Home Contact
Un p'tit bug dans la loi Hadopi ? - Numerama
23/07/2014 : Un p'tit bug dans la loi Hadopi ?NumeramaLe Bilan de la HADOPI est connu aujourd'hui,. […]
Un joli bug déniché dans la loi Hadopi - Next INpact
23/07/2014 : Un joli bug déniché dans la loi HadopiNext INpactLa semaine dernière, Mireille Imb. […]
La Hadopi continue de faire parler d'elle - AgoraVox
23/07/2014 : AgoraVoxLa Hadopi continue de faire parler d'elleAgoraVoxAvec l'acte 2 de l'exception. […]
Le Royaume-Uni se dote d'une simili-Hadopi, les sanctions en moins - Les Numériques
22/07/2014 : NumeramaLe Royaume-Uni se dote d'une simili-Hadopi, les sanctions en moinsLes Numéri. […]
L'Hadopi "existe toujours et marche de mieux en mieux" - Echo Républicain
21/07/2014 : Echo RépublicainL'Hadopi "existe toujours et marche de mieux en mieux"Echo Républic. […]

SeedFuck : l’arme à dénonciations calomnieuses anti-HADOPI

Comme le note PC Inpact, devant la multiplication des variantes de SeedFuck le député UMP Michel Zumkeller a officiellement interrogé le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand sur ce “petit programme [qui] inonde les réseaux de téléchargements, en peer to peer, de fausses adresses IP“, et fait courir le risque de voir l’Hadopi accuser à tort un grand nombre d’internautes innocents. Il souhaite “connaître sa réponse sur ce sujet et sur les possibilités juridiques offertes aux internautes qui seraient victimes de procédures injustifiées“. Enfin une prise de conscience des risques d’atteintes portées à la présomption d’innocence ?

Article du 15 avril 2010 – La HADOPI ou les ayants droit qui lui transmettront des adresses IP pourront-t-ils être poursuivis pour dénonciation calomnieuse si des avertissements infondés vont jusque dans les mains d’un juge ?

Nous avons déjà relevé la faiblesse du niveau de preuve exigé par la Haute Autorité de lutte contre le piratage, et expliqué maintes fois le risque d’injections de fausses adresses IP dans les relevés des chasseurs de pirates. Il est en effet très simple de faire en sorte, lorsqu’un utilisateur demande la liste des adresses IP qui partagent un fichier (le “swarm”), d’injecter au hasard des adresses innocentes qui ne partagent rien, pour tromper les prestataires des ayants droit.

Comme nous l’avait expliqué un expert de la gendarmerie, s’assurer que des adresses IP ne sont pas ainsi collectées par erreur constituerait un coût “colossal”, puisqu’il faudrait télécharger systématiquement les oeuvres pour s’assurer qu’elles sont bien partagées par chacune des adresses IP relevées, et conserver la trace de ce téléchargement pour solidifier la preuve.

Or comme nous l’apprend Bluetouff, l’Hadopi et les collecteurs d’adresses IP (en particulier la société nantaise TMG mandatée par les ayants droit) auront du souci à se faire :

Comme prévu, même un peu en avance sur le calendrier, un code de Torrent poisoning est maintenant disponible, l’info vient d’être publiée ici. Répondant au doux nom de seedfuck, il sert à inonder les trackers Torrent de fausses adresses IP, tout come The Pirate Bay l’avait promis. Le p0c est écrit en C Mono mais ne demande visiblement qu’à être porté.

Pour faire simple, voici comment ça fonctionne : on génère de fausses IP créant de l’activité sur un Hash (identifiant unique d’un fichier) donné, ces fausses ip génère du trafic et des events (donwload complété par exemple ou octets restants à télécharger).

Le code source en C# est disponible ici, et selon Bluetouff un binaire pour Windows serait bientôt disponible. Ce qui n’est pas surprenant puisqu’il suffit, a priori, de compiler la chose. Selon le commentaire du code, il permettrait de générer “des centaines d’annonces par minute“, et “avec une connexion haut-débit, vous pouvez souvent ajouter plus d’un millier de faux peers au swarm en moins de 5 minutes“.

Selon notre analyse du code, le script envoie cependant des adresses prises totalement au hasard. Pour être vraiment efficace contre l’Hadopi, il faudrait l’adapter pour générer exclusivement des adresses IP de la plage française.

Source : Numerama

28 avril 2010 | Actualité | Permalien

Mooton.fr : téléchargement légal ?

Mardi 23 mars dernier, dans un cadre légal de plus en plus restreint sur le téléchargement pour cause de loi Hadopi et prochainement de ACTA, un webmaster lançait mooton.fr. Ce site fait la nique à Hadopi en rappelant dans son disclaimer quelques notions de droits quant à la possession de l’œuvre originale. Coup de pub ? Nième site de liens sur megaupload ou réelle alternative au Peer to Peer ?

Le lancement du site se traduit par 1150 visites en 2 jours, plus de 4000 aujourd’hui ! Ce nombre de V.U. apparaît plutôt prometteur quand on connaît la désaffection des sites de téléchargement en P2P et l’attrait des internautes pour les téléchargements sur les sites de streaming.www.mooton.fr relaie vers Megaupload, et nous savons que hadopi, sur ce type de téléchargement, est inopérante.  On doit d’ailleurs à Hadopi une augmentation constante du nombre de pirates du web ! De fait, lancer en plein débat sur le téléchargement ce site reste un pari audacieux mais pas impertinent pour mettre le législateur face à l’absurdité légale. Les films proposés au téléchargement peuvent également être visionnés en direct sur leur site. De fait, ils proposeront aux internautes une base de données de liens pouvant être téléchargés sans que Hadopi ne puisse faire grand-chose contre les téléchargeurs.

Les webmasters précisent sur leur site : «  www.mooton.fr ne contient aucun fichier illégal. Il n’héberge aucun fichier multimédia sur ses serveurs. Afin de pouvoir télécharger un fichier, vous devez posséder l’œuvre originale correspondante (en DVD, BLUERAY, VHS, CD, ImageCD …) En cas de non respect de cette règle, www.mooton.fr, son équipe et/ou son hébergeur, ne pourront être désignés responsables d’éventuels téléchargements illégaux, ou mise à disposition d’objets contrefaits (qui constitueraient alors une infraction aux lois relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés). Nous vous rappelons que : « télécharger ou partager sur Internet des créations sans autorisation de leurs créateurs est une violation de leurs droits, qui les prive de leur rémunération légitime et fragilise ainsi la création artistique et la diversité culturelle [...] Cette violation est passible de condamnations civiles (notamment suspension de l’accès à Internet, paiement de dommages et intérêts) et de sanctions pénales (amendes, voire emprisonnement pour les cas les plus graves) ».

Ce site se présente sous la forme d’un annuaire de liens permettant le téléchargement gratuit d’œuvres cinématographiques. Mooton concentre son attention uniquement sur les films (ni musique, ni logiciel, ni série) sortis en DVD pour respecter le texte de loi sous lequel ils sont protégés. Entièrement réalisé à cet effet, Mooton rajoute en moyenne 10 à 20 nouveaux films par jour, ne comporte pas de screener. Aucun contenu multimédia n’est hébergé sur les serveurs du site qui ne contient que les affiches des films! Petite coquetterie du web designer, la page d’accueil varie selon l’actualité cinématographique, à l’instar du logo Google et des pages d’accueil d’Allociné.

Rencontre avec le webmaster / propriétaire du site :

De l’aveu des webmasters, le nom Mooton provient de « l’utilisation des 2 « O » dans un nom de site qui marche bien (google, yahoo..)  et je me suis rappelé egalement de emule qui résume son site a une mule en guise de clin d’oeil», dit le WM.

S.F. : Pourquoi cette envie de mettre en ligne un site de téléchargement alors que hadopi, bientôt ACTA, encadre de plus en plus cette pratique ?

Mooton.fr : Je pense que hadopi n’encadre pas cette pratique justement, le suicide n’est pas dans mes intentions. Ce site exclusivement réservé au film de qualité dvd est destinée à devenir le plus gros vidéo-club francophone online. Je suis pour un accès à la culture libre et gratuit.

Culture gratuite, soit, mais votre disclaimer dit qu’il faut posséder le support original si on veut télécharger sur mooton….? Comment vous expliquez ça?

La technologie avance très très vite. On a pu constater que des supports très tendance pour être transportés n’importe où comme le Ipad, les e-books, font leur apparition sur le marché bénéficiant de lecteur AVI ! Cependant, que ce soit du blue ray ou des dvd, aucun de ces supports potentiellement achetés ne peut être réellement transporté en nombre lors de trajets, de longs voyages… Mooton permet donc a chacun de ses internautes de télécharger gratuitement l’œuvre qu’il possède déjà ou de la visionner en streaming puisque le wifi et la 3G se développent de plus en plus. Le lancement du site se fait fin mars  pour que le système soit rodé pour cet été et que les vacanciers puissent profiter de leur vidéothèque quelle que soit leur destination.

Vous défendez donc le téléchargement légal ou vous vous immiscez dans les failles légales de cette haute autorité ?

On défend effectivement à la fois le téléchargement légal et on passe dans les mailles de Hadopi… Donc, nous faisons ce site à des fins légales, puisqu’on s’appuie exclusivement sur la duplication du support. L’internaute devant posséder l’œuvre originale.

Mais qu’est ce qui peut vous garantir l’honnêteté des internautes quant à la possession du support original, physique ou acheté sur le web ?

Le disclaimer est clair, les internautes qui téléchargent prennent leurs responsabilités face à Hadopi et à ce que deviendra ACTA ou encore LOPPSI 2.

Vous dites téléchargement légal… mais vous n’avez pas l’autorisation des éditeurs des œuvres diffusées sur mooton… ?

Je pense seulement que les majors ne se risqueraient pas à créer un partenariat dans le contexte actuel. Les majors ne s’y risqueraient, au nom de l’argent à engranger et pour défendre leur artistes. Seuls les sites officiels ont pignons sur web alors que nous faisons la même chose. Ce n’est que mon avis.

De plus, il existe un paradoxe légal en France. On paie une taxe sur la copie privée qui est elle même taxé puisque assujettie à la TVA, donc une taxe taxée. Et la loi interdit de craker les protections (DADVSI) pour réaliser tes copies privées. Donc, on ne peut réaliser de copies privées que si on ne réalise aucun crackage de protection. Exemple d’illégalité : mettre une chanson que l’on possède en CD au format mp3 sur un baladeur MP3. C’est globalement la même absurdité pour les films que nous mettons à disposition.

Au final, que pensez-vous de Hadopi ?

Hadopi et les textes de lois  concernant le téléchargement sont totalement inadaptés à la situation du marché actuel. Au lieu de préparer l’avenir et d’ouvrir les yeux sur les chiffres, les majors essayent de protéger une industrie dont la mort est proche si elles n’évoluent pas. Au passage, on hypothèque la vie privée des internautes et la place de la France dans la société numérique qu’on essaye de construire.
Enfin, puisque il faut permettre aux internautes de se faire un plaisir cinématographique en streaming à toute heure, en tous lieux, Mooton complète son dispositif et développe actuellement une plateforme présentée sous forme d’une web-application pour rendre le streaming compatible avec les supports mobiles tels que l’iphone et l’Ipad.

Frédéric Mitterrand ayant annoncé hier que les premiers mails contre les pirates du web seraient envoyés alentour de la fête de la musique, il reste à voir quelle sera la réponse légale face aux site de streaming… Hadopi présente des failles, reste assez inapplicable… ce type de site peut donc avoir de beaux jours devant lui !

Source : commdesmots.owni.fr

30 mars 2010 | Actualité, Multimedia | Permalien

les USA plaident pour une HADOPI mondiale

La Quadrature du Net a publié une version de travail du traité international anti contrefaçon négocié secrètement depuis 2007 entre les USA et différents états. Il y est question de repression des téléchargement illégaux et les USA plaident pour une HADOPI mondiale se passant de juge alors que de nombreux pays s’inquiètent de la mise en place d’une riposte graduée à la française. Un article y est d’ailleurs consacré sur Le Monde.

Le document fait une cinquantaine de pages et ne reflète peut être pas ce que sera l’accord final, il donne cependant les orientations des pays qui participent aux discussions. Le document est assez édifiant sur la position des USA qui en appelle même à la résurection des DRM que l’on pensait abandonnés pour toujours (c’est déjà le cas pour les industriels). Une répression accrue des auteurs de logiciels ou matériels permettant de contourner des mesures de sécurité est aussi au programme, et toujours ce spectre qui plane au dessus des fournisseurs d’accès Internet à qui les USA voudraient confier le rôle de police du monde en les responsabilisant sur les contenus qui transitent sur leur réseau.

ACTA va sensiblement impacter Internet, la neutralité du Net va en prendre un coup, c’est désormais une certitude, il faudra jouer de trésors de patience et de pédagogie pour expliquer à nos députés européens que ce qui se joue n’est ni plus ni moins l’établissement d’un cyber nouvel ordre mondial guidé par l’ultra protectionnisme américain.

Source : Bluetouff.com

25 mars 2010 | Actualité | Permalien

Téléchargement légal : un gain de plus de 223 millions d’euros d’ici 2013 pour les FAI ?

Selon une étude menée par Ovum pour le compte d’Universal Music et la British Phonographic Industry, les FAI pourraient profiter indirectement de la lutte anti-piratage, grâce à la personnalisation des mails d’avertissement envoyés aux internautes. De quoi les inciter à coopérer davantage ?

Voilà une étude qui devrait inciter les fournisseurs d’accès à Internet britanniques à y réfléchir à deux fois avant de s’opposer à toute solution anti-piratage. Selon une enquête menée par Ovum pour le compte d’Universal Music et la British Phonographic Industry (BPI), l’association chargée de défendre les intérêts de l’industrie britannique du disque, les FAI pourraient – dans le meilleur des cas – gagner jusqu’à 223 millions d’euros d’ici 2013 grâce à la vente légale de fichiers musicaux.

Comment ? En associant tout simplement des offres commerciales avec des mesures de lutte contre le téléchargement illégal. C’est d’ailleurs ce que prévoit le Digital Economy Bill, la version anglaise de la Hadopi, en page 7 du rapport : les FAI pourront personnaliser le message d’avertissement envoyé aux internautes suspectés d’enfreindre les droits d’auteur, en proposant par exemple des liens menant vers des services payants proposant des contenus musicaux et cinématographiques.

Dès lors, en ayant la possibilité de promouvoir leurs propres services, les fournisseurs d’accès à Internet seront inévitablement tentés d’être moins regardants sur le respect de la procédure ou sur le bienfondé de chaque avertissement. D’ailleurs, l’étude souligne que même en cas d’absence d’euphorie, les gains resteront assez importants. On parle de 123 millions d’euros d’ici 2013 en cas de succès mitigé.

Selon Adrian Drury, co-auteur de l’étude et principal analyste chez Ovum, “les opportunités de revenus pour les services de musique intégrés aux offres des FAI britanniques augmenteraient si ces services étaient proposés aux consommateurs en association avec des mesures significatives pour lutter contre le téléchargement illégal de musique”. L’autre avantage serait la fidélisation des abonnés, évitant ainsi un quelconque départ vers la concurrence.

“Un gros FAI avec 3,5 millions de clients pourraient générer indirectement plus de 22 millions d’euros par an si son service de musique parvient à réduire le taux de désabonnement d’à peine de 10 %” estime l’étude d’Universal Music et de la BPI. De quoi persuader les FAI et surtout de tester l’idée au Royaume-Uni, avant de l’exporter à l’étranger pour mieux faire passer la pilule.

Rappelons qu’en France, la loi Hadopi première du nom prévoit que le message d’avertissement est envoyé par l’Hadopi, “sous son timbre et pour son compte”, mais “par l’intermédiaire” des FAI. De plus, elle précise que le message “contient une information de l’abonné sur l’offre légale de contenus culturels en ligne”, qui devrait être un lien vers une page du site officiel de l’Hadopi listant les offres labellisées. L’idée britannique serait alors bien plus intéressante, puisque les FAI français pourraient alors proposer leurs propres offres et services.

Pour le patron de la British Phonographic Industry, c’est une opportunité à prendre. “Les sociétés britanniques dans le secteur de la musique veulent innover et développer de nouvelles offres attractives. Les FAI comme Virgin Media ont reconnu que les services de musique numérique légaux offrent un avenir bien plus intéressant et rentable que le piratage continu et global”.


Source : Numerama

16 mars 2010 | Actualité | Permalien

Depuis Hadopi, le nombre de pirates en France a augmenté

[Un article du Figaro.fr]

Selon une étude, les adeptes du piratage adoptent des pratiques qui contournent les dispositions de la loi Création et Internet.

Inefficace et même contre-productive. La première enquête sur l’influence d’Hadopi sur le comportement des internautes devrait doucher les espoirs de l’industrie musicale et audiovisuelle. Une note de l’université de Rennes montre que depuis l’adoption de la loi en septembre dernier, le nombre de pirates a augmenté de 3% et que ceux-ci adoptent de plus en plus des pratiques qui contournent les dispositions d’Hadopi.

Seuls 15% des familiers du peer-to-peer avant la loi Hadopi ont cessé de télécharger illégalement via ces réseaux depuis l’automne. En outre, l’enquête, qui porte sur 2.000 internautes bretons, révèle que seulement un tiers de ces déserteurs a totalement renoncé au téléchargement illégal. Les deux tiers restants se sont reportés vers des pratiques alternatives de piratage échappant à la loi Hadopi.

La loi Création et Internet, dont la date d’entrée en vigueur n’a pas encore été annoncée, cible en effet uniquement le téléchargement sur les réseaux peer-to-peer d’échange de fichiers. En revanche, Hadopi ignore les autres moyens de téléchargement illégal que sont le streaming (qui permet de regarder une vidéo ou d’écouter un morceau de musique sans le télécharger) et le téléchargement direct (à partir d’un serveur ou d’un espace destockage comme cela se fait sur Rapidshare ou Megaupload).

Ce changement de comportement des internautes, additionné à la venue de nouveaux pirates depuis septembre 2009, a conduit à une hausse de 27% du nombre d’internautes utilisant les méthodes alternatives au peer-to-peer, très populaires chez les aficionados de films et de séries télévisées américaines.

Hadopi, une menace pour le téléchargement légal ?

L’étude révèle également que sur l’ensemble des internautes consommateurs de musique, seuls 14% échangent des fichiers vidéo/audio via les réseaux Peer-to-Peer et tombent ainsi sous le coup d’Hadopi. C’est moins que les 16% de pirates qui ont recours aux méthodes non couvertes par la loi Création et Internet. Selon les calculs des Echos, cela veut dire que «plus de 3 millions de pirates passeraient donc au travers des mailles d’Hadopi» . «La loi ne ciblerait que 2,7 millions de Français», affirme le quotidien.

L’enquête a également fait apparaître un effet secondaire inattendu de la loi. De nombreux adeptes du téléchargement illégal ont déclaré acheter, parallèlement, des contenus numériques. Couper la connexion internet des utilisateurs de peer-to-peer pourrait réduire la taille du marché des contenus culturels numériques de 27%. Etendre la loi à toutes les formes de piratage numérique exclurait du marché la moitié des acheteurs. Loin d’avoir profité aux plateformes légales de téléchargement, Hadopi pourrait donc les fragiliser.

Source : Le Figaro.fr

9 mars 2010 | Actualité | Permalien

L’Hadopi suédoise n’a plus du tout d’influence sur les internautes

[Source : PC Impact]

Alors qu’Hadopi n’est pas encore appliquée en France, la Suède a son IPRED depuis avril 2009. Poussant The Pirate Bay à lancer IPREDator, cette loi à peine quelques mois après sa mise en place, n’a plus aucune conséquence sur l’utilisation frauduleuse du Net pour accéder à des contenus sous copyright.

Comme le graphique ci-dessus le montre parfaitement, après IPRED, les internautes suédois ont par peur réduit la cadence. Une chute immédiate de 30 % du trafic a ainsi été remarqué, pour finalement retrouver un niveau supérieur à l’avant IPRED. En somme, cette dernière n’a semble-t-il fonctionné qu’un temps.

Cette information est connue depuis plusieurs mois déjà, mais il ne s’agit là que du trafic. Rien ne prouvait jusqu’à aujourd’hui que cette nouvelle hausse était liée à une utilisation illégale du Web.

Mais une enquête du suédois Mediavision publié hier a révélé que le nombre d’accès illégal à de contenus vidéo (séries et films) avait connu une forte augmentation l’automne dernier en Suède. 1,41 million de Suédois sur la tranche 15-74 ans ont ainsi téléchargé illégalement ce type de contenu, tandis que 530 000 d’entre eux sont passés par des offres en streaming. Sur une population totale légèrement supérieure à 9 millions d’habitants, la part des « pirates » est donc importante.

Point intéressant, que ce soit avant ou après la mise en place de l’IPRED, l’étude de Mediavision a montré que le pourcentage de consommateurs de contenus obtenus illégalement était similaire. 40 % des 15-74 ans et 60 % des 15-24 ans se sont adonnés ainsi à cette pratique illicite au cours de l’année.

Les conclusions de Mediavision sont sans appel : l’accès illégal au contenu vidéo est aujourd’hui équivalent à ce qu’il était avant l’IPRED. Voire supérieur…

Déjà près de 10 % des 15-25 ans ont réussi à contourner l’IPRED, et bien d’autres devraient suivre selon l’étude.

La solution pour réduire ces téléchargements illégaux ? Proposer plus facilement et rapidement ce contenu légalement…

Source : PC Inpact

19 février 2010 | Actualité | Permalien

Le téléchargement est mort, vive le streaming

Peur de la loi Hadopi ou simple changement de mode ? En 2009, les Français ont délaissé Pirate Bay au profit de Megavideo.

Cette année, 31 % des Français ont téléchargé de la musique en ligne, que ce soit légalement ou illégalement. C’est 6 points de moins qu’en 2008 et un retour au niveau de 2006. C’est la même tendance pour les films, dont le téléchargement a reculé de 24 à 21 % entre 2008 et 2009. Ce constat du Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) lors de son étude annuelle démontre ce que l’on pressentait depuis plusieurs mois : les pirates modifient leur méthode.

Avec l’arrivée de la loi Hadopi et la fermeture de sites BitTorrents populaires comme The Pirate Bay ou Mininova, les pirates ont trouvé une alternative pratique : le streaming. L’internaute ne stocke plus le fichier illégal sur son ordinateur mais se contente de le lire directement en ligne. Cela représente un double avantage : il n’y a plus besoin d’attendre la fin du téléchargement pour lire le contenu et l’abence de stockage permet de contourner la loi Hadopi telle qu’elle a été votée.

Deux avantages particulièrement bien perçus chez les jeunes de 18 à 24 ans qui ont trouvé le chemins de sites populaires pour le streaming comme AlloStreaming, un mot-clé qui enregistre la plus forte progression en France sur Google cette année.

Concrètement, les fichiers vidéo sont hébergés sur des sites de partage de fichiers comme Megavideo (qui a été visité par 4,1 millions de Français en septembre) ou Rapidshare. Pour la musique, des solutions légales existent en streaming, avec Deezer ou encore Spotify.

Florence Santrot

Source : Metrofrance.com

14 décembre 2009 | Actualité | Permalien

Pétition pour défendre le bouc émissaire Français de l’industrie du disque….

L’industrie du disque a décidé de prendre un citoyen au hasard et de détruire sa vie pour faire un exemple sur le piratage alors qu’ils sont les vrais délinquants de la culture.

LIRE L’ARTICLE SUR JAMES CLIMENT

Aujourd’hui James CLIMENT a besoin de nous !

Il vient de lancer une pétition que va signer l’AIMSA et nous comptons sur vous pour en faire de même

Cliquez sur ce lien pour signer et faites circulez !

http://jesigne.fr/appel

Source: AIMSA

12 décembre 2009 | Actualité | Permalien

Pas de coupure d’accès, sans défense !

Les députés européens décident qu’un pays ne pourra pas couper l´accès à internet pour téléchargement illégal sans que l´internaute ne puisse se défendre.

Voilà qui s’annonce particuliérement interessant à suivre. Les eurodéputés viennent de décider qu’un pays ne pourra pas couper l´accès à internet pour téléchargement illégal sans que l´internaute accusé ne puisse se défendre. La liberté d’accès à internet comme liberté fondamentale des citoyens, voilà un message fort. Catherine Trautmann, euro-député socialiste française, a indiqué mercredi que “Les droits des citoyens vont être affirmés au travers d’une procédure loyale, impartiale, respectant la présomption d’innocence et qui permet d’agir préalablement. Cette défense du citoyen est première par rapport à toute application d’une restriction décidée par un Etat membre et appliquée par des opérateurs.” La nouvelle directive doit être votée avant la fin de l’année par le Parlement européen. La loi HADOPI se prend une nouvelle claque !

Source : Zataz

8 décembre 2009 | Actualité | Permalien

Le réseau Wi-Fi d’une ville coupé pour un téléchargement illicite

L’affaire donne un avant-goût de ce que sera la France après la mise en œuvre d’Hadopi et de son obligation de sécurisation.

À Coshocton, petite ville de 11 000 habitants dans l’Ohio, aux États-Unis, un point d’accès Wi-Fi municipal a été fermé à la demande de Sony Entertainment. La cause ? Un utilisateur a profité de cette porte pour télécharger un film issu du catalogue de la major. Celle-ci a alors notifié OneCommunity, le fournisseur d’accès du service en question, lequel a contacté le responsable du réseau qui a pris la décision de fermeture.

Elizabeth Kaltman, une des responsables communication de la Motion Picture Association of America estime qu’il y a ainsi une génération qui a grandi avec Internet avec une philosophie simple « si c’est là, je peux le prendre » et qu’il est ainsi nécessaire que cette génération puise ses ressources sur les sites légaux plutôt qu’ailleurs… Mais cette pratique licite sera un peu plus complexe avec cet accès Wi-Fi fermé.

Coshocton avait introduit un accès Wi-Fi gratuit voilà 5 ans. Le service est utilisé par tous, par les agents de police pour envoyer leurs rapports, par des touristes pendant certaines festivités, etc. rapporte Coshoctontribune.com, à l’origine de l’information. La ville étudie désormais des solutions de filtrage, qui ne sera pas neutre au budget municipal : près de 5000 dollars pour son implémentation, et 900 dollars chaque année pour les frais de fonctionnement.

On se souvient que durant les débats Hadopi, le ministère de la Culture avait un temps pensé à imposer l’usage de liste blanche pour les réseaux ouverts. L’idée, défendue par Olivier Henrard, juriste et l’un des pères de ce texte, a été abandonnée devant le tollé soulevé notamment du côté des professionnels. Désormais, la Haute autorité aura le pouvoir d’enjoindre un abonné (une collectivité locale, une entreprise comme un Mc Do, etc.) à sécuriser son accès pour empêcher le piratage. Rien cependant n’est dit sur les spécificités de ces solutions. Dès lors, selon le niveau demandé, il pourrait y avoir des milliers de cas similaires à celui de « Coshocton » en France. Avec des budgets locaux déjà menacés par la suppression attendue de la taxe professionnelle, autant dire que le dossier est épineux.

Source : PC Inpact

17 novembre 2009 | Actualité | Permalien

Envoyé spécial enquête sur hadopi

(Le blog tv news) Sujet dans Envoyé spécial sur “Hadopi contre les pirates”.

Le jeudi 19 novembre dans Envoyé spécial, diffusion d’un reportage de Jérémie Drieu et Emmanuel Beke, “Hadopi contre les pirates”.

Les internautes français sont prévenus : en janvier, Hadopi commencera à traquer “les pirates”. Objectif affiché : lutter contre le téléchargement illégal des oeuvres sur Internet. Un phénomène massif qui mettrait en péril l’économie de la culture dans notre pays : les ventes de CD et de DVD sont en chute libre et l’offre légale sur le Web ne décolle pas.

Le téléchargement illégal menace-t-il vraiment les artistes, le cinéma et la musique ?
Et Hadopi sera-t-elle une réponse efficace ?

Pour le savoir, « Envoyé spécial » a enquêté pendant plusieurs mois, rencontré internautes, artistes, producteurs et suivi en exclusivité les premiers pas d’Hadopi.

Source : Le blog tv news

2 novembre 2009 | Actualité | Permalien

Perseus : une nouvelle arme contre Hadopi ?

[Un article de ZDNet]

PerseusMis au point par des chercheurs français de l’Ecole Supérieure    d’Informatique Electronique Automatique, Perseus est un protocole de chiffrement des échanges entre deux ordinateurs qui rend très difficile toute écoute des flux de données. Un système qui pourrait être récupéré pour se protéger des mesures anti piratage de la loi Hadopi.

Un groupe de spécialistes en sécurité de l’ESIEA (Ecole Supérieure d’Informatique Electronique Automatique) a présenté au Luxembourg un module pour Firefox baptisé Perseus. Celui-ci est destiné à lutter contre le piratage des données personnelles en cryptant les échanges au format http entre deux ordinateurs.

Le système fonctionne en plusieurs étapes : les données sont d’abord chiffrées, le code généré étant ensuite brouillé par un bruit numérique. La clé de déchiffrement est envoyée au destinataire avant l’échange et le code de chiffrement change à chaque opération.

Intercepter puis décoder les données ainsi protégées nécessite une puissance de calcul très importante que les pirates ne pourront ou ne voudront pas mobiliser. L’ESIEA a publié le code source de Perseus qui a été diffusé sous forme d’extension en version bêta pour Firefox. Le module n’est pas disponible pour Windows, mais cela n’est sans doute qu’une question de temps.

Car Perseus pourrait rapidement voir sa vocation initiale détournée au profit du téléchargement illégal. Le système peut tout à fait servir à protéger les internautes des mesures d’écoute entérinées par la loi Hadopi. A cette nuance près que Perseus fonctionne avec le http et non le peer to peer. Mais comme le reconnaît Eric Filiol, le directeur du Laboratoire de virologie et de cryptologie opérationnelles, cité par le nouvelobs.com : « quand nous avons développé Perseus, nous n’avons pas du tout pensé à Hadopi. Notre but était de protéger les communications privées contre les attaques malveillantes. Mais il est vrai que cette technologie est un peu en train de nous échapper ». (Eureka Presse)

Source : www.zdnet.fr

2 novembre 2009 | Actualité | Permalien

Hadopi – Faut il vraiment arrêter de télécharger ?

Hadopi – Faut il vraiment arrêter de télécharger ?

Quelques conseils fournis par Korben.info, intéressant !

“Bon… et maintenant ? Faut il vraiment arrêter de télécharger ? Cela dépend vraiment de votre situation… 2 cas possibles :

  1. Vous êtes le fils ou la fille d’un homme politique en place actuellement au gouvernement => Je vous déconseille vivement de continuer à utiliser le p2p car vous allez encore ridiculiser le parti politique de vos parents. A moins que vous soyez impliqué dans un scandale quelconque (ex : EPAD), ce qui pourrait alors servir à faire diversion.
  2. Vous êtes un gars (ou une fille) normal qui n’est pas spécialement au courant de tout ça et qui télécharge de temps en temps parce qu’emmener ses 3 enfants au cinéma, c’est un luxe qu’on ne peut pas se permettre quand on bosse pour un smic => Pas de crainte réelle à avoir si vous lisez la suite de cet article…

2 choses à savoir :

D’abord revoir vos habitudes de téléchargement… Sachez que :

  • eMule => A éviter sauf si vous utilisez un VPN*
  • Bittorrent => A éviter sauf si vous utilisez un VPN*
  • Autres p2p => Si c’est un p2p privé utilisé que par vous et vos amis, aucun risque. Si c’est un peu plus “ouvert”, passez par un VPN*
  • Megaupload => Indétectable par Hadopi – 60 $ par an, et des milliers de liens trouvables sur Google
  • Rapidshare => Indétectable par Hadopi – 55 $ par an, et des milliers de liens trouvables sur Google
  • Newsgroups => Indétectable par Hadopi – Un abo coûte environ 30 $ par mois (chez Giganews) et des options de chiffrement SSL sont dispo
  • FTP => Indétectable par Hadopi – Sauf si le serveur FTP est un honeypot destiné à attraper les téléchargeurs
  • Streaming => Indétectable par Hadopi – Même principe que le téléchargement direct (un abonnement Megaupload vous donnera un accès à MegaVideo qui vous permettra de regarder les films en streaming)

*Le VPN peut aussi être remplacé par un accès au Wifi de vos voisins (offert par Bouygues) ou une seedbox en terre étrangère

Couplez ça à un petit filtre Peerguardian par précaution et vous êtes bon…”

Source : http://www.korben.info/hadopi-faut-il-vraiment-arreter-de-telecharger.html

31 octobre 2009 | Actualité | Permalien

« Au-delà d’Hadopi, le Parti pirate combat un système de pensée »

(Un article du NouvelObs)

À l’origine du Parti pirate : une initiative suédoise lancée en 2006, puis rapidement imitée en France et dans une trentaine d’autres pays. Aujourd’hui, le mouvement représente la troisième force politique en Suède, la sixième en Allemagne, et possède son propre député européen.
Aux dernières élections législatives dans les Yvelines, Maxime Rouquet réalisait un score de 2,08% comme candidat de ce mouvement, loin des 0,3% visés, dans une campagne “sans affiches, sans tracts, sans moyens”. Après cette élection, quel avenir pour le Parti pirate, notamment en vue des régionales de 2010 ?

Valentin Villenave, musicien de 25 ans, numéro deux du parti, répond au Nouvelobs.com.
« Au-delà d'Hadopi, le Parti pirate combat un système de pensée »

Quel est votre programme ?
Le Parti pirate milite sur trois points essentiels. Tout d’abord, pour un large respect des libertés civiques et des droits de l’homme, jusque dans sa vie privée. Ensuite, pour la reconnaissance du droit d’accéder au savoir et à la culture, et pour la décriminalisation des citoyens qui se livrent au partage de ceux-ci. Enfin, nous appelons à une réforme majeure des brevets pharmaceutiques et biotechnologiques, pour que le tiers-monde ne soit plus soumis à deux ou trois monopoles privés.

Vous êtes surtout connus pour votre opposition à la loi Hadopi.
Cette loi mérite d’être dénoncée. Hadopi présente énormément de défauts, c’est une sorte d’acharnement thérapeutique pour réanimer un cadavre. Mais au-delà d’Hadopi, le Parti pirate combat un système de pensée. On est dans une période où pour la première fois presque tout le monde, en théorie, peut avoir accès au savoir universel, à la connaissance. Au lieu de promouvoir un meilleur accès à l’intelligence collective, les progrès technologiques sont instrumentalisés au profit de quelques-uns. La société a vécu une révolution avec Internet. Il faut en prendre acte !

[...]

Lire la suite

19 octobre 2009 | Actualité | Permalien

Hadopi 2 promet de lourds dommages et intérêts

(Un article PCimpact) Dans les observations du gouvernement faites au Conseil Constitutionnel, il ne fait pas de doute : les dispositions d’Hadopi 2 mettent en place « un dispositif rationnel, cohérent et équilibré » respectant scrupuleusement la décision Hadopi 1 qui avait insufflé la gifle que l’on sait. Le gouvernement demande ainsi au Conseil de rejeter le recours du PS. Il indique au passage que la téléphonie 3G sera également visée par Hadopi 2, que les dommages et intérêts pourront être très importants… et qu’il n’y aura pas de suspension pour 10% de la population.

« Dégager de manière solide des faits »…qui ne le sont pas

Pour démonter les arguments de l’opposition, le gouvernement fait d’abord savoir que « les membres de la commission de protection des droits et les agents assermentés de l’autorité accompliront (…) une série de diligences permettant à partir des éléments préliminaires de l’infraction transmise par les agents des sociétés d’ayants droit, de dégager de manière solide les faits susceptibles de donner lieu à la mise en mouvement de l’action publique par le parquet ». Le gouvernement passe rapidement sur ces faits « solides » qui permettent de mettre en mouvement cette action : c’est, on le sait, l’adresse IP, maigre série de chiffres dont on connait la fragilité et les facilités de falsification. L’opposition avait fait valoir que ce secteur s’adonne mal aux procédures mitraillettes puisqu’il s’agit d’infractions techniques où les analyses approfondies priment avant l’évidence.

Des faits un peu trop susceptibles

Dans leur saisine, l’opposition fustigeait encore l’utilisation de cet adjectif « susceptible » lorsqu’il s’agit de définir les pouvoirs de l’Hadopi, qui est de constater les « faits susceptibles de constituer des infractions ». De là, deux voies : ou la procédure de contrefaçon, ou la procédure contre les fameuses négligences caractérisées (le défaut de sécurisation).

Si le PV sert de rampe à une procédure en contrefaçon, il devra être complété par une enquête un peu plus solide qu’une maigre adresse IP. C’est la loi qui établit cela, puisqu’elle exige des informations « établies ». Le gouvernement l’assure : sentant le piège sur cette mention de « faits susceptibles », il explique qu’il s’agit d’éviter de mettre en place une présomption pénale, condamnée par la décision Hadopi 1. Et, dans le cas d’une action en contrefaçon, il y aura toujours une procédure de police, un « complément d’enquête », ce qui montre bien que le simple PV n’est pas suffisant…

Le PV peut aussi servir de rampe à une procédure pour négligence caractérisée, deuxième et, en fait, plus importante mâchoire d’Hadopi 2. Pour le PS, pas de doute : « le procès verbal constituera l’unique élément permettant la condamnation des abonnés ». En pratique, il y a bien restauration d’une présomption, faute pour l’Hadopi d’avoir autre chose à se mettre sous la dent.

À cela, le gouvernement dessine trois hypothèses, chacune chassant selon lui le risque de présomption :

1. Le titulaire reconnait avoir téléchargé des fichiers : l’enquête n’est pas nécessaire, les poursuites our contrefaçon peuvent être engagées par ordonnance pénale.
2. Le titulaire ne reconnait as avoir téléchargé des fichiers, mais il s’abstient de sécuriser son accès. L’enquête n’est pas nécessaire, les poursuites pour négligence caractérisées peuvent être engagées par ordonnance pénale.
3. Les éléments sont insuffisants, une enquête est organisée pour qualifier les faits (soit le titulaire est contrefacteur, soit il a négligé de sécuriser son accès internet).

On en déduit que l’abonné qui n’a rien téléchargé pourra se voir imposer l’obligation d’installer un mouchard. Mouchard qu’on sait ni interopérable et ni gratuit. Une vanne pour l’industrie de la sécurisation, une plaie pour le monde du logiciel libre ou simplement ceux qui veulent rester maitre de leur machine : l’innoncent devra installer ce mouchard.

Le principe du contradictoire

Le gouvernement assure que la procédure sera contradictoire. Argument ? L’internaute « pourra » faire valoir ses observations, et donc échanger avec l’Hadopi. Et, c’est juré, les cas les plus épineux donneront lieu à convocation. L’opposition au contraire, reproche à Hadopi que l’audition de la personne soupçonnée soit une simple faculté, une option. « La garantie des droits des citoyens impose, dans le cadre d’un tel contentieux, qu’une audition soit réalisée au stade de la constitution du dossier d’incrimination tout particulièrement lorsque, durant la phase de jugement, il est prévu une procédure pénale simplifiée sans audience » expliquait le PS

Juge unique, juge inique ?

Pour le gouvernement, l’intervention du juge unique ne dépend pas d’un critère de complexité. Pourtant, c’est ce qu’avait dit le Conseil constitutionnel évoquant cette voie par exemple pour les infractions routières, « simples ».Pour le gouvernement, cette procédure dépend au contraire de la gravité de la peine et des faits qui soient « établis ». Ni plus, ni moins. Le gouvernement fait valoir que le juge unique est déjà compétent pour des infractions punies de 5 ans de prison, plus graves que celles sanctionnant les articles du code de la propriété intellectuelle, « qui ne prévoient qu’une peine de trois ans d’emprisonnement ». On reste cependant dubitatif sur cette mention des « faits établis » puisque l’adresse IP ne prouve en rien quoi que ce soit, comme on l’expliquait ci-dessus.

Une procédure qui s’attaquera même à la téléphonie 3G

Pour éviter une sanction sur le terrain du principe d’égalité, le gouvernement explique au Conseil constitutionnel que « le dispositif répressif ne se limite pas aux seuls réseaux de pair à pair, mais concerne toutes les infractions de téléchargement illégal commises à l’aide d’un service de communication au public en ligne ». Le gouvernement indique que : « la téléphonie de 3e génération ou les offres récentes couplant l’usage du téléphone et de la télévision sur ordinateur personnel. »

Une enquête sur personnalité de chaque cas

Pour enfoncer le clou sur l’enfer procédural que prévoit Hadopi 2, le gouvernement souligne que le ministère public ne pourra recourir à l’ordonnance que « lorsqu’il [résultera] de l’enquête de police judiciaire que les faits reprochés au prévenu sont établis et que le renseignement concernant la personnalité de celui-ci, et notamment ses charges et ses ressources, sont suffisants pour permettre la détermination de la peine. » Bon courage donc pour gérer quantité de dossiers chaque jour et permettre à la France d’avoir un politique pénale qui tienne la route contre le téléchargement hors marchand.

Des dommages et intérêts en crête : un fichier téléchargé = un fichier non vendu

Un autre détail donne toute la mesure à Hadopi : celui des dommages et intérêts. Le gouvernement a accepté de tordre le cou à cette procédure pour permettre aux ayants droit de demander des dommages et intérêts même durant l’ordonnance pénale. Problème : comment calculer le dommage subi par Universal lorsqu’un Kevin a téléchargé 2000 fichiers MP3 de ses artistes préférés ? « Dès lors que l’abonné n’a utilisé ce fichier que pour son usage personnel, le montant maximal du dommage est connu : il correspond au coût évité par l’abonné qui télécharge illégalement ». Pour le gouvernement, un fichier téléchargé équivaut donc à un fichier qui n’est pas vendu. Les calculatrices font rapidement s’emballer sur le bureau des juges. Seule la partie civile (les dommages et intérêts) pourra en outre supporter un recours, non la partie pénale (la suspension d’accès).

Le problème des offres triple play

L’application de la loi va dépendre du type de contrat passé par l’abonné puisque la peine de suspension ne pourra s’appliquer en zone non dégroupée. En effet, là, elle impactera sur les autres services composant le triple play, la TV et la téléphonie. Pour le gouvernement, la critique est « amoindrie » (donc existe) dans la mesure où la suspension est une peine complémentaire facultative, non une peine principale. Notons que si cette remarque vaut pour l’action en contrefaçon, elle ne vaut rien pour la négligence caractérisé où les critiques du PS l’emportent. Le gouvernement admet qu’HADOPI 2 sera difficilement applicable pour 10% des abonnés. Un chiffre « à ne pas surestimer » considère le gouvernement.

La négligence caractérisée

L’article 8 prévoit l’incrimination de « négligence caractérisée ». Le PS estime la suspension comme manifestement disproportionnée . Elle serait en outre contraire au principe d’individualisation des peines. Mais le gouvernement contredit ces points laissant entendre que le juge aura tous les outils pour affiner la gifle.

Le PS estime aussi cette « négligence caractérisée » comme trop floue. Mais peu importe pour le gouvernement : il revient au décret de définir les éléments constitutifs d’une contravention pas à la loi. Il n’y a donc pas d’incompétence négative. Le ministère de la Culture dit simplement qu’il y aura négligence caractérisée quand l’abonné n’aura pas sécurisé son accès malgré une mise en demeure de le faire. Les spécialistes de la sécurisation et ceux qui rêvent de placer sous surveillance tous les PC de France n’en seront que satisfaits.

Source : PCimpact

16 octobre 2009 | Actualité | Permalien