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La Loppsi fera la fortune des réseaux de pornographie infantile

Lu sur Rue89 – Hadopi, Loppsi : la combinaison des lois cherchant à « réguler » Internet pourrait, si l’article sur le filtrage du Net contenu dans la Loppsi était adopté, faire des réseaux pédophiles la première cybermafia à amasser des fortunes colossales sur la Toile.

C’est l’effrayante conclusion de la première et seule étude sur le commerce de la pédopornographie qui soit sortie à ce jour. Car si des rapports alarmistes ont déjà été rendus sur les effets de bord du filtrage, curieusement, personne n’avait jusqu’ici pris le temps de s’intéresser aux modes de distribution de la pornographie enfantine.

Téléchargez le rapportValidée par des experts comme Hervé Recoupe, le directeur d’enquête de la gendarmerie nationale en charge de l’opération Némésis ou Tom Morton, expert en sécurité informatique auprès des tribunaux anglais dans les affaires de cyberpédophilie, cette étude expose dans le détail l’évolution, ces dix dernières années, du commerce de la pédophilie. (Téléchargez le rapport)

Disponible depuis le 29 janvier au sein d’un livre réunissant ces différents témoignages, ce rapport circule depuis plusieurs jours au sein du Parlement et dans les ministères concernés.

Le fait que le filtrage n’empêchera nullement les consommateurs de pédopornographie d’accéder à de tels contenus ne surprendra personne, ce n’est d’ailleurs pas l’objectif de la loi Loppsi, qui vise à empêcher le simple internaute de tomber sur ces contenus « par hasard ».

L’impossibilité, lors d’un surf sur Internet, de tomber « par hasard » sur ces contenus n’étonnera pas non plus les utilisateurs du Web : par nature illégaux, ces contenus sont particulièrement difficiles à trouver (…) Lire la suite sur Rue89

1 février 2010 | Actualité | Permalien

Les pédophiles (eux aussi) sont pour la Loppsi

Dans une semaine, la Loppsi sera soumise au vote du parlement et nos représentants auront à se prononcer sur un énorme texte comprenant, entre autre, le filtrage des réseaux pour en éliminer les contenus pédopornographiques.

Mais qu’est ce que la pédopornographie sur internet ?

Les rares spécialistes qui s’expriment, souvent issus des forces de l’ordre, d’où peut être un certain devoir de réserve, ne s’attardent pas sur le fonctionnement de ce business auquel la Loppsi veut mettre fin.

Aucune étude sérieuse n’a été faite sur le sujet. Seul les cris d’alarme des associations de protection de l’enfance font office de rapport, tant il est difficile de laisser de coté l’indignation face au crime pour laisser place à la raison et à l’analyse.

Mais pour combattre le mal, il nous a semblé indispensable de le comprendre. Les études sur la pédophilie ne manquent pas, mais ce n’est pas ce qui nous intéresse ici. C’est la pédopornographie que la Loppsi se propose de filtrer, et rien qu’elle. C’est donc au business, qui alimente les pédophiles en images et en vidéos, que la loi veut porter atteinte. A première vue, une bonne idée. Mais peut être eut-il été intéressant de comprendre le détail de ce business avant de l’attaquer.

C’est donc à l’étude de ce business que nous nous sommes attaqué : sa taille, ses acteurs, son histoire, ses modèles économiques, son chiffre d’affaire et bien sûr, son usage des technologies.

L’étude que nous publions aujourd’hui (pdf, 300Ko) propose, pour la première fois, une analyse détaillée de l’évolution des réseaux de distribution de pornographie enfantine ces dix dernières années.

Il aura fallu près d’une année d’enquête et de recherches, de nombreuses rencontres – virtuelles, pour la plupart – des échanges avec des représentants des forces de l’ordre, anglais, américains et français, avec des hackers, des experts en sécurité informatique, des activistes des libertés numériques, des heures de lecture d’articles divers et de conversations avec leurs auteurs, des tonnes de chiffres, et de longs moments à comprendre la façon dont ils avaient été utilisés ou détournés.

Au final, c’est un hacker, Decerebrain (merci à lui), qui nous a orienté vers un texte nous permettant, enfin, de comprendre la façon dont fonctionnait les réseaux de la pédopornographie sur internet. Sans lui, nous serions encore dans le flou, nous doutant que quelque chose nous échappait, sans trop savoir quoi.

Voter cette loi sans avoir lu ce texte serait une faute impardonnable, car c’est le seul document à ce jour expliquant, preuves à l’appui, les détails de ce business et de son évolution, la façon dont il utilise les technologies et de nouvelles pistes permettant de le combattre.

La semaine prochaine, cette étude sera également disponible au sein d’un livre (papier) rassemblant une série de textes sur Loppsi, le filtrage, et ses conséquences. Aux cotés de cette étude, vous pourrez y lire les textes de deux experts travaillant dans la lutte contre la pédophilie en ligne : un spécialiste de la sécurité informatique reconnu auprès des tribunaux anglais, et un directeur d’enquête de la gendarmerie Française, à qui l’on doit l’arrestation de dizaines, si ce n’est de centaines de pédophiles.

Enfin, vous trouverez les textes de figures bien connues de la lutte pour les libertés numériques, comme Mathieu Pasquini, fondateur de In Libro Veritas, qui est aussi l’éditeur de ce livre, Guillaume Champeau, de Numérama, Jérémie Zimmermann, cofondateur de la Quadrature du Net, et Jean-Michel Planche, le patron de Witbe et l’animateur du blog satirique Superdupont.fr. A nos cotés, Robert Ménard, vétéran dans le combat pour la liberté d’expression et fondateur de Reporter Sans Frontières, nous a fait l’amitié de rédiger la préface de l’ouvrage.

Chacun d’entre nous apporte dans ce livre un regard qui lui est propre sur le filtrage, ses conséquences, et la façon dont il impactera le monde de demain.

Vous vous en doutez, le filtrage n’est pas efficace, cette conclusion ne surprendra personne. Les chinois traversent par millions la grande muraille numérique qui censure les contenus accessibles en chine, les pédophiles feront de même. Les enfants, de leur coté, sont également à l’abri, pas plus que vous et moi, ils ne peuvent de nos jours tomber ‘par hasard’ sur de tels contenus (ce qui n’était ceci dit pas le cas il y a encore quelques années).

La menace que fait peser le filtrage sur la liberté d’expression est bien sûr réelle, mais ce n’est pas, de mon point de vue, le plus terrible des dangers qui nous guette avec la Loppsi, et surtout, c’est un argument qui ne pèse rien ou presque face à la légitime émotion suscitée par le crime pédophile.

Le filtrage, en réalité, est probablement la meilleure chose qui puisse arriver aux criminels qui font le commerce de pédopornographie. Pour comprendre comment nous en sommes arrivés à cette sinistre conclusion, il vous faudra lire ce livre, car il faut pour cela comprendre le business de la pornographie enfantine, ce qui est bien trop long pour un simple billet.

Imaginez que vous en soyez à l’ère du minitel, et que l’on vous parle de peer to peer : c’est la distance qui vous sépare entre l’idée que vous pouvez vous faire du commerce d’images pédophiles et la réalité de la situation.

Je vous souhaiterais volontiers une bonne lecture, mais autant vous le dire tout de suite, elle ne sera pas agréable.

Source: Readwriteweb

29 janvier 2010 | Actualité | Permalien

Le filtrage de la pédophilie ne sert à rien (MAJ)

L’Allemagne abandonne : le filtrage de la pédophilie ne sert à rien (MAJ)

L’Allemagne accorde un an aux FAI pour démontrer que le filtrage ne sera pas utile à la lutte contre la pédopornographie. Ce qui ne devrait pas être compliqué : moins de 1,5 % des adresses référencées par la police contiendraient effectivement des contenus pédophiles, et sur cette part restante, l’immense majorité sont supprimés par les hébergeurs dès notification.

Mise à jour : Le président allemand Horst Köhler a refusé de promulguer la loi Internet Restriction Act qui devait servir de base juridique au blocage de sites Internet, notamment pédopornographiques. Selon le Spiegel, Köhler aurait demandé un “complément d’information”, manière diplomatique de geler la loi dont le gouvernement avait de toute façon demandé qu’elle ne soit pas appliquée. Selon les médias allemands, le texte est bel et bien mort-né et le Parlement devrait entériner l’abandon du texte. Un signal fort qui tombe mal pour la France, dont le ministre de l’intérieur Brice Hortefeux a annoncé qu’il ferait voter à partir de fin janvier la loi Loppsi, qui prévoit le même type de filtrage du net.

Article du 22 octobre 2009 – L’Allemagne ne suivra pas le même chemin que l’Australie, et ne montrera donc pas la voie à la France au moment d’adopter la loi Loppsi. Selon l’Association françaises des Fournisseurs d’Accès (AFA), dont PC Inpact révèle un e-mail envoyé à ses membres, “le gouvernement allemand a décidé de ne pas exécuter “the Internet Restriction Act” pendant au moins un an”. Très contesté, le projet de loi qui avait donné lieu à des manifestations (et à une bavure) prévoyait de donner à l’administration le pouvoir d’imposer aux FAI de bloquer l’accès à des sites, dont la liste établie par la police n’aurait pas été vérifiée par l’autorité judiciaire.

Confronté à la réalité des faits, le gouvernement allamend a finalement “reconnu que le blocage n’était pas efficace lorsqu’il sert à restreindre l’accès des contenus d’abus sexuels sur mineurs hébergés en dehors de l’Union Européenne”. D’abord parce que le filtrage est inefficace sur un plan technique à empêcher les pédophiles d’accéder aux contenus par divers biais, ensuite parce que les visites involontaires vers les sites hébergeant de tels contenus sont “pratiquement inexistantes” (il est temps de le dire), et enfin parce que c’est prendre un fusil pour tuer une mouche.

On se souvient qu’un bloggeur allemand, Alvar Freude, avait réalisé cet été un script qui envoyait automatiquement une demande de retrait de contenus aux hébergeurs des sites bloqués. Sur 348 hébergeurs contactés, 250 avaient répondu, et 61 avaient retiré le contenu illicite en moins de 12 heures. Preuve que le dialogue était plus efficace que le filtrage. L’expérience a visiblement été menée à plus grande échelle, avec des résultats spectaculaires. “D’après les études menées en Allemagne (et encore en cours), sur 8000 URLs contenues dans les listes noires présumées de la police, seuls 110 sites web contenaient des images d’abus sexuels sur mineurs et des images érotiques de mineurs, et après notification à l’hébergeur, seulement 7% de ces contenus illégaux, hébergés dans des pays non-membres d’Inhope, étaient encore en ligne après 14 jours (alors que la plupart des contenus notifiés ont été supprimés dans les 48h après notification)”, note l’AFA.

En clair, et c’est un énorme sujet d’inquiétude, sur 8000 adresses référencées par la police sans contrôle judiciaire, seules 1,37 % des URL avaient un vrai caractère pédophile ! Et sur ces 1,37 %, 93 % ont été retirés en moins de deux semaines. Dit autrement, l’extrême majorité des contenus signalés par la police sont soit légaux, soit régulés par les hébergeurs eux-mêmes qui acceptent de supprimer les contenus dès notification, même lorsqu’ils sont à l’étranger. Aucun besoin de filtrage, à la fois coûteux, inefficace et injuste.

Comme le demandent en Australie les associations de protection de l’enfance, ça n’est pas avec le filtrage qu’on protège les enfants, mais en chassant les pédophiles.

Puisse la France entendre aussi raison, et arrête de prétendre que le filtrage “protège les internautes”.

Source : Numerama

30 novembre 2009 | Actualité | Permalien

Des internautes accusés à tort de pédophilie

Associated Press a publié une enquête terrifiante sur des internautes accusés à tort aux Etats-Unis d’avoir volontairement téléchargé des contenus pédophiles sur leur ordinateur. Si certains parviennent à démontrer leur innocence en montrant qu’ils ont en fait été victimes de virus, d’autres sont aujourd’hui en prison pour ne pas avoir eu l’argent nécessaire à une expertise solide.

C’est une enquête effroyable qu’a publié l’agence américaine Associated Press, qui nous montre que les problèmes de solidité des preuves que nous avions régulièrement soulevé concernant le piratage et l’Hadopi sont mineurs par rapport à ceux qui peuvent ruiner la vie d’individus dans des affaires de pédophilie. Surtout lorsque la cupidité du système judiciaire américain s’en mêle.

L’agence de presse signale que “des pédophiles peuvent exploiter des PC infectés par des virus pour stocker et regarder à distance leur planque sans crainte d’être pris”. Le journaliste Jordan Robertson dit avoir “découvert des cas où des personnes innocentes ont été étiquetées comme pédophiles après que leurs collègues ou proches sont tombés sur de la pornographie infantile placée sur un PC à travers un virus”. Le problème, c’est que la justice est très lente à se rendre compte des erreurs de l’instruction, qu’elle ne croit pas toujours les internautes accusés à tort, et qu’ils n’ont pas toujours la possibilité de se défendre. Parce qu’il “peut coûter aux victimes des centaines de milliers de dollars pour démontrer leur innocence”.

L’article raconte ainsi l’histoire de Michael Fiola, qui fut suspecté d’utiliser son poste de travail pour télécharger des contenus pédopornographiques. Il a subi menaces de mort, dégradations de son véhicule et insultes de la part d’amis, et a dû vider toutes ses économies, faire un emprunt et vendre sa voiture pour dépenser les 250.000 dollars de frais juridiques nécessaires à sa défense. Grâce à cela, il a pu prouver que son ordinateur portable était infecté par un vers qui téléchargeait automatiquement des contenus pédophiles, et rendait ce contenu accessible à distance. Il fut finalement innocenté, onze mois après le dépôt de la plainte.

Le logiciel était programmé pour visiter jusqu’à 40 sites pédopornographiques à la minute, pour récupérer un maximum de contenu. Puis une nuit, quelqu’un s’est loggé sur l’ordinateur et a consulté les contenus téléchargés pendant une heure et demie. Le pédophile qui contrôlait le malware pouvait ainsi accéder aux contenus sans laisser sa propre adresse IP sur les serveurs où étaient stockés les images.

Robertson raconte d’autres affaires, comme celle d’un père de famille dont un virus avait changé la page d’accueil de son navigateur en 2003. C’est sa fille de 7 ans, dont il a perdu la garde à cause de cela, qui a découvert que la nouvelle page d’accueil était un site pédophile.

Mais le plus effroyable, c’est l’histoire de Ned Solon, un habitant du Wyomming condamné à six ans d’emprisonnement pour avoir téléchargé des fichiers pédophiles sur son ordinateur. Tami Loehrs, l’experte qui était parvenue à innocenter Michael Fiola, est persuadée de l’innocence de Solon. Les cinq vidéos incriminées étaient toutes présentes dans le même dossier “incomplete” du logiciel de P2P utilisé (sans doute eMule ou eDonkey), où les téléchargements sont soit toujours en cours, soit corrompus. “Je ne pense vraiment pas” qu’il a téléchargé volontairement les fichiers pédophiles, assure Lohers. “Il y avait trop de preuves que ça n’était pas lui”.

Mais Tami Loehrs n’a jamais fini l’expertise de l’ordinateur, à cause d’un “conflit avec le juge à propos de sa rémunération”.

Solon, qui dort encore en prison et clame son innocence, n’avait pas les moyens de la payer. Et le tribunal a jugé le prix, de plusieurs centaines de milliers de dollars, trop élevé. Le doute n’a pas profité à l’accusé, en attendant l’appel en cours.

L’expert mandaté par le procureur, lui, maintient ses accusations. “Il avait c’est vrai un ordinateur très propre par rapport à certaines autres affaires que je fais”, reconnaît-il. Mais il estime que l’antivirus de Solon fonctionnait très bien, et qu’il n’a trouvé lui-même aucun virus sur l’ordinateur de Ned Solon.

Sans parler cette fois de virus, il est pourtant tout à fait possible de télécharger par erreur un fichier sur eMule en se basant sur son nom, sans connaître son contenu réel. Il ne faut pas des centaines de milliers de dollars pour le démontrer.

“On pense tous qu’on est innocent en prison. Personne ne me croit parce que c’est ce que tout le monde dit”, constate Solon. “Tout ce que je sais c’est que je ne l’ai pas fait. Je n’ai jamais mis ces choses là. Je n’ai jamais vu ces choses là. Je peux seulement espérer qu’un jour la vérité éclatera”.

Source : Numerama

10 novembre 2009 | Actualité | Permalien