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Des hackers tuent Hadopi avec un bout de code

Source : ReadWriteWeb (Olivier Laurelli) – Quand la loi iPred a été votée en Suède, les administrateurs du fameux tracker Torrent, The Pirate Bay, avaient émis l’idée d’inonder les trackers Torrent de fausses adresses IP. Ce n’est plus une promesse, c’est maintenant une réalité. A l’heure où on attend toujours les spécifications du logiciels de sécurisation sensé permettre de prouver votre bonne foi, un code source pour le moins original a récemment son apparition sur le Net.

L’information a été initialement révélée sur le blog Hack45. Baptisé Seedfuck, le code source propose d’injecter plusieurs centaines d’adresses IP, aléatoires ou prédéfinies dans les trackers Torrent, semant ainsi un certain chaos et rendant †plus difficile l’identification formelle des internautes se trouvant derrière ces IP. Peu importe que vous ne sachiez même pas ce qu’est le peer to peer, votre propre IP peut ainsi se retrouver collectée et identifiée par la HADOPI. Il ne semble pas que ce code soit une réponse à l’HADOPI vu son origine, son auteur ne semblant pas être d’origine française (le concept du code lui même n’est d’ailleurs pas nouveau).

Ce code d’exploitation est à double tranchant, certains s’inquièteront à juste titre de voir leur propre IP générée aléatoirement. S’il génère aujourd’hui des adresses complètement aléatoires, une très légère modification lui permet de ne cibler que des adresses IP françaises et même des adresses prédéfinies ( »comme par exemple celles de ministères » se raillent beaucoup d’internautes). Une fois compilé et pesé à 5 kilo octets tout mouillés, le code pourrait même être inoculé sous forme de chevaux de Troie, rendant ainsi la localisation des plaisantins encore plus complexes.

On ne sait donc pas s’il faut en rire ou en pleurer, mais en tout cas, une chose est maintenant sûre, TMG, la société mandatée par les ayants droits pour faire la traque aux téléchargeurs, va devoir sur pencher plus sérieusement sur la validité des preuves qu’elle recueille pour confondre les internautes partageurs.

Suite et source : fr.readwriteweb.com

20 avril 2010 | Actualité | Permalien

Hadopi ferait parti du traité Acta

Dans un article paru vendredi dernier dans le Financial Times, Stanley Pignal et Andrew Edgecliffe-Johnson font état des dernières fuites concernant le traité Acta, dont le dernier round de négociation vient de s’achever à Mexico.

Selon des représentants de groupes industriels et des activistes présents sur place, parmi les dernières fuites on trouve le concept de riposte graduée, connu en France sous le nom de Hadopi, ainsi que l’idée de filtrer les contenus.

Michael Bartholomew, le directeur d’Etno, qui représente les opérateurs télécom à Bruxelles, tout en restant très prudent dans ses déclarations, affirme que l’Acta pourrait rencontrer des difficultés en Europe :

« ETNO craint que des mesures disproportionnées et de grande envergure telles que le filtrage ou la possibilité de déconnecter les utilisateurs d’Internet soient introduites dans l’ACTA », Bartholomew dénonce une éventualité « en totale contradiction » avec les droits des utilisateurs européens.

Nicolas Sarkozy avait annoncé, lors de ses vœux à la presse, sa volonté de filtrer les contenus portant atteinte aux droits d’auteur, ce qui ne fait que confirmer le soupçon qui plane depuis un certain temps : Hadopi ne serait guère plus que la première étape de l’application en France du traité Acta. La Loppsi, en introduisant le filtrage des contenus, ne ferait que poursuivre le mouvement, quitte à faire la fortune des réseaux pédophiles et à créer de toutes pièces une dangereuse cybercriminalité. Le filtrage étant en réalité destiné à être étendu, comme en Espagne, à tout contenu portant atteinte au copyright.

Des diplomates qui ont participé aux négociations du traité Acta ont assuré qu’aucune loi supplémentaire ne serait nécessaire pour la mise en application du traité Acta. Celui-ci, ajoutent-ils, pourrait cependant faire obligation aux états de punir des utilisateurs d’internet qui ne respecteraient pas les lois existantes.

Dans la mesure ou Acta est encore loin d’avoir été ratifié, on peut en déduire que nous allons voir apparaitre d’ici là, outre le filtrage de tout contenu enfreignant le copyright, la responsabilité des hébergeurs de contenus et des services web 2.0, et l’obligation pour ces dernier de mettre en place une police interne pour surveiller les contenus utilisateurs.

Ce serait la fin de la plupart des services gratuits proposant blogs, hébergement de vidéos ou hébergement de photos, le coût d’une telle ‘police des contenus’ ne pouvant pas être couvert par de la publicité. Des services tels que Facebook pourraient également être menacés s’ils ne trouvent pas rapidement les ressources suffisantes financer une telle police.

Apparue depuis à peine quelques années, c’est une forme de liberté d’expression qui pourrait disparaitre. Cette capacité donnée à tout utilisateur d’internet de publier gratuitement des contenus et de les rendre accessibles à tous, ne survivra pas à la ratification du traité Acta (…) Lire la suite

Source : ReadWriteWeb

rwwf

4 février 2010 | Actualité | Permalien

La Loppsi fera la fortune des réseaux de pornographie infantile

Lu sur Rue89 – Hadopi, Loppsi : la combinaison des lois cherchant à « réguler » Internet pourrait, si l’article sur le filtrage du Net contenu dans la Loppsi était adopté, faire des réseaux pédophiles la première cybermafia à amasser des fortunes colossales sur la Toile.

C’est l’effrayante conclusion de la première et seule étude sur le commerce de la pédopornographie qui soit sortie à ce jour. Car si des rapports alarmistes ont déjà été rendus sur les effets de bord du filtrage, curieusement, personne n’avait jusqu’ici pris le temps de s’intéresser aux modes de distribution de la pornographie enfantine.

Téléchargez le rapportValidée par des experts comme Hervé Recoupe, le directeur d’enquête de la gendarmerie nationale en charge de l’opération Némésis ou Tom Morton, expert en sécurité informatique auprès des tribunaux anglais dans les affaires de cyberpédophilie, cette étude expose dans le détail l’évolution, ces dix dernières années, du commerce de la pédophilie. (Téléchargez le rapport)

Disponible depuis le 29 janvier au sein d’un livre réunissant ces différents témoignages, ce rapport circule depuis plusieurs jours au sein du Parlement et dans les ministères concernés.

Le fait que le filtrage n’empêchera nullement les consommateurs de pédopornographie d’accéder à de tels contenus ne surprendra personne, ce n’est d’ailleurs pas l’objectif de la loi Loppsi, qui vise à empêcher le simple internaute de tomber sur ces contenus « par hasard ».

L’impossibilité, lors d’un surf sur Internet, de tomber « par hasard » sur ces contenus n’étonnera pas non plus les utilisateurs du Web : par nature illégaux, ces contenus sont particulièrement difficiles à trouver (…) Lire la suite sur Rue89

1 février 2010 | Actualité | Permalien

Facebook se fout de la gueule du monde

(Source : Read Write Web France) Marc Zuckerberg, le fon­da­teur de Facebook a déclaré, lors d’une confé­rence avant hier, que s’il devait créer Facebook à nou­veau, les infor­ma­tions per­son­nelles y seraient publiques par défaut, plu­tôt que pri­vées, comme cela a été le cas jusqu’au récent chan­ge­ment radi­cal du mois dernier.

Au cours d’une inter­view avec Michael Arrington de Techcrunch, Zuckerberg a parlé de la poli­tique de Facebook concer­nant la vie pri­vée. Ses décla­ra­tions sont d’une impor­tance capi­tale pour le réseau social le plus impor­tant de la pla­nète, et son argu­men­ta­tion en faveur de ce qu’il faut bien appe­ler un recul de la vie pri­vée sur le site, méritent que l’on s’y attarde.

Zuckerberg, à tra­vers huit phrases bien sen­ties, a répondu à une ques­tion d’Arrington lui deman­dant où Facebook, et le web en géné­ral, se diri­geaient en matière de ges­tion des don­nées pri­vées. Cette ques­tion fai­sait bien sûr allu­sion au récent chan­ge­ments sur­ve­nus sur le site, pour mémoire, votre nom, votre photo de pro­fil, sexe, ville de rési­dence, liste d’amis et pages dont vous êtes fan sont désor­mais deve­nus des don­nées publiques. Tout le monde peut voir ces infor­ma­tions, et peut les rechercher.

“Quand j’ai com­mencé dans ma chambre d’étudiant à Harvard, la ques­tion que posait la plu­part des gens était de savoir pourquoi qui­conque publie­rait la moindre infor­ma­tion sur inter­net, et pourquoi les gens voudraient-il avoir un site web ?

Depuis, ces 5 ou 6 der­nières années, le blog­ging a explosé, ainsi qu’une mul­ti­tude de ser­vices per­met­tant aux gens de par­ta­ger tout un tas d’informations. Les gens sont à l’aise, non seule­ment avec le fait de par­ta­ger de plus en plus d’informations de tout ordre, mais ils sont égale­ment plus ouverts, et à plus de per­sonnes. La norme sociale a évoluée ces der­nières années.

Nous consi­dé­rons que notre rôle au sein de ce sys­tème est d’innover constam­ment, et de nous mettre à jour pour reflé­ter cette évolu­tion des normes sociales actuelles.

Beaucoup d’entreprises seraient empri­son­nées par leur héri­tage et par ce qu’elles ont réa­lisé : pro­cé­der à un chan­ge­ment dans la ges­tion de la vie pri­vée de 350 mil­lions d’utilisateur n’est pas le genre de choses que beau­coup de société font. Mais nous voyons cela comme une chose impor­tante : toujours res­ter dans un état d’esprit inno­vant, et si nous devions recom­men­cer aujourd’hui, nous inté­gre­rions cette nou­velle norme sociale”

Cette expli­ca­tion n’est tout sim­ple­ment pas crédible

C’est un retour en arrière com­plet par rap­port à ce que Marc Zuckerberg a prôné en matière de res­pect de la vie pri­vée depuis des années. L’un des argu­ments clé de Facebook a toujours été le fait que vos infor­ma­tions ne seraient visibles que de vos amis, et ceci a été le génome de ce réseau social et ce qui l’a fait croitre. Il y a deux ans, il racon­tait à ReadWriteWeb à quel point le contrôle de la vie pri­vée donné aux uti­li­sa­teurs était “l’ossature de la façon dont Facebook fonctionne”.

L’argument selon lequel Facebook ne fait que reflé­ter un chan­ge­ment dans la norme sociale est bidon. Facebook lui même est un acteur majeur de l’évolution de cette norme sociale, et en agis­sant comme s’il ne fai­sait que suivre un mou­ve­ment qu’il tente d’initier, son atti­tude into­lé­rable. Avec 350 mil­lions d’utilisateurs vient une véri­table res­pon­sa­bi­lité, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il se conduit de façon irresponsable.

Les nou­veaux para­mètres de ges­tion de la vie pri­vée s’avèreront peut être suf­fi­sants. Le fait de contri­buer à repous­ser le concept de vie pri­vée de notre culture sera peut être, au final, une bonne chose, mais la façon dont Facebook s’y prend nous met pro­fon­dé­ment mal à l’aise au sein de l’équipe de ReadWriteWeb, que ce soit ici en France ou aux États-Unis où son direc­teur de publi­ca­tion, Marshall Kirkpatrick, a écrit un billet dont celui ci est une adaptation.

Certains des chan­ge­ments opé­rés par Facebook sont clai­re­ment mau­vais. Ne pas per­mettre aux per­sonne de gar­der comme une don­née pri­vée les pages dont elles sont fans est, sans conteste, une très mau­vaise idée.

Ce chan­ge­ment de cap, jus­ti­fié par des expli­ca­tions d’une super­fi­cia­lité qui frise le fou­tage de gueule, laisse à pen­ser que les avis phi­lo­so­phiques de Facebook sur la vie pri­vée ne sont que du sto­ry­tel­ling, des­ti­nées à masquer une stra­té­gie dont le seul but est désor­mais de contrô­ler le web de demain. (…) Lire la suite

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rwwf

11 janvier 2010 | Actualité | Permalien

151 bloggeurs et de cyberdissidents ont été emprisonnés durant l’année 2009

(Source : Read Write Web France / Auteur : Global Voice) – Reporters Sans Frontières a publié le 30 décembre son bilan de l’année 2009. Il dénombre 151 blogueurs et cyber-dissidents arrêtés, 61 agressés physiquement et un mort en prison en 2009. Par rapport à 2008, le nombre de blogueurs arrêtés a augmenté de 155%. Le rapport souligne que la Chine reste le premier censeur d’Internet en 2009 et que RSF s’apprête à lancer une nouvelle campagne contre l’ennemi d’Internet en mars prochain. Ci-dessous, voici ce que dit la section consacrée aux blogueurs et cyberdissidents :

Pour la première fois depuis l’apparition d’Internet, Reporters sans frontières recense près de 110 blogueurs, cyberdissidents et internautes emprisonnés dans le monde pour avoir exprimé sur le Web leurs opinions. Ce chiffre illustre la répression qui sévit sur le Net dans une dizaine de pays. Plusieurs Etats ont définitivement adopté une politique de criminalisation de l’expression en ligne, mettant à mal les espoirs d’un Internet sans censure.

Internet a été le moteur de la contestation démocratique en Iran, en Chine et ailleurs. C’est avant tout pour cela que les gouvernements autoritaires sont si enclins à punir sévèrement les internautes, comme ces deux blogueurs azerbaïdjanais condamnés à deux ans de prison pour avoir tourné en dérision les élites politiques dans une vidéo.

Si, en 2009, la Chine est restée le principal censeur d’Internet, l’Iran, la Tunisie, la Thaïlande, l’Arabie saoudite, le Viêt-nam et l’Ouzbékistan ont également eu recours aux blocages récurrents de sites et de blogs, et à la surveillance de l’expression en ligne. L’Internet turkmène demeure en outre sous contrôle total de l’État. Lire la suite

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rwwf

8 janvier 2010 | Actualité | Permalien

Les solutions pour contourner Hadopi sont de plus en plus qualitatives

Un article publié sur ReadWriteWeb France en date du 04/01/2010

Michel Thiolliere annonçait fièrement à la BBC, en guise de vœux pour la nouvelle année, que les trois quart des ‘pirates’ cesseraient de télécharger dès le premier email envoyé par Hadopi, et que 95% stopperont à l’arrivée du second, et il serait trop facile de railler ses propos (d’autres font ça très bien).

La déferlante d’emails intimant l’ordre de cesser de télécharger, qu’ils proviennent de l’Hadopi ou de l’une des multiples campagnes de spam en préparation (ou de phising, je vous laisse choisir le terme), fera que, peu ou prou, la plupart des internautes Français devraient recevoir des nouvelles de l’Hadopi d’ici à la fin de cette année.

Nombre d’entreprises ont tout intérêt à voir apparaitre en France un climat d’insécurité sur le réseau, quitte à aider le gouvernement par l’envoi de spam simulant l’avertissement officiel de l’Hadopi, sans même parler d’hactivistes qui verront là un moyen amusant de mettre à mal la campagne de communication que l’Hadopi devrait lancer dans les prochains mois.

Car Hadopi générera de l’argent, beaucoup d’argent, et pas forcément pour ceux qui pensaient profiter de cette loi et qui ont financé les lobbies et les politiques qui l’ont fait voter.

“95% cesseront donc leur activités à la réception du second email” selon Michel Thiolliere, soit une écrasante majorité des internautes Français, mais pour quoi faire ?

Passer d’une consommation gratuite de la culture numérique à l’achat de mp3 à 99¢ le morceau et de DVD à 20€ pièce ? A moins d’une solution miraculeuse venant à régler de façon définitive le sacro saint pouvoir d’achat des Français, c’est assez peu probable.

Rappelons, au passage, que remplir légalement un iPod de dernière génération coute, grosso modo, le prix d’une Porshe Carrera d’occasion, ce qui donne une idée de l’augmentation phénoménale de l’argent de poche des adolescents, ou de leurs pratiques illégales (je vous laisse choisir).

Les internautes seront-ils réduits à une période de disette culturelle ?

Le plus probable est qu’ils seront contraints à trouver une façon de contourner la surveillance installée par Hadopi, or c’est relativement facile. Voici un aperçu de ce qui s’offre à vous, du plus simple au plus complexe, en terme de nouveaux usages à intégrer (…) Lire la suite

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rwwf

5 janvier 2010 | Actualité | Permalien

Hervé Morin update sa Déclaration des Droits Fondamentaux Numériques

Un article publié sur ReadWriteWeb France en date du 30/12/2009

La v.1 avait reçu un accueil particulièrement froid de la bloggosphère (qui fait office de société civile sur internet), la v.2 s’est nettement améliorée, et nous aurons l’occasion, lundi prochain, d’en parler en détails lors d’un plateau télévisé où nous recevrons Hervé Morin, ministre de la Défense et patron du Nouveau Centre.

La démarche du ministre de la défense reste la même que les initiatives précédentes des politiques en France, et il serait illusoire de s’attendre à autre chose de la part de la génération actuellement au pouvoir : faire entrer, coûte que coûte, les valeurs du passé dans cet univers parallèle qu’est internet.

On est, une fois de plus, dans cet collision tectonique entre deux mondes, qui promet de nombreux tremblement de terre à coté desquels Hadopi n’était qu’une petite secousse. Mais cette phase de transition que nous abordons à peine est nécessaire, et il existe, malgré tout, de nombreuses valeurs communes entre les fondamentaux d’internet et ceux, pas si anciens, de la démocratie, une valeur fermement ancrée chez certains politiciens (dont, semble-t-il, Hervé Morin).

A l’heure où les valeurs de la démocratie et de la liberté sont mise à mal par celles de la sécurité et de la morale, il est intéressant de voir comment cette collision systémique est abordée, du coté de l’ancien monde, par ceux qui s’accrochent aussi, il est utile de le souligner, a des valeurs fermement revendiquées par le monde du virtuel. Ces deux mondes devront cohabiter pendant longtemps, et la cohabitation, en France, démarre mal : tout espoir est donc bon à prendre.

De la cohabitation

Discuter d’internet avec des spécialistes du Grec ancien (ce que j’ai eu l’occasion de faire pas plus tard qu’hier soir) donne lieu à des éclairages inattendus. La façon dont, durant l’antiquité Grèque, on stockait la mémoire sous la forme de séries illustrations mnémotechniques, dans une civilisation qui disposait certes de l’alphabet mais pas de technologies permettant d’écrire à moindre coût et de transporter facilement ces écritures (le papier et le crayon), a fait cohabiter ces deux formes de stockage de la connaissance durant des siècles. L’écriture a fini, bien sûr, par dominer totalement, mais encore aujourd’hui, subsiste de nombreuses formes issues de cet ancien monde, comme la bande dessiné (les plus curieux iront consulter Daniel Arras).

Durant la même discussion, un autre convive me faisait fort justement remarquer que la rencontre entre le monde du virtuel et le monde du réel ne datait pas nécessairement de l’arrivée d’internet dans les foyers, et que l’apparition de la photographie lui semblait être un point d’origine plus à même d’apporter le recul nécessaire à l’analyse de la mutation civilisationelle en cours (là pour le coup on ira voir du coté de Walter Benjamin).

Toujours est-il que nous sommes aujourd’hui aux prémices de la cohabitation de ces deux mondes, et pour une fois (suite à une pression exceptionnelle de mon entourage), je vais m’efforcer de voir également les points de jonction plutôt que de rester focalisé sur les tensions et les conflits.

La démarche d’Hervé Morin

Comme tout bon républicain, plutôt à cheval (private joke) sur les principes fondateurs de notre beau pays, Hervé Morin se base sur ce qui fait office, en France, d’écritures saintes : la déclaration des droits de l’homme (…) Lire la suite

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rwwf

31 décembre 2009 | Actualité | Permalien

Peut-on encore parler de vie privée sur Facebook ?

Un article publié sur ReadWriteWeb France en date du 16/12/2009

Kaliya-HamlinKaliya Hamlin qui a écrit ce billet est connue sous le nom de Identity Woman, elle plaide depuis longtemps pour des standards ouverts et une identité centrée sur d’utilisateur. Elle a cofondé et anime les “Internet Identity Workshop”, un groupe de travail sur les standards portant sur l’identité, rassemblant de grands portails, des acteurs majeurs du secteur NTIC et des innovateurs.

Votre nom, votre image de profil, votre sexe, votre ville, la liste de vos amis et les pages dont vous êtes fan sont désormais publiquement visibles sur Facebook. Tout le monde peut les voir, à commencer par le moteur de recherche de Facebook.

Ceci représente la dernière évolution dans la violation du contrat entre Facebook et ses utilisateurs, et ce n’est pas une mince affaire [ndt: juridiquement, le contrat a évolué, le problème n’est pas d’ordre juridique]. De nombreuses personnes auront de très bonnes raisons de s’opposer à ce changement qui touche à la distinction entre ce qui est public et ce qui est privé sur Facebook.

Personnellement, j’ai dès le début fait en sorte que ma liste d’amis ne soit pas publique. Pourquoi ? Tout simplement parce que je ne voulais pas que tout le monde puisse voir avec qui j’étais ami. Ce changement est pour moi une violation du contrat social que j’avais passé avec Facebook. Le minimum aurait été de me prévenir à temps et de me laisser la possibilité d’ôter certains ‘amis’ de ma liste.

Les dangers de rendre votre liste d’ami publique

Pourquoi une liste d’ami a-t-elle autant d’importance ? Parce qu’elle peut révéler des informations importantes sur vous, comme votre orientation sexuelle, une information que vous n’avez pas nécessairement envie de partager sur le web.

Le Boston Globe avait écrit, au sujet du projet du MIT appelé “Gaydar” :

“en utilisant les données issues de Facebook, ils ont fait une découverte surprenante : en regardant simplement la liste d’amis d’une personne, ils pouvaient prédire si elle était ou non homosexuelle. Ils ont réalisé cela à l’aide d’un programme informatique qui analysait le sexe et l’orientation sexuelle des amis d’une personne, et utilisaient un algorithme statistique pour faire une prédiction. Les deux étudiants n’avaient aucun moyen de vérifier leurs prédictions, mais en se basant sur leurs connaissances dans le monde réel, leur programme semblait donner de très bon résultats en ce qui concerne les hommes. Les utilisateurs pouvaient donc se ‘outer’ eux même uniquement à travers leurs listes d’amis.”

Les pages dont vous êtes fan sont désormais également une information publique. Imaginez le cas où vous êtes atteint du Sida et fan d’une page en rapport avec l’infection. Que se passerait-il si vous n’aviez pas mis au courant votre employeur et vos collègues de bureau ?

Peut-être appartenez-vous à un groupe religieux, une organisation syndicale, un parti politique qui a une page fan que vous suivez. Ces informations sont désormais publiques. Vos amis, votre famille, vos amis et votre employeurs : tout le monde est désormais au courant.

Chaque site a un contrat spécifique avec ses utilisateurs

Ces informations sont publiques, de toutes façons, alors pourquoi s’en soucier ? N’est ce pas comme sur Twitter ? Tout le monde peut voir ce que vous y postez, et vous pouvez voir ce que postent tous les utilisateurs.

Le contrat social que vous passez avec Twitter est clair. Ce que vous y publiez est public et peut être référencé. Cela ne s’appelle pas du microblogging pour rien. Quand vous bloggez, tout ce que vous écrivez est public. en publiant, vous faites explicitement le choix d’être vu aux yeux de tous.

Le contrat social passé avec Facebook, lui, n’a pas cessé d’évoluer depuis les débuts du service. Au départ, en janvier 2004, Facebook était réservé aux étudiants de Harvard. La viralité a été telle qu’ils ont décidé d’étendre le service à d’autres écoles en mars de la même année. A l’époque, vous ne pouviez voir que les élèves de votre université. Les étudiants qui utilisaient Facebook avaient une idée très claire de qui pouvaient les voir : leurs camarades d’école. Ils utilisaient le service avec ce contexte social en tête.

Facebook a ensuite étendu son service aux lycées en septembre 2005, puis aux sociétés comme Apple et Microsoft. Enfin, en septembre 2006, le service a été ouvert au public.

C’est à ce moment que le contrat social passé avec les premiers étudiants d’université a été rompu.

Tout le monde, et en particulier des employeurs potentiels, se retrouvaient dans un espace où les étudiants ne s’attendaient pas du tout à les voir arriver. Pour ces premiers arrivants, il était difficile de leur faire la leçon sur la légèreté qu’il y a à publier des photos compromettantes de soirée étudiantes : ils étaient, à l’origine, entre eux, à l’abri de tout employeur ou de leur parents. Facebook n’aurait pas dû, déjà, à l’époque, laisser les employeurs et les parents entrer sur Facebook.

La façon dont, à l’époque, les utilisateurs du service se renseignaient sur les activités de leurs amis consistait à cliquer sur leur profil et à consulter leur mur. L’introduction du Newsfeed a, une fois de plus, changé le contrat social entre Facebook et ses utilisateurs. Désormais, toute action d’un utilisateur était portée à la connaissance de ses amis. Facebook prévenait tous vos amis de ce que vous écriviez sur la page de quelqu’un (auparavant, il vous fallait vous rendre sur la page en question pour en prendre connaissance).

Les changements opérés la semaine dernière dans le fonctionnement de Facebook changent à nouveau le contrat social passé entre Facebook et ses utilisateurs. Cette fois-ci, vous vous retrouvez, pour ainsi dire, “en slip”.

Ces changements ont fait tellement de bruit que Facebook s’est fendu d’une réponse :

“En réponse à vos feedbacks, nous avons amélioré l’option de visibilité de la liste d’ami. Désormais, quand vous décochez “Afficher ma liste d’amis sur mon profil” sur la boite affichant les amis de votre profil, vos amis n’appraitront pas, que la personne qui regarde votre profil soit logguée ou pas. Cette information est toutefois accessible publiquement, et peut être accessible via des applications tierces.”

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rwwf

17 décembre 2009 | Actualité | Permalien

Table ronde Neutralité du Net : les enjeux du contrôle de l’Internet

Le Mardi 1er décembre à 20h30, se tiendra à la Cantine, Paris 2eme, une table ronde autour du sujet de la Neutralité du Net.

Il s’agit de la première d’une série visant à couvrir le plus largement possible les différents aspects de la Net Neutrality, ses définitions, sa nécessité pour tous, les réalités économiques, l’impact déjà perceptible des atteintes qui lui sont faites et des conséquences difficultés à plus long terme.

Ce premier opus est intitulé « Comprendre les enjeux du contrôle de l’Internet »

Pour en discuter :

Après une introduction sur les définitions multiples que chacun souhaite porter au principe de Neutralité du Net, nous aborderons les problématiques qu’elle soulève :

  • les libertés fondamentales et le droit des réseaux
  • les fournisseurs d’accès, leur concentration, leur réalité économique ;
  • l’accès au marché des nouveaux acteurs et des freins possibles à l’innovation ;
  • les contraintes de l’interventionnisme politique et législatif et les risques d’une oligarchie, de concentration économique et intellectuelle, informationnelle, culturelle du réseau.

Que vous soyez Net Entrepreneur, producteur de contenu (journaliste, blogger, artiste …), hacktiviste, fournisseur d’accès, politique, ou tout simplement internaute soucieux de la préservation de ses libertés individuelles, ce sujet vous impactera d’une manière ou d’une autre.

Nous vous proposons donc de vous joindre librement à nous pour cette rencontre ouverte à tous.

Nous espérons soulever de nombreuses questions et tenter d’expliquer comment agir pour éviter que l’Internet ne reproduise des shémas bien connus de concentration des contenus et l’intelligence, ou encore proposer des bonnes pratiques pour préserver ce qui nous reste de cette Net Neutrality.

INSCRIPTIONS

La Cantine

151 rue Montmartre, Passage des Panoramas 12 Galerie Montmartre, 75002 Paris

Métro : Grands Boulevards ou Bourse

(billet piqué par Read Write Web France sans vergogne sur le blog de Bluetouff et repiqué avec encore moins de vergogne par Touche pas à mon Net)

29 novembre 2009 | Actualité | Permalien