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Loppsi: une aubaine pour les pédophiles, un drame pour internet!!

Le projet de loi Loppsi (loi de programmation pour la performance de la sécurité intérieure) a été adopté par l’Assemblé Nationale et sera débattu prochainement au Sénat. Cette loi a pour objectif de fixer les orientations des forces de l’ordre sécuritaires. Elle met essentiellement l’accent sur les moyens techniques mis à disposition de celles-ci pour  renforcer la lutte contre la délinquance et la criminalité.

Focus sur l’article 4 :
Quelques lignes qui ont provoquées de vives réactions dans le milieu de la toile et notamment des FAI (Fournisseurs d’accès Internet). Elles évoquent la mise en place d’une infrastructure de filtrage des contenus illicites à caractère pédopornographique sur Internet, afin d’en empêcher l’accès aux utilisateurs. Ce n’est donc évidemment pas le fond de cet article qui est critiqué puisque ô combien légitime et grave mais les dispositifs inefficaces utilisés pour lutter contre la pédopornographie et l’utilisation réelle qui en sera faite.

Concrètement les FAI recevront une liste noire d’adresses électroniques établie et mise à jour par l’OCLCTIC (Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication) et placée sous l’autorité d’un juge. Les FAI devront empêcher toutes connections vers ces sites « black listés ».

Inquiétude des FAI
La loi est donc très mal perçue par les FAI qui se retrouvent en 1ère ligne. Cette loi les inquiète, l’article est trop vague, et ne précise pas, notamment, quels moyens techniques utiliser pour filtrer ces adresses, sur quels critères seront établit ces listes et ce qu’elles contiendront.
Outre ces interrogations, l’association des fournisseurs d’accès (AFA) remet en doute l’efficacité de cette procédure et souligne les possibilités des contournements autant par l’auteur du contenu que par l’internaute.

Les pédophiles n’ont rien à craindre de la LOPPSI
Rappelons qu’il existe déjà de nombreux moyens de parer au filtrage. Les réseaux pédophiles utilisent des techniques d’échanges connues et indétectables par les FAI. C’est ce que nous rapporte Fabrice EPELBPOIN, webentrepreneur et blogueur, après une enquête alarmante poussée dans le milieu pédopornographique. « Les trafiquants de pédopornographie ont déjà mis en place un internet parallèle, d’ores et déjà impossible à filtrer, avec des technologies de pointe toujours renouvelées. Et surtout, ils n’utilisent plus depuis longtemps des sites web et des portails traditionnels pour proposer leurs images. Ils utilisent par exemple des techniques de VPN et de bureaux virtuels accessibles à distance. ». Le gouvernement dit vouloir empêcher que les internautes tombent par hasard sur de tels contenus mais le risque est quasiment impossible, assure-il « La pédopornographie, c’est du contenu sur lequel il est strictement impossible de tomber par hasard même en cherchant bien et longtemps. »

Une aubaine pour les réseaux pédophiles
Surtout et c’est le plus grave, le filtrage est probablement la meilleure chose qui puisse arriver à ces criminels qui font le commerce de pédopornographie. La loi LOPPSI leur permettra de mieux connaître les moyens mis en place pour le contrer et entrainera une généralisation du cryptage des flux, cryptage qui rendra le travail des enquêteurs de plus en plus dur et donc favorisera les pédophiles Ceci les poussera à passer dans la clandestinité par des réseaux tenus par des mafias pédophiles qui génèrent beaucoup d’argent, développant encore plus ce business.
« En Russie, par exemple, les mafias ont créé un Internet parallèle en louant des milliers de machines aux quatre coins du monde pour héberger leurs contenus. Ce système, qui tend à se développer, est bien entendu à l’abri de toute forme de filtrage” nous explique Fabrice EPELBPOIN.

Les expériences peu concluantes des autres pays
Il y a ensuite le fait que cette procédure a déjà fait ses preuves dans d’autres pays où le mécanisme de filtrage a été mis en place. Le résultat est tel que certains pays l’ont abandonné …
En effet, le procureur général de l’état de Pennsylvanie, en application d’une loi de 2002, qui avait ordonné le blocage des sites pédopornographiques; les FAI ont répondu rapidement en utilisant les techniques de blocage IP pour empêcher l’accès à certaines adresses IP. Les serveurs en question contenaient une majorité de sites légaux qui donc ont été par la même occasion bloqués. Une décision de justice rendue en septembre 2004 a jugé anticonstitutionnelle une telle loi et a mis fin au blocage des sites par cette technique.
Une étude édifiante menée par l’Allemagne démontre aussi que sur 8 000 adresses référencées par la police sans contrôle judiciaire, seules 1,37 % des URL avaient un vrai caractère pédophile ! Et sur ces 1,37 %, 93 % ont été retirés en moins de deux semaines. Dit autrement, l’extrême majorité des contenus signalés par la police sont soit légaux, soit régulés par les hébergeurs eux-mêmes qui acceptent de supprimer les contenus dès notification, même lorsqu’ils sont à l’étranger. Aucun besoin de filtrage, à la fois coûteux, inefficace et injuste.

Quel serait alors l’objectif réel de la mise en place d’un tel dispositif ?
Pour certains, il ouvre en réalité la porte à la censures d’Internet et constitue une grave atteinte à la neutralité du réseau.
LOPPSI.org, est de ceux qui s’opposent fermement à cet article. « Si HADOPI est une mauvaise réponse à un faux problème, LOPPSI est une mauvaise réponse à des problèmes bien réels. (…). LOPPSI qui promet publiquement de contrôler l’Internet ne contrôlera que les Internautes, tous les internautes, y compris ceux qui n’ont rien à se reprocher, et non l’Internet. »
Cet objectif du gouvernement de vouloir tout contrôler et surveiller pourrait rapidement devenir une atteinte à notre vie privée et à la démocratie.

Une des solutions pour lutter contre la pédophile ne serait-elle pas de renforcer et d’augmenter les moyens humains et financiers de structures policières et judiciaires existantes qui luttent déjà activement contre la pédophilie, et surtout ont déjà prouvé leur efficacité ? Et tendre vers une politique active de suppression de contenu pédophile en retirant les sites internet illicites par l’hébergeur plutôt qu’à un blocage hasardeux ?

Source : Blogmci

4 mai 2010 | Actualité | Permalien

Le commerce de la pédopornographie: Étude résumée par SVN

J’ai pris le temps ce week-end de lire enfin l’étude de Fabrice Epelboin sur l’évolution du commerce de la pédopornographie sur Internet de 2000 à 2010. Plus qu’un résumé fidèle, je reformule ci-dessous les 2 points qui ont particulièrement attiré mon attention.
Le Darwinisme de la prohibition

L’interdiction légale d’une activité lucrative conduit au développement d’un marché noir dont les fournisseurs sont engagés dans une course permanente avec les forces de l’ordre (cf. marché de la drogue). Les premiers ne doivent leur survie qu’aux innovations qui leurs permettent de toujours garder un coup d’avance. La prohibition exerce du point de vue de l’innovation une pression évolutive bien plus importante que celle de la concurrence.

Dans le cas de la pédopornographie les compétences et réseaux déjà en place permettent d’ores et déjà de contourner les systèmes de filtrage, destinés à les prévenir, prévus par la loi LOPPSI. Les réseaux pédopornographiques sont en fait les héritiers d’une autre prohibition : celle de la pornographie en Russie.
Des réseaux à tout faire

L’interdiction de la pornographie en Russie a conduit à l’assemblage de réseaux de compétences : développeurs, administrateurs réseau, faussaires, spécialistes de la falsification de carte de crédit, spammeurs et hackers. Ces réseaux ont mis au point des techniques qui permettent de distribuer, de monétiser et de marketer des contenus illégaux. Ces techniques sont utilisables quel que soit le contenu à distribuer.

A l’heure actuelle le marché des contenus illégaux est relativement restreint bien qu’il se chiffre déjà en millions de dollars. Cependant si la LOPPSI venait par le filtrage à supprimer les offres gratuites de contenus soumis à la propriété intellectuelle (i.e. les contenus piratés) c’est soudain un marché de plusieurs milliards de dollars qui s’ouvrirait à ces réseaux de distribution de contenus illicites. La LOPPSI pourrait donc finalement faire les choux gras des réseaux de cybercriminalité…

Conclusion
La prohibition peut s’avérer dangereuse pour la société qui interdit autant que pour ceux qui en sont la cible. Il ne s’agit pas là de défendre la pédopornographie mais simplement de constater que la vie est une affaire risquée et la loi n’est que rarement un recours adapté. L’éducation est certainement beaucoup plus efficace, mais politiquement ce n’est pas très vendeur. A considérer le déséquilibre entre bénéfices potentiels et atteintes aux libertés que représente la loi LOPPSI, on ne peut que le regretter…

article précédent comportant l’étude

Source :nilsoj.owni.fr

4 mars 2010 | Actualité | Permalien

LOPPSI: La Censure du Net adoptée à l’Assemblée

Durant l’examen de la LOPPSI, le gouvernement s’est opposé à tous les amendements visant à minimiser les risques de dérives dans la mise en oeuvre de la censure du Net. Le refus de rendre ce dispositif expérimental et temporaire montre que l’exécutif se moque de sa prétendue efficacité pour lutter contre la pédopornographie ainsi que de ses conséquences néfastes. Il s’agit donc bel et bien de permettre au gouvernement de contrôler Internet, la porte étant désormais ouverte à l’élargissement du dispositif. ***

Le refus de déployer le filtrage du Net à titre expérimental est la preuve de la mauvaise foi du gouvernement. Une mise en place temporaire de ce dispositif aurait à coup sûr démontré qu’il est inefficace pour lutter contre la pédopornographie.
Seules les techniques traitant le problème à la source (en faisant supprimer les contenus des serveurs et en attaquant les flux financiers) et le renforcement des moyens des enquêteurs peuvent prétendre réellement lutter contre la pédopornographie, comme le prouve l’exemple de l’Allemagne [1] qui vient de renoncer à une loi visant à filtrer le Net.
Par ailleurs, alors que l’efficacité du dispositif ne peut être prouvée, le gouvernement refuse de prendre en compte le fait que le surfiltrage – c’est-à-dire le “filtrage collatéral” de sites innocents – est absolument invitable [2]. Désormais, le filtrage de sites Internet pourra par la suite être étendu à d’autres domaines, comme le président Sarkozy l’a récemment promis [3] aux industries pro-HADOPI.
” La protection de l’enfance est honteusement instrumentalisée par Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux pour mettre en place un dispositif ouvrant la porte à d’importantes censures collatérales et aux pires dérives. Après l’HADOPI, la LOPPSI, la machine sécuritaire gouvernementale se met peu à peu en place pour tenter de contrôler Internet, au mépris des libertés. ” conclut Jérémie Zimmermann, porte-parole de La Quadrature du Net.
* Références *
1. Voir http://www.laquadrature.net/fr/loppsi-lallemagne-renonce-a-la-censure-du-net
2. Toutes les études sur le sujet, y compris l’étude d’impact du gouvernement admettent le caractère inévitable du surblocage
3. ” Plus on pourra dépolluer automatiquement les réseaux et les serveurs de toutes les sources de piratage, moins il sera nécessaire de recourir à des mesures pesant sur les internautes. [...] Il faut donc expérimenter sans délai les dispositifs de filtrage. ” – Voeux au monde de la culture du Président de la République, 7 janvier 2010 : http://www.elysee.fr/download/?mode=press&filename=100107-discours-Voeux_culture.pdf

Source : Publinews

16 février 2010 | Actualité | Permalien

LOPPSI: les points d’échauffements

Source : Échos du Net 09/02/2010 – Les députés vont discuter à l’Assemblée Nationale de la LOPPSI , deuxième du nom. Si elle définit les tâches à accomplir aux forces de l’ordre (Police et Gendarmerie), elle met en place des dispositifs de filtrage au niveau des FAI et autorise l’utilisation de mouchards informatique par les forces de l’ordre.

La bataille reprend à l’Assemblée Nationale entre les pro-régulation d’Internet et les pro-Neutralité du Net. En effet, les députés discutent du projet de Loi d’Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure (LOPPSI).

Dans l’article 2, le projet de loi institue un délit d’usurpation d’identité numérique. Ce dernier sera puni d’un an d’emprisonnement et 15 000€ d’amende. La peine est également valable pour l’utilisation de données personnelles d’un tiers. Ce qui est bizarre, c’est que la loi punit déjà le vol et l’utilisation illégale de données personnelles.

Dans son article 4, le projet de loi prévoit que les FAI seront tenus de bloquer l’accès à une liste de sites Internet jugés par le Ministère de l’Intérieur comme illégaux par le fait de contenir des images ou des vidéos pédopornographiques. La liste restera secrète pour éviter que les utilisateurs ne puissent avoir un catalogue. Mais, si la protection contre les contenus pédopornographiques est tout-à-fait louable, le fait que ce soit au FAI de filtrer et au Ministère de l’Intérieur de juger le contenu d’un site pose problème (…) Lire la suite

Source : Échos du Net

10 février 2010 | Actualité | Permalien

La Loppsi fera la fortune des réseaux de pornographie infantile

Lu sur Rue89 – Hadopi, Loppsi : la combinaison des lois cherchant à « réguler » Internet pourrait, si l’article sur le filtrage du Net contenu dans la Loppsi était adopté, faire des réseaux pédophiles la première cybermafia à amasser des fortunes colossales sur la Toile.

C’est l’effrayante conclusion de la première et seule étude sur le commerce de la pédopornographie qui soit sortie à ce jour. Car si des rapports alarmistes ont déjà été rendus sur les effets de bord du filtrage, curieusement, personne n’avait jusqu’ici pris le temps de s’intéresser aux modes de distribution de la pornographie enfantine.

Téléchargez le rapportValidée par des experts comme Hervé Recoupe, le directeur d’enquête de la gendarmerie nationale en charge de l’opération Némésis ou Tom Morton, expert en sécurité informatique auprès des tribunaux anglais dans les affaires de cyberpédophilie, cette étude expose dans le détail l’évolution, ces dix dernières années, du commerce de la pédophilie. (Téléchargez le rapport)

Disponible depuis le 29 janvier au sein d’un livre réunissant ces différents témoignages, ce rapport circule depuis plusieurs jours au sein du Parlement et dans les ministères concernés.

Le fait que le filtrage n’empêchera nullement les consommateurs de pédopornographie d’accéder à de tels contenus ne surprendra personne, ce n’est d’ailleurs pas l’objectif de la loi Loppsi, qui vise à empêcher le simple internaute de tomber sur ces contenus « par hasard ».

L’impossibilité, lors d’un surf sur Internet, de tomber « par hasard » sur ces contenus n’étonnera pas non plus les utilisateurs du Web : par nature illégaux, ces contenus sont particulièrement difficiles à trouver (…) Lire la suite sur Rue89

1 février 2010 | Actualité | Permalien

Le filtrage de la pédophilie ne sert à rien (MAJ)

L’Allemagne abandonne : le filtrage de la pédophilie ne sert à rien (MAJ)

L’Allemagne accorde un an aux FAI pour démontrer que le filtrage ne sera pas utile à la lutte contre la pédopornographie. Ce qui ne devrait pas être compliqué : moins de 1,5 % des adresses référencées par la police contiendraient effectivement des contenus pédophiles, et sur cette part restante, l’immense majorité sont supprimés par les hébergeurs dès notification.

Mise à jour : Le président allemand Horst Köhler a refusé de promulguer la loi Internet Restriction Act qui devait servir de base juridique au blocage de sites Internet, notamment pédopornographiques. Selon le Spiegel, Köhler aurait demandé un “complément d’information”, manière diplomatique de geler la loi dont le gouvernement avait de toute façon demandé qu’elle ne soit pas appliquée. Selon les médias allemands, le texte est bel et bien mort-né et le Parlement devrait entériner l’abandon du texte. Un signal fort qui tombe mal pour la France, dont le ministre de l’intérieur Brice Hortefeux a annoncé qu’il ferait voter à partir de fin janvier la loi Loppsi, qui prévoit le même type de filtrage du net.

Article du 22 octobre 2009 – L’Allemagne ne suivra pas le même chemin que l’Australie, et ne montrera donc pas la voie à la France au moment d’adopter la loi Loppsi. Selon l’Association françaises des Fournisseurs d’Accès (AFA), dont PC Inpact révèle un e-mail envoyé à ses membres, “le gouvernement allemand a décidé de ne pas exécuter “the Internet Restriction Act” pendant au moins un an”. Très contesté, le projet de loi qui avait donné lieu à des manifestations (et à une bavure) prévoyait de donner à l’administration le pouvoir d’imposer aux FAI de bloquer l’accès à des sites, dont la liste établie par la police n’aurait pas été vérifiée par l’autorité judiciaire.

Confronté à la réalité des faits, le gouvernement allamend a finalement “reconnu que le blocage n’était pas efficace lorsqu’il sert à restreindre l’accès des contenus d’abus sexuels sur mineurs hébergés en dehors de l’Union Européenne”. D’abord parce que le filtrage est inefficace sur un plan technique à empêcher les pédophiles d’accéder aux contenus par divers biais, ensuite parce que les visites involontaires vers les sites hébergeant de tels contenus sont “pratiquement inexistantes” (il est temps de le dire), et enfin parce que c’est prendre un fusil pour tuer une mouche.

On se souvient qu’un bloggeur allemand, Alvar Freude, avait réalisé cet été un script qui envoyait automatiquement une demande de retrait de contenus aux hébergeurs des sites bloqués. Sur 348 hébergeurs contactés, 250 avaient répondu, et 61 avaient retiré le contenu illicite en moins de 12 heures. Preuve que le dialogue était plus efficace que le filtrage. L’expérience a visiblement été menée à plus grande échelle, avec des résultats spectaculaires. “D’après les études menées en Allemagne (et encore en cours), sur 8000 URLs contenues dans les listes noires présumées de la police, seuls 110 sites web contenaient des images d’abus sexuels sur mineurs et des images érotiques de mineurs, et après notification à l’hébergeur, seulement 7% de ces contenus illégaux, hébergés dans des pays non-membres d’Inhope, étaient encore en ligne après 14 jours (alors que la plupart des contenus notifiés ont été supprimés dans les 48h après notification)”, note l’AFA.

En clair, et c’est un énorme sujet d’inquiétude, sur 8000 adresses référencées par la police sans contrôle judiciaire, seules 1,37 % des URL avaient un vrai caractère pédophile ! Et sur ces 1,37 %, 93 % ont été retirés en moins de deux semaines. Dit autrement, l’extrême majorité des contenus signalés par la police sont soit légaux, soit régulés par les hébergeurs eux-mêmes qui acceptent de supprimer les contenus dès notification, même lorsqu’ils sont à l’étranger. Aucun besoin de filtrage, à la fois coûteux, inefficace et injuste.

Comme le demandent en Australie les associations de protection de l’enfance, ça n’est pas avec le filtrage qu’on protège les enfants, mais en chassant les pédophiles.

Puisse la France entendre aussi raison, et arrête de prétendre que le filtrage “protège les internautes”.

Source : Numerama

30 novembre 2009 | Actualité | Permalien