d’un hypermarché qui réclamerait aux industriels de financer l’extension des linéaires pour référencer leurs produits ! Si les opérateurs n’étaient pas également impliqués dans le développement de contenus, auraient-ils les mêmes demandes ? Après tout, leur métier est bien avant tout de vendre des tuyaux ! Alors, n’est-ce pas à eux d’adapter le modèle économique ? »

    Comment arriver à instaurer un meilleur équilibre des recettes et des dépenses au sein de cet écosystème, dans le strict respect de la neutralité des réseaux ?
    Voilà un sujet qui nous interpelle tous, car, d’une façon ou d’une autre le consommateur est au bout de la chainé de valeur. Par ses abonnements, ses paiement en ligne pour des biens ou des services, par les publicités qu’il accepte ou pas de recevoir, le consommateur est la première source du long fleuve parfois tumultueux des flux financiers qui irriguent l’écosystème des réseaux et des contenus…

    Source: ZDNet

    22 mars 2010 | Actualité | Permalien

    Sondage : Internet est un droit fondamental pour 4 personnes sur 5

    Technologie – Le BBC World Service a réalisé un sondage mondial auprès de 27 000 personnes : 79% des sondés considèrent l’accès à Internet comme un droit fondamental et un peu plus de la moitié rejettent toute idée de régulation.

    Quatre personne sur cinq (79%) parmi les 27 000 qui ont répondu au sondage du BBC World Service réalisé dans 26 pays estiment que l’accès Internet est un droit fondamental.

    90% d’entre eux considèrent que la Toile est un bon moyen pour apprendre. C’est en Corée du Sud (96%), au Mexique (94%) et en Chine (87%) que l’on trouve les plus forts pourcentages de personnes considérant l’accès Internet comme un droit fondamental.

    Une majorité d’internautes contre la régulation du réseau mondial

    En revanche, les avis sont nettement plus partagés à propos de la liberté d’opinion : 49% des sondés pensent qu’Internet n’est pas un lieu sûr pour exprimer ses opinions. C’est en Afrique et notamment au Ghana (74%) et au Kenya (73%) que les internautes sont les moins convaincus de pouvoir parler sans risque. Les Allemands (72%) et les Français (69%) s’en méfient aussi tout comme les Coréens du Sud (70%) et les Japonais (65%). Et contre toute attente, les Chinois ne sont que 55% à penser de la sorte.

    A propos de la nécessité d’une régulation du réseau mondial, 53% des personnes interrogées rejettent cette idée. (Eureka Presse)

    Source : ZDNet

    9 mars 2010 | Actualité | Permalien

    ACTA : pressions américaines pour le filtrage et la riposte graduée

    Le site Boingboing a diffusé un document de travail intéressant, s’il est authentifié. Il résume la proposition américaine faite au moment de l’ACTA lors du dernier sommet de Mexico, du moins pour la partie « internet ».

    actua chapitre numérique internet etats unis

    Ce document témoigne de la volonté américaine de remodeler la responsabilité des intermédiaires techniques selon les vœux de l’industrie du divertissement. Cette responsabilité serait plus facilement engagée sauf si ces acteurs font preuve d’une grande docilité dans la traque aux contenus diffusés sans droit. Le texte vise aussi les hébergeurs.

    Dans ce PDF signé par le représentant au Commerce américain, résume la Quadrature du net, « les fournisseurs d’accès et de services en ligne n’auraient d’autre choix que de mettre en place des systèmes de contrôle induisant de fait un filtrage du trafic d’Internet. Par ailleurs, les fournisseurs d’accès à Internet seraient contraints d’appliquer « volontairement » la « riposte graduée » qui aboutit à restreindre l’accès à Internet des utilisateurs suspectés de contrefaçon ».

    « Ce document montre que l’ACTA vise à imposer à Internet une régulation dictée par les industries américaines du divertissement. Les sanctions civiles et pénales pourraient rompre radicalement l’équilibre atteint par la législation européenne sur les opérateurs Internet. Les négociateurs européens doivent s’opposer à ce contournement du processus démocratique visant à mettre Internet sous surveillance totale par des acteurs privés », commente Jérémie Zimmermann, porte parole de La Quadrature du Net.

    On se souviendra que la partie Internet cible de ce PDF aura été délaissée à Mexico et sera envisagée, sauf contretemps, en avril en Nouvelle-Zélande.

    Source: Pc inpact

    22 février 2010 | Actualité | Permalien

    Loppsi

    Source: Dailymotion

    12 février 2010 | Actualité | Permalien

    Google Livres : Nicolas Sarkozy s’invite dans le débat

    livre-sarkozy1Stratégie – Confier la numérisation de notre patrimoine littéraire à un prestataire étranger serait comme “nous déposséder de notre patrimoine”, estime le président de la République.

    Nicolas Sarkozy aime répéter qu’il souhaite que chacun reste à sa place. Mais le président de la République a un avis sur tout et il n’en faut pas beaucoup pour qu’il s’exprime.

    Cette fois le locataire de l’Elysée s’est invité dans l’épineux débat autour de la numérisation de notre patrimoine littéraire et sur la question de confier ce travail à un prestataire étranger comme Google. Rappelons que ce dernier s’est lancé dans un projet pharaonique : créer la plus grande bibliothèque virtuelle au monde.

    Sans citer une seule fois le nom du géant de la recherche, Nicolas Sarkozy a directement attaqué les ambitions de Google dans ce domaine. “Il n’est pas question de nous laisser déposséder de notre patrimoine au bénéfice d’un grand opérateur aussi sympathique soit-il, aussi important soit-il, aussi américain soit-il”, a-t-il déclaré lors d’une table ronde, près de Strasbourg.

    La France n’a pas les moyens de ses ambitions

    “La France, c’est une histoire, c’est une culture, oserais-je le mot, c’est une identité. Il n’est pas question que ce que des générations et des générations ont produit en langue française nous nous en laissions déposséder simplement parce qu’on ne serait pas capable de mobiliser l’argent nécessaire pour faire nous-mêmes un travail de numérisation”, a-t-il ajouté.

    Le président réussit une nouvelle fois à occuper le terrain médiatique avec néanmoins une certaine démagogie. Car, selon tous les spécialistes, la France n’a pas les moyens de ses ambitions.

    La preuve, la Bibliothèque nationale de France (BNF) serait sur le point de confier la numérisation d’une partie de son fonds à Google. Car la numérisation a un coût très important, y compris pour la BNF. Et à Lyon, la bibliothèque municipale travaille déjà avec le groupe de Mountain View.

    La numérisation des ouvrages de la IIIe République coûterait à elle seule entre 50 et 80 millions d’euros explique La Tribune. Or les moyens de la BNF sont bien moins importants (budget de 5 millions d’euros par an).

    Google “mal compris”

    Nicolas Sarkozy veut-il lancer un organisme 100% français (ou européen) afin de prendre en charge ces problématiques qui sont critiques pour les générations futures ? On a vu ce que donnaient les tentatives de moteur de recherche européen…

    Face à cette attaque, Google se pose en victime. Interrogée par TF1 lors du Web09, Marissa Mayer, la numéro 3 du groupe s’étonne : “Je pense que ce service est très mal compris. Le but de Google Books, c’est de mettre en ligne de l’information imprimée. Contrairement aux pages Web qui apparaissent presque instantanément, les livres mettent des années à être indexés mais ils représentent une richesse importante qui manque aujourd’hui à Internet.

    C’est pour cette raison que nous avons pris l’initiative de les scanner car cela peut améliorer la recherche. L’avantage de ce travail, c’est justement la conservation du patrimoine”.

    Et d’ajouter : “Nous sommes simplement la société qui a le plus avancé sur le sujet. Ceci étant dit, il n’y a rien qui empêche d’autres acteurs de faire ce travail de conservation ! Je les encourage à le faire”. Qui est partant ?

    Source : ZDNet

    10 décembre 2009 | Actualité | Permalien

    Hadopi – Brazil

    Source : La quadrature du net sur dailymotion

    9 décembre 2009 | Actualité, Multimedia | Permalien

    La nature même d’Internet qui serait menacée …

    Jean-Michel Planche, PDG de Witbe, intervient dans plusieurs organismes et commissions, dont la CCRSCE (Commission consultative des réseaux et services de communications électroniques), qui a été consultée sur le projet Loppsi (loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure).

    (18/05/2009) – LeMondeInformatique.fr : Le projet de loi Loppsi est-il pire qu’Hadopi pour l’avenir du Web et les libertés des internautes ?

    Jean-Michel Planche : Cela procède de la même logique. Une fois mis sous contrôle les postes des utilisateurs [avec les logiciels mouchards que prévoit Hadopi, NDLR], il faut contrôler les infrastructures. Sauf qu’Internet est un réseau d’échange et pas de diffusion. On va le transformer en réseau de diffusion au profit de quelques-uns, qui ne sera plus au bénéfice de tous. Concrètement, en théorie, le quotidien des internautes ne sera pas affecté par les dispositions de Loppsi. Mais plusieurs problèmes se profilent néanmoins. L’internaute moyen va penser qu’avec le filtrage imposé par Loppsi au niveau des FAI, la situation est sous contrôle et qu’il peut continuer à dormir tranquille. Seulement, ses enfants ne seront pas plus protégés en réalité. Une tendance de faux sentiment de sécurité va donc naître.

    D’autre part, on va mettre en place au sein même de l’infrastructure des systèmes télépilotés par le ministère de l’Intérieur, qui confèrent la capacité de savoir qui a le droit de parler avec qui. Aujourd’hui, cela est fait pour lutter contre la pédopornographie. Mais qui peut dire que, demain, on n’étendra pas ce filtrage aux jeux en ligne, aux sites d’information qui déplaisent, etc. ? Loppsi insère l’obligation de filtrage dans la LCEN [Loi pour la confiance dans l'économie numérique, NDLR] mais sans préciser que cela ne doit concerner que la pédophilie.

    Si on en croit votre dernier billet de blog, c’est la nature même d’Internet qui serait menacée ?
    Avec Hadopi, les backdoors [portes dérobées, NDLR] sont placées dans les postes des Français. Avec Loppsi, ils intègrent les infrastructures des opérateurs. Au total, la capacité voit le jour de créer un trou noir de tout le trafic, c’est le modèle chinois, c’est encore mieux que le contrôle de Youtube par Pakistan Telecom. En réalité, il se prépare une modification profonde et durable du fonctionnement d’Internet pour répondre à des fins particulières. Le filtrage qui sera mis en place pourra être entrepris sur les adresses IP ou les DNS. Mais dans ces deux cas, cela sera inefficace. Il faudra donc remonter d’un cran, au niveau sémantique, c’est-à-dire qu’on ouvrira les paquets, on les dissèquera, on les analysera. Or, Internet n’est historiquement pas un réseau sur lequel tous les paquets IP passent par un ‘Checkpoint Charlie’. Par ailleurs, en organisant ce système de filtrage au profit de fins spécifiques, c’est la neutralité du Web qui est menacée. Et quand Internet n’est plus neutre ni ouvert, ce n’est plus de l’Internet. C’est Vinton Cerf lui-même qui le dit.

    Quelles peuvent être les conséquences de ce filtrage pour les entreprises ?
    Pour les entreprises, mais aussi plus généralement pour tous les internautes, Internet n’a de valeur que grâce aux interconnexions qu’il permet. Dans un cerveau, l’intelligence ne dépend pas du nombre de neurones mais de la quantité de synapses. C’est pareil sur le Web, où le nombre d’interconnexions en détermine la valeur et le degré de liberté. Les entreprises comme les internautes veulent un accès à la connaissance, donc Internet ne doit pas se transformer en réseau de diffusion au profit de quelques-uns. Cela signifierait le passage d’un modèle basé sur l’utilisateur à un autre, centralisé. Quand les utilisateurs d’Internet verront qu’en France toutes les plateformes seront filtrées, ils voudront se réfugier vers des structures réputées non filtrées, sécurisées, comme Google ou Amazon. Les entrepreneurs français feront partie du lot et désireront certainement aller mettre leur compétences à profit dans d’autres pays.

    En outre, les mesures de filtrage affecteront le bon fonctionnement d’Internet car il sera impossible de router aussi rapidement qu’aujourd’hui. Il suffit de regarder l’exemple irlandais. Le filtrage mis en place dans ce pays est concomitant à la dégradation de la qualité de la téléphonie sur IP. Ce n’est pas qu’une coïncidence.

    Si le filtrage au niveau des FAI n’est pas la bonne solution pour lutter contre la pédopornographie, quelle devrait être la voie à suivre ?
    Il est évident qu’il faut faire quelque chose contre ce phénomène, il aurait même fallu prendre la mesure du problème il y a longtemps. Quant au filtrage, c’est un mal absolument nécessaire, qui doit être encadré et fait avec éthique. Il ne faut pas que le contrôle incombe à l’Administration mais à l’utilisateur, qu’il soit situé au plus près des utilisateurs, c’est-à-dire sur la box Internet. Le moyen de filtrage doit fonctionner avec des listes noires – secrètes, élaborées par les services de police – et être placé sous le contrôle du chef de famille, qui doit pouvoir le désactiver et le réactiver quand il le veut. Parallèlement, il faut éduquer nos enfants, c’est là que réside 50% de la solution, leur expliquer qu’ils ne doivent pas diffuser leur adresse, pas parler avec ceux qu’ils ne connaissent pas, etc. En réalité, le problème n’est pas Internet mais l’entrée dans la civilisation du numérique. Or, avec Loppsi, on essaie de régler les problèmes d’une société avec les moyens d’une autre.

    Source : LeMondeInformatique.fr

    8 décembre 2009 | Actualité | Permalien

    Obama assimile l’internet non censuré à un droit fondamental en Chine

    En visite officielle à Pékin, le président américain Barack Obama s’est défini comme un “partisan farouche de l’absence de censure” sur Internet, et a rappelé que l’accès à l’information était un droit universel.

    C’est peut-être une conception qui s’impose progressivement à l’ensemble du monde, et pour une fois la France pourra dire sans rougir qu’elle en a été précurseur. En affirmant que l’accès à Internet était une composante essentielle de la liberté d’expression et de communication dans nos sociétés modernes, le Conseil constitutionnel a pour la première fois affirmé à l’occasion de l’examen du projet de loi Hadopi 1 que l’accès à Internet était assimilable à un droit fondamental. Cette idée, qui transparaît dans la défense de la neutralité du net, a été reprise par Barack Obama lors de sa visite officielle en Chine, où il a répondu à des questions d’étudiants.

    Le Président américain a ainsi d’abord déclaré que “les libertés d’expression et de culte et l’accès à l’information, sont, nous le pensons, des droits universels”, qui “devraient être accessibles à tous, y compris aux minorités ethniques et religieuses, que ce soit aux Etats-Unis, en Chine, ou ailleurs”. Puis il s’est plus spécifiquement attardé sur la question de l’accès à Internet et du filtrage, en considérant que les sites comme Twitter devraient être disponibles partout, sans blocage.

    “J’ai toujours été un partisan fervent de l’internet. Je suis un partisan farouche de l’absence de censure”, a ainsi déclaré Barack Obama à Pékin. Il réagissait notamment à la décision du gouvernement chinois de bloquer en juillet dernier les réseaux sociaux Twitter et Facebook, lors des émeutes de Xinjiang.

    Source : Numerama

    17 novembre 2009 | Actualité | Permalien

    Internet a 40 ans

    Technologie – Le 29 octobre 1969, l’université de UCLA parvenait à connecter un ordinateur avec celui du Stanford Research Institute. L’Internet venait de naître. D’abord conçu à des fins militaires, la Toile n’allait pas tarder à gagner le grand public.

    Peut-on dire qu’Internet est né grâce à la Guerre Froide ?

    En quelque sorte oui. Car à l’époque, les Etats-Unis voulaient se doter d’un système de communication militaire qui pourrait résister en cas de guerre nucléaire. Les travaux de recherche ont été financés par l’Advanced Research Projects Agency (ARPA), une organisation du département de la Défense créée en 1958.

    « La prochaine étape, c’est de le faire entrer dans la vraie vie »

    Le projet ARPANET fut mené par le professeur Leonard Kleinrock à UCLA, l’université de Californie. Et le 29 octobre 1969 eut lieu la connexion avec un ordinateur installé au Stanford Research Institute.

    La première tentative fut un échec. Lorsque un des étudiants de l’équipe tapa le mot « log » pour se connecter, le système tomba en panne juste après la lettre « o ». Le deuxième essai fut le bon. De militaire, l’usage de l’Internet passa rapidement au civil entre les mains des chercheurs.

    L’adoption par le grand public a débuté avec la création de la messagerie électronique et l’avènement des fournisseurs d’accès dans les années 1990. Evoquant cette date anniversaire, Leonard Kleinrock constate que son « bébé » est désormais un « adolescent » qui a encore tout l’avenir devant lui.

    « La prochaine étape, c’est de le faire entrer dans la vraie vie. Internet va être partout. J’entrerai dans une pièce et il saura que je suis là. Il me répondra », prédit M. Kleinrock. (Eureka Presse)

    Source : Zdnet

    2 novembre 2009 | Actualité | Permalien

    Buzz : Transparence = totalitaire dixit UMP


    Transparence = totalitaire dixit UMP
    envoyé par TheAcktivistL’actualité du moment en vidéo.
    “Propos de Guaino, suite au buzz des propos racistes d’Hortefeu, un des sbires de Sarko, qui dit qu’en gros, la liberté de la presse, la transparence, c’est du totalitarisme… il dit aussi que internet est totalitaire, et on comprends mieux les tenants et aboutissants d’Hadopi.

    En gros y’a pas si longtemps ils voulaient nous ficher avec EDWIGE, c’etait pas totalitaire, la delation c’etait pas le mal. Les cameras partout, c’est pas totalitaire. Le fichage des petites des 3 ans c’est pas totalitaire. Et voila comment ces enfoirés retournent leur veste quand ca les arrange. Mais quand l’info circule, c’est forcement totalitaire.” (TheAcktivist)

    13 septembre 2009 | Actualité, Multimedia | Permalien

    Archive, mais de taille : communiqué de presse du Parlement Européen 27/04/09

    Les droits fondamentaux doivent aussi s’appliquer sur Internet

    Nombreux sont ceux qui, des gouvernements à la police, aux compagnies privées et même aux criminels, cherchent à avoir accès à des données personnelles. Internet contient une quantité inimaginable de détails sur la vie privée, susceptibles d’être utilisés de manière abusive. Un rapport d’initiative propose de lutter contre la cybercriminalité en garantissant les droits fondamentaux des internautes.
    Le rapport de Stavros Lambrinidis (PSE, EL), adopté ce jeudi en plénière par 481 voix pour, 25 contre et 21 abstentions, représente la première recommandation des députés visant à concilier la lutte contre la cybercriminalité et les droits des internautes. En effet, association, liberté d’expression, non-discrimination, sont autant de droits qui ne peuvent être défendus que par une législation commune, Internet ne connaissant pas de frontières.

    Le rapport prévient que “l’e-illettrisme sera l’illettrisme du XXIe siècle” et que l’accès à Internet, comme l’accès à l’éducation, ne devrait jamais être bloqué par des gouvernements ou des compagnies privées.

    Les députés estiment également que la future directive sur les mesures pénales visant à l’application des droits de propriété intellectuelle devra respecter la liberté d’expression et d’association des utilisateurs individuels et lutter contre les incitations aux cyber-violations des droits de propriété intellectuelle, y compris certaines restrictions d’accès excessives imposées par les titulaires de droits de propriété intellectuelle eux-mêmes.

    L’expression de convictions politiques controversées par le biais d’Internet ne doit pas être soumise à des procédures pénales, estiment par ailleurs les députés.

    Ils invitent également les Etats membres à mieux protéger les enfants utilisant Internet, notamment en introduisant le délit de sollicitation d’enfants à des fins sexuelles (“grooming”).

    Le “consentement” des internautes, une notion clé

    Le rapport appelle les Etats membres et la Commission européenne à avancer des propositions pour des normes globales de protection des données, de sécurité et de liberté d’expression et pour combattre le cyber-crime, notamment le vol d’identité, qui menace quiconque transmet des données personnelles sur Internet sans un minimum de protection. Or, notre “identité numérique tend à devenir partie intégrante de nous-mêmes”, souligne le rapport. La question du “consentement” des internautes à partager leurs données est ainsi au cœur de la réflexion à mener, indique le rapport.

    Contrôle des données : respecter rigoureusement la loi

    Les députés demandent que les États membres qui interceptent et contrôlent le trafic de données le fassent dans le respect rigoureux des conditions et des garanties prévues par la loi.

    Les États membres, selon les députés, devraient veiller à ce que les recherches sur Internet sur un individu, si elles sont prévues par la législation nationale, soient conduites sur la base d’un mandat de recherche valide émis par les autorités judiciaires compétentes. En outre, les députés jugent les procédures simplifiées utilisées pour les recherches à distance “inacceptables, étant donné qu’elles portent atteinte à l’État de droit et au droit à la vie privée”.

    La loi “Hadopi” fait débat en France

    En France, la loi “création et Internet”", dont l’examen a commencé le 11 mars à l’Assemblée nationale, prévoit notamment une “riposte graduée” pour les personnes qui téléchargent illégalement pouvant aller, en cas de récidive, jusqu’à couper l’accès à Internet. Le droit de suspendre un accès à Internet serait confié à une autorité administrative et non judiciaire connue sous le nom d’”Hadopi”.

    La Charte des droits fondamentaux de l’Union ne mentionne pas directement l’accès à Internet, mais le “droit à la liberté d’expression”. Ce droit comprend “la liberté d’opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques, et sans considération de frontières”. Si l’accès à Internet était considéré comme un droit fondamental dans l’Union, la France pourrait se trouver en contradiction avec le droit européen.

    13 septembre 2009 | Actualité | Permalien